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ARM coupe ses liens avec Huawei à cause des sanctions US
Ce qui menace la capacité du Chinois à concevoir de nouvelles puces pour ses smartphones

Le , par Michael Guilloux

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Le concepteur britannique de puces, ARM, a mis un terme à ses relations avec Huawei dans un souci de se conformer aux sanctions prises par les USA contre le géant chinois des télécoms. Comme nous l'avons rapporté la semaine passée, l'administration Trump a en effet publié un décret qui place Huawei sur une liste noire, une décision qui contraint les entreprises américaines à ne plus faire d'affaires avec le géant chinois des télécoms, à moins d'avoir une autorisation officielle.

Avec cette sanction, Huawei a vu rapidement ses partenaires US commencer à suspendre leurs relations commerciales jusqu'à nouvel ordre. C'est le cas de Google, l'éditeur de l'OS utilisé par les téléphones Huawei, mais aussi bon nombre de fournisseurs de semi-conducteurs entre autres entreprises technologiques : Intel, Qualcomm, Xilinx, Broadcom, Qorvo, Micron Technology et Western Digital.

Ce mouvement ne s'est toutefois pas limité aux USA. Le fabricant allemand de puces Infineon Technologies a par exemple suspendu ses livraisons de composants à Huawei, tandis que d'autres firmes technologiques en Europe et en Asie ont indiqué étudier les conséquences du décret de Trump pour leurs entreprises. Il s'agit notamment du fabricant franco-italien de puces ST Microelectronics ; Taiwan Semiconductor Manufacturing Co. (TSMC), le principal fournisseur asiatique de puces en Chine ; Toshiba Memory, le deuxième fournisseur mondial de mémoire flash au monde ; et le fournisseur d'écrans Japan Display Inc.

Il semble en effet que les entreprises étrangères utilisant une certaine quantité de technologie américaine dans la fabrication de produits qu'elles vendent à Huawei sont également soumises à la même restriction. Elles risquent donc des répercussions juridiques aux États-Unis si elles ne se conforment pas au décret de Donald Trump. Elles pourraient elles-mêmes être inscrites sur une liste noire. C'est ce qui explique la décision du concepteur de puces ARM, racheté en 2016 par le Japonais Softbank, mais qui maintient son siège à Cambridge.

La société britannique a ordonné à ses employés de suspendre « tous les contrats actifs et engagements en cours » avec Huawei après que les États-Unis ont ajouté Huawei à une liste d'entreprises avec lesquelles les entreprises US ne peuvent pas traiter. ARM a déclaré dans un mémo interne que ses conceptions contenaient une technologie d'origine américaine. Par conséquent, son personnel n'était plus autorisé à « fournir de l'assistance, des technologies (logiciels, codes ou autres mises à jour) ou engager des discussions techniques » avec Huawei.

« ARM se conforme aux dernières restrictions établies par le gouvernement américain et est en discussion avec les agences gouvernementales américaines appropriées pour s'assurer que nous restons en conformité », a déclaré un porte-parole d'ARM dans un communiqué. « ARM apprécie sa relation avec notre partenaire de longue date HiSilicon [la branche de Huawei spécialisée dans les semi-conducteurs, NDLR] et nous espérons une résolution rapide de ce problème. »


Si Huawei dit avoir un plan B pour contourner Android, sans ARM, ce serait plus difficile de surmonter les restrictions des USA. ARM propose en effet des architectures qui sont vendues sous licence de propriété intellectuelle à de nombreux concepteurs. Elle propose différentes options dans lesquelles les constructeurs peuvent prendre ce qui les intéresse pour compléter avec leurs options propres ou celles de concepteurs tiers. Aujourd'hui, ARM est surtout connue pour ses systèmes sur puce (SoC), intégrant sur une seule puce : microprocesseur, processeur graphique (GPU), DSP, FPU, SIMD, et contrôleur de périphériques. Et ceux-ci sont présents dans la majorité des smartphones et tablettes.

Par conséquent, lorsque vous entendez parler d'un appareil alimenté par une puce Samsung Exynos, Qualcomm Snapdragon ou Apple A11, c'est toujours la technologie ARM qui est impliquée. Comme Apple et des fabricants de puces tels que Qualcomm, Huawei utilise la propriété intellectuelle d'ARM pour concevoir les processeurs qui alimentent ses smartphones. Autrement dit, ARM est à la base de la conception des puces pour les smartphones Huawei. Pour cette raison, certains analystes estiment que la décision d'ARM constitue un obstacle insurmontable pour Huawei. Cela paralysait potentiellement la capacité de la société chinoise à fabriquer de nouvelles puces pour ses futurs smartphones.

Source : Reuters

Et vous ?

Que pensez-vous du fait que les entreprises étrangères reconsidèrent leurs relations avec Huawei à cause d'une décision US ?
Cela ne devrait-il pas interpeller l'Europe sur la nécessité d'être technologiquement souveraine ?

Voir aussi :

La Chine prévoit un fonds de 47 milliards de dollars pour stimuler son industrie de semi-conducteurs et réduire le fossé technologique avec les USA
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Les USA envisagent de reconsidérer leur coopération avec les alliés qui utilisent les équipements 5G de Huawei en ne partageant plus les informations
Technologie 5G : la France dégaine la « loi Huawei », ou plutôt une « réponse technique et technologique à un problème technique et technologique. »
USA : la bataille opposant ZTE et les États-Unis touche à sa fin suite à un accord autour d'un dépôt d'entiercement de 400 millions de dollars
Les sanctions américaines contre ZTE pourraient à nouveau entrer en vigueur après un vote du Sénat malgré les efforts de Donald Trump

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Avatar de Christian Olivier
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 24/05/2019 à 15:51
Les motifs avancés par Trump pour justifier l’embargo contre Huawei sont inacceptables
Les USA auraient-ils bluffé depuis le début ?

Alors que l’entreprise chinoise Huawei est sur le point de jouer un rôle majeur dans le déploiement de la 5G à l’échelle planétaire, l’administration Trump s’est engagée dans une campagne de boycott de grande ampleur pour imposer le bannissement des équipements réseau du chinois. Les États-Unis veulent persuader leurs alliés de l’UE et des Big Five qu’en raison des forts soupçons de collusion qui existeraient entre Huawei et le gouvernement et l’armée de Chine, les logiciels et le matériel de cette société pourraient être utilisés par Pékin à des fins de cyberespionnage ou de sabotage.


La semaine dernière, l’administration Trump a pris des mesures extrêmes et sans précédent contre Huawei, mettant sous embargo le géant technologique chinois au risque d’une rupture à long terme des relations commerciales entre Washington et Pékin. Ces mesures incluent l’ajout du géant des télécoms chinois, comme la société russe de cybersécurité Kaspersky avant elle, dans une liste noire qui contraint les entreprises étasuniennes à ne plus faire affaire avec Huawei, à moins d’avoir une autorisation officielle préalable. Cette action a poussé de nombreuses entreprises technologiques américaines (Microsoft, Intel, ARM, Google…) à mettre un terme à leurs relations commerciales avec le second fabricant mondial de smartphones qui occupe près du quart du marché dans la zone EMEA.

Pour justifier sa décision, l’administration Trump a expliqué que le matériel Huawei expose les États-Unis à un risque accru d’espionnage. D’après elle, « les adversaires étrangers créent et exploitent de plus en plus de vulnérabilités dans les technologies et services d’information et de communication ». Elle est persuadée que « l’acquisition ou l’utilisation sans restriction » d’équipements conçus par des adversaires étrangers aggrave ces vulnérabilités au point de constituer « une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale ».

Si cette manœuvre avait pour but de restreindre Huawei dans le domaine de l’infrastructure réseau, ça pourrait se comprendre. Mais quel est le rapport avec le matériel exporté et surtout destiné à des marchés autres que celui des États-Unis : pourquoi les puces Intel, AMD et Qualcomm ou la mémoire flash de Micron ne devraient-elles pas être vendues à Huawei pour être utilisées sur des produits (PC ou smartphones et autres) destinés à l’Europe ? Huawei ne vend pas de smartphones aux États-Unis et malgré le fait que la Chine a des antécédents de violation de la propriété intellectuelle et de vol de secrets commerciaux, pourquoi d’autres groupes chinois comme Lenovo, OnePlus ou DJI ne sont pas inquiétés ?


Les États-Unis et la Chine se livrent une intense guerre commerciale depuis l’an dernier, un conflit dans lequel la surenchère verbale, l’arrestation de hauts responsables de multinationales de part et d’autre et la manipulation des tarifs douaniers font partie des principaux instruments de cette confrontation économique. Certains pourraient voir les mesures contre Huawei comme faisant partie d’une stratégie visant à augmenter la pression sur l’économie chinoise afin d’obtenir des concessions à l’avenir. Mais invoquer des raisons liées à la sécurité nationale dans l’affaire Huawei comme le font les USA actuellement ne pourrait-il pas nuire durablement à la crédibilité des USA en cas d’apparition d’une menace réelle pour la sécurité ?

Récemment, le président Trump s’est adressé à la presse après un événement au cours duquel a été abordée la question de l’appui aux agriculteurs étasuniens impactés par la guerre commerciale entre Washington et Pékin. Lorsqu’un journaliste a interrogé Donald Trump au sujet des actions menées à l’encontre de Huawei, la réponse du président a été troublante : « Huawei est quelque chose de très dangereux. Si vous regardez ce qu’ils ont fait du point de vue de la sécurité, du point de vue militaire, c’est très dangereux. Il est donc possible que Huawei soit même inclus dans une sorte d’accord commercial. Si nous parvenions à un accord, j’imagine que Huawei pourrait être inclus dans un accord commercial sous une forme ou une autre ».


Trump semble indiquer qu’un embargo a été imposé à Huawei parce que cette entreprise constitue une menace pour la sécurité nationale des USA. Mais il précise aussi que ces restrictions pourraient être levées dans le cadre d’un accord commercial entre les États-Unis et la Chine, ce qui à première vue ne parait pas logique : comment pourriez-vous négocier une menace à la sécurité dans le cadre d’un accord commercial sachant que votre partenaire ne peut pas promettre de façon crédible qu’il n’essayera pas de vous espionner ?

Ces allégations apparemment incompatibles pourraient tout de même trouver un sens en admettant que la menace pour la sécurité nationale brandie par le camp étasunien était du bluff à la base. Quel que soit l’accord que Trump signe, les agences d’espionnage chinoises continueront leurs activités et si Huawei était une menace avant l’accord, elle le sera tout autant par la suite. Bien sûr, si la société technologique n’était pas vraiment une menace pour la sécurité et que l’administration Trump s’en est servi comme excuse pour intensifier la guerre commerciale, ce serait encore pire, car n’importe quelle autre entreprise technologique pourrait servir de bouc émissaire à l’avenir.

Le monde de la sécurité nationale repose sur des renseignements confidentiels et les opérations de vie ou de mort doivent souvent être entreprises pour des raisons qui ne peuvent être rendues publiques. Dans ces cas-là, le président et les autres chefs de gouvernement ne peuvent raconter qu’une partie de l’histoire, et au-delà de cela, ils ont besoin que le public ait confiance dans le fait qu’il existe une préoccupation de sécurité nationale valable pour dissimuler le reste. Cette confiance a été ébranlée ces dernières années, souvent pour de bonnes raisons, mais c’est une part importante de ce que signifie avoir un service de renseignement fonctionnel. Faire reculer des restrictions massives à la suite d’un accord commercial serait catastrophique pour cette crédibilité et la confiance dans cette institution est la principale raison pour laquelle nous devons croire que Huawei est une menace en premier lieu.

Il se pourrait que les propos de Trump aient été mal interprétés. Mais, quels que soient les faits, c’est au président de justifier ses actions auprès du public et de présenter clairement ces mesures contre Huawei dans le cadre d’un plan plus large entrepris pour le bien des États-Unis, ne serait-ce que pour préserver la crédibilité du gouvernement en place. La décision de Trump a causé un immense chaos et de l’inquiétude à l’échelle mondiale dans l’industrie technologique. Il doit au moins aux différents acteurs de ce milieu une explication honnête sur les raisons qui l’ont poussé à agir de la sorte.

Et vous ?

Que pensez-vous de l’embargo américain imposé à Huawei et des justifications avancés avancées par le président américain ?

Est-il, selon vous, possible de négocier une menace à la sécurité dans le cadre d’un accord commercial sachant qu’aucun des partenaires impliqués ne peut pas promettre de façon crédible qu’il n’essayera pas de vous espionner ?

Invoquer des raisons liées à la sécurité nationale dans l’affaire Huawei comme le font les USA actuellement ne pourrait-il pas nuire durablement à la crédibilité des USA en cas d'apparition d'une menace « réelle » pour la sécurité ?

Est-il admissible que des puces Intel, AMD et Qualcomm ou la mémoire flash de Micron ne puissent pas être vendues à Huawei pour être utilisées sur des produits (PC ou smartphones et autres) destinés à des marchés autres que celui des USA ?

Les USA auraient-ils bluffé depuis le début ?

Voir aussi

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Avatar de Patrick Ruiz
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 01/06/2019 à 10:09
La Chine s’apprête à publier sa liste d’entreprises étrangères jugées à risque et à bannir de son marché
Comme l’ont fait les USA avec Huawei

La Chine s’apprête à publier sa propre liste d’entités étrangères jugées à risque et à bannir de son marché. C’est ce qui ressort d’une récente communication du ministre du Commerce de ce pays. La liste comprendra des entités, individus et entreprises étrangères qui bloquent la chaîne d’approvisionnement ou prennent des mesures discriminatoires pour des raisons non commerciales et qui, par leurs actions, mettent en danger les activités des entreprises chinoises ainsi que les consommateurs et entreprises mondiales.


M. Gao – ministre du Commerce chinois – a indiqué que ladite liste est basée sur certaines lois chinoises dont celles sur le commerce extérieur et la sécurité nationale. Le détail quant à ce qui concerne les entités et entreprises étrangères concernées fera l’objet d’une publication dans les jours à venir. On reste de même dans l’attente d’informations supplémentaires pour ce qui est des mesures que le gouvernement chinois entend prendre.

L’une des plus grosses contre-mesure depuis le début de cette rixe entre Américains et Chinois ?

À mi-parcours du mois de mai, le président Donald Trump a signé un décret qui établit les bases pour empêcher des entreprises de télécommunications chinoises telles que Huawei de vendre du matériel aux États-Unis. La mesure vise à neutraliser la capacité de la Chine à compromettre les réseaux sans fil et les systèmes informatiques américains de la prochaine génération. L’ordonnance interdit l’achat ou l’utilisation de toute technologie de communication produite par des entités contrôlées par « un adversaire étranger » susceptible de saboter des systèmes de communication américains ou de créer des « effets catastrophiques » sur l’infrastructure américaine. Y faisant suite, le ministère américain du Commerce a pris une mesure connexe qui interdit aux entreprises américaines de vendre des composants et des logiciels à Huawei et à 70 de ses affiliés (désormais inscrits sur la liste américaine d’entités à bannir) sans autorisation.


Depuis que ces deux décisions sont tombées, l’équipementier chinois est sevré de licence Android et de partenaires stratégiques comme la Wi-Fi Alliance et la SD Association. Huawei peut donc uniquement faire usage de la version publique d’Android (celle de l’AOSP), mais ne peut accéder aux applications et services propriétaires de Google. L’entreprise ne pourra de même s’appuyer sur les cartes microSD pour les futures générations de ses smartphones. L’on anticipe de même qu’elle aura du mal à coller aux futures normes sur les réseaux Wi-Fi. À date, la liste est bien longue avec (entre autres) le britannique ARM et l’Allemand Infineon qui ont eux aussi mis une pause à leurs collaborations respectives avec l’entreprise chinoise.

En réponse à l’étau américain Huawei a annoncé un certain nombre de mesures. L’entreprise a déjà fait savoir qu’un système d’exploitation destiné à remplacer Android est en gestation au sein de ses laboratoires. Puisqu’il s’agit désormais d’une rixe inter-états, la Chine a annoncé qu’elle va se passer de Windows comme système d’exploitation sur les postes de travail de son armée, ce, au profit d’un système d’exploitation personnalisé qui, d’après les retours initiaux, ne sera pas basé sur Linux non plus. Mais, l’escalade en termes de décision est clairement perceptible puisque Huawei vient d’ordonner à ses employés de ne plus organiser de réunions techniques avec leurs contacts américains. D’après une publication du Financial Times, l’équipementier chinois a également renvoyé des citoyens américains exerçant des fonctions de recherche et développement à son siège à Shenzhen. Avec l’annonce de la future publication de cette liste chinoise d’entités à bannir, des observateurs pensent que la Chine vient de se lancer sur l’une des plus grosses contre-mesure depuis le début de cette rixe.

Quelles conséquences ? Et pour lequel des acteurs ?

Ces diverses pertes de relations et de partenariats pourraient engendrer une baisse des livraisons de Huawei dans le monde. Selon Fubon Research and Strategy Analytics, les livraisons de smartphones chez Huawei, le deuxième fabricant mondial de smartphones en volume, pourraient chuter entre 4 % et 24 % en 2019 si les USA maintiennent le status quo sur leurs récentes décisions. Une perte définitive de l’accès aux services et applications propriétaires de Google est susceptible d’entraîner la disparition de son marché en Europe occidentale. De plus, plusieurs autres experts anticipent sur une diminution des expéditions mondiales de Huawei au cours des six prochains mois. En outre, Huawei ne devrait expédier que 200 millions de smartphones en 2019 contre 258 millions d’après des prévisions de Fubon Research.

Mais, il semble que dans un environnement des affaires délétère, personne ne puisse au finish être à son aise. Huawei est l’un des acteurs majeurs de la mise en œuvre des réseaux 5G vers lesquels les gouvernements du monde qui ont les moyens veulent aller. Bannir l’entreprise à l’échelle globale impliquerait un ralentissement conséquent du déploiement de cette technologie de réseaux sans fils – argument que certains pays d’Europe ont déjà mis sur la table.

Source : Global Times

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?

La Chine a-t-elle les moyens de battre les USA à son propre jeu ?

Voir aussi :

L'Europe doit se méfier de Huawei, dit un responsable technique européen, après l'arrestation d'un dirigeant de Huawei dans le cadre d'une enquête
Huawei prévoit une enveloppe de 2 milliards USD sur cinq ans pour la cybersécurité, afin de rassurer ses clients occidentaux
Huawei a été accusé d'avoir triché sur les tests de plusieurs flagships, en se servant d'un « mode performance » pour booster ses appareils
Les liens de Google avec Huawei vus d'un mauvais œil par des législateurs américains, qui y voient une menace pour la sécurité des États-Unis
La demande mondiale de nouveaux smartphones serait en chute libre, Huawei pourrait en profiter pour devenir le numéro 2 du marché devant Apple
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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 04/06/2019 à 16:33
L'IEEE décide de lever les sanctions contre Huawei sur les activités éditoriales,
après les éclaircissements du département américain du Commerce

Le mois dernier, suite à une longue liste d’entreprises et d'organisations internationales qui se sont désolidarisées de Huawei depuis que le président Donald Trump a signé un décret interdisant l’achat ou l’utilisation de toute technologie de communication produite par des entités contrôlées par « un adversaire étranger », assorti d’une mesure connexe prise par le ministère américain du Commerce interdisant aux entreprises américaines de traiter avec Huawei et 68 affiliés, l'Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE) a interdit aux employés de Huawei d'examiner les articles publiés dans ses revues en raison des sanctions mentionnées ci-dessus.

IEEE est une importante société scientifique basée à New York qui dispose d’un large éventail d'activités et d'avantages pour ses membres, les bénévoles et la communauté technique, y compris ses quelque 200 revues. Mais l’association a déclaré le mois dernier aux rédacteurs en chef des revues qu'elle craignait des « conséquences juridiques graves » si elle continuait à avoir les scientifiques de Huawei comme examinateurs pour la révision des documents techniques. Ils « ne peuvent pas s'occuper des papiers » jusqu'à ce que les sanctions soient levées, pouvait-on lire dans un courriel envoyé aux rédacteurs en chef par l’association. Toutefois, l’IEEE a rassuré que l'impact de la politique commerciale aurait des effets limités sur ses membres, et que les employés de la firme chinoise pouvaient continuer à siéger aux comités de rédaction de l'IEEE et faire bien d’autres choses qu’ils faisaient avant.

Des réactions en chaîne

Le 15 mai dernier, le président des États-Unis a signé un décret établissant les bases pour empêcher des entreprises de télécommunications chinoises telles que Huawei de vendre du matériel aux États-Unis, visant à neutraliser la capacité de Beijing à compromettre les réseaux sans fil et les systèmes informatiques américains de la prochaine génération. Le 16 mai, le Bureau de l'industrie et de la sécurité (BIS) du département du Commerce des États-Unis, qui administre et applique les règlements américains sur l'administration des exportations (EAR), a expressément ajouté Huawei Technology Ltd. et 68 de ses filiales à sa liste noire commerciale.

Ces décisions ont contraint certaines grandes entreprises et organisations à mettre fin à leur collaboration avec Huawei. Quelques jours seulement après la prise de la mesure, Google a mis une pause à sa collaboration avec Huawei en lui bloquant certains services Android ; ARM aurait ensuite ordonné à ses employés de suspendre leurs activités avec la firme ; les fabricants de puces, Intel et Qualcomm auraient également coupé des liens avec Huawei ; Wi-Fi Alliance et SD Association ont également rompu tout lien avec l’entreprise chinoise.

Selon la déclaration de l’association, il était toujours permis à Huawei et ses employés de continuer à participer à d'autres activités en tant que membre, y compris accéder à la bibliothèque numérique de l'IEEE, soumettre des articles techniques pour publication, faire des présentations à des conférences parrainées par l'IEEE et accepter des prix IEEE. Les employés de Huawei pouvaient également continuer à exercer leur droit de vote, assister aux réunions d'élaboration des normes, soumettre des propositions et faire des commentaires lors des débats publics sur les nouvelles normes, en tant que membres de l’association. Les membres affiliés à Huawei pouvaient également participer à des réunions d'affaires, de logistique et autres, y compris celles liées à la planification de conférences.


Cette déclaration a suscité de l’indignation parmi les professeurs chinois membres de l’association. Ils reprochent aux responsables de l’association de laisser la politique s'immiscer dans la collaboration universitaire, en soulignant le danger que cela pourrait représenter. Haixia(Alice) Zhang, professeur à l’Institut de microélectronique à l’Université de Pékin, a écrit dans un courriel, en réponse à la décision de l’IEEE :

« Haixia Zhang de l'Université de Pékin, en tant que vieille amie et membre senior de l'IEEE, je suis vraiment choquée d'apprendre que l'IEEE est impliqué dans « US-Huawei Ban » pour remplacer tous les réviseurs de Huawei, ce qui est bien au-delà du domaine scientifique et technologique de base que je suis depuis ma formation professionnelle ».

« Aujourd'hui, ce message de l'IEEE pour « remplacer tous les réviseurs de Huawei dans les revues de l'IEEE » remet en question mon intégrité professionnelle. Je dois dire qu'en tant que professeur, je ne l'accepte PAS. Par conséquent, j'ai décidé de quitter le comité de rédaction de l'IEEE NANO et de l'IEEE JMEMS jusqu'au jour où il reviendra à notre intégrité professionnelle commune », a-t-elle ajouté.

La décision de l’IEEE a suscité également de nombreux commentaires sur les sites Web et plusieurs commentateurs lient la décision à la négociation commerciale qui a lieu depuis des mois entre les États-Unis et la Chine. Selon un autre commentaire, Huawei et ses entreprises seraient traqués parce que la société aurait une longueur d'avance sur les entreprises américaines en termes d'infrastructure 5G et que l'Amérique craint de ne pas être dans la course à un développement technologique qui pourrait représenter des centaines de milliards de dollars.

Après les éclaircissements, l’IEEE lève les sanctions

Le jeudi 16 mai 2019, le département américain du Commerce a appliqué des restrictions de contrôle des exportations à Huawei Technology Ltd. et à 68 de ses filiales. L’IEEE a publié une déclaration concernant la conformité et a précisé que si le gouvernement américain clarifiait l’application du Règlement d’exportation des exportations des États-Unis en ce qui concerne l’examen par les pairs. L’IEEE fournirait une mise à jour à la communauté de l’IEEE.

L’IEEE a reçu les éclaircissements demandés par le département américain du Commerce sur l’applicabilité de ces restrictions de contrôle des exportations aux activités de publication de l’IEEE. Sur la base de ces nouvelles informations, l’IEEE a déclaré que les employés de Huawei et de ses filiales peuvent participer en tant qu’évaluateurs et réviseurs à ses processus de publication. Tous les membres de l'IEEE, quel que soit leur employeur, peuvent continuer à participer à toutes les activités de l'IEEE.

« Notre approche initiale, plus restrictive, était uniquement motivée par notre volonté de protéger nos bénévoles et nos membres contre les risques juridiques. Avec la clarification reçue, ce risque a été traité. Nous apprécions les nombreuses questions et commentaires de nos membres et de nos bénévoles du monde entier et les remercions de leur patience alors que nous travaillions dans une situation complexe sur le plan juridique.

« L'IEEE propose un large éventail d'activités et d'avantages pour ses membres, ses volontaires et la communauté technique au sens large, notamment en parrainant plus de 1 900 conférences et événements annuels dans le monde entier et en donnant accès à plus de 4,8 millions de publications sur IEEE Xplore®.

« IEEE reconnaît que la science et la technologie sont une activité mondiale. Nous sommes fiers du travail accompli par nos membres dans le monde entier et nous nous engageons à promouvoir l'excellence technologique au profit de l'humanité« l'»

Source : IEEE

Huawei aurait arrêté sa production de smartphones après son ajout sur la liste noire des Etats-Unis, en pleine guerre commerciale avec la Chine
Vente de smartphones : Huawei enregistre la plus forte croissance et reste second malgré son absence aux USA, d'après les statistiques de Gartner
La Chine s'apprête à publier sa liste d'entreprises étrangères jugées à risque et à bannir de son marché comme l'ont fait les USA avec Huawei
Huawei a demandé à ses employés de ne plus avoir de réunions techniques avec leurs contacts US, et a remercié ses employés US travaillant en R&D
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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 02/12/2019 à 5:41
Huawei, qui était dépendant des constructeurs US, a présenté un smartphone sans puces américaines
dans un contexte où les entreprises US voudraient reprendre les affaires avec lui

Mi-mai, l'administration Trump a publié un décret qui plaçait Huawei sur une liste noire, une décision qui contraignait les entreprises américaines à ne plus faire affaire avec l'équipementier chinois, à moins de disposer d'une autorisation officielle. Suite à cette décision, Google a décidé de ne plus fournir de logiciels, de matériel informatique ou service technique à Huawei à l’exception des services disponibles en open source. L'éditeur d'Android a toutefois assuré que Google Play et les protections de sécurité de Google Play Protect continueront de fonctionner sur les appareils Huawei existants.

En plus d’être coupé du système d’exploitation le plus vendu au monde, Huawei a vu certains des principaux concepteurs et fournisseurs de puces au monde suspendre également leurs relations commerciales jusqu’à nouvel ordre.

S'étant sans doute vite rendu compte de la sévérité du décret de Trump et de ses conséquences sur les USA eux-mêmes, Washington a réduit les restrictions commerciales imposées à Huawei. L’administration Trump a publié un nouvel arrêté qui prolonge de 90 jours (désormais jusqu’en février 2020) « la période de grâce » durant laquelle elle autorise les entreprises américaines à faire des affaires avec l’entreprise chinoise Huawei Technologies. Il a également été rapporté que le département américain du Commerce examinait en parallèle la possibilité d’octroyer des licences individuelles aux entreprises locales qui souhaitent continuer à faire des affaires avec des entités « à risque » comme Huawei qui figurent sur la liste noire du gouvernement US pour des raisons de sécurité nationale. Des sociétés comme Google, Intel ou Microsoft sont particulièrement intéressées par la seconde option qui leur procurerait, à eux ainsi qu’à leurs partenaires (Huawei en l’occurrence) une certaine stabilité et de meilleures garanties pour la poursuite de leurs transactions commerciales.

Les entreprises de technologie américaines ont donc obtenu le feu vert de Washington pour reprendre leurs affaires avec le constructeur de smartphones Huawei Technologies Co., mais il est peut-être trop tard : l'entreprise construit actuellement des smartphones sans puce américaine.


Le dernier téléphone de Huawei, qu'il a dévoilé en septembre (le Mate 30 avec un écran incurvé et des caméras grand angle qui rivalise avec l'iPhone 11 d'Apple Inc.) ne contenait aucune pièce américaine, selon une analyse effectuée par UBS et Fomalhaut Techno Solutions, un Laboratoire technologique japonais qui a démonté l'appareil pour en inspecter l'intérieur.

Le décret de Trump en mai a empêché des sociétés comme Qualcomm Inc. et Intel Corp. de vendre des puces à Huawei, bien que certaines ventes de pièces aient repris au cours de l’été, après que les sociétés ont déterminé qu’elles n’étaient pas concernées par cette interdiction. Pendant ce temps, Huawei a beaucoup progressé dans la réduction de sa dépendance vis-à-vis de sociétés américaines.

Huawei a longtemps compté sur des fournisseurs tels que Qorvo Inc., le fabricant de puces basé en Caroline du Nord pour connecter des smartphones avec des tours de téléphonie cellulaire, et Skyworks Solutions Inc., une entreprise basée à Woburn, dans le Massachusetts, qui fabrique des puces similaires. Il a également utilisé des composants de Broadcom Inc., le fabricant de puces Bluetooth et Wi-Fi basé à San Jose, et de Cirrus Logic Inc., une société basée à Austin, au Texas, qui fabrique des puces pour la production de son.

« Lorsque Huawei a lancé ce téléphone haut de gamme - et il s'agit de son produit phare - sans contenu américain, cela a eu l'effet d'une grosse annonce », a déclaré Christopher Rolland, analyste des semi-conducteurs chez Susquehanna International Group.

Les dirigeants de Huawei ont dit à Rolland que la société s'éloignait des pièces américaines, mais la vitesse à laquelle cela se produit reste surprenante même pour les analystes. Néanmoins, nombreux sont ceux qui pensent que cette réduction de la dépendance aux entreprises US devait arriver, mais que le décret de Trump a été le catalyseur qui a précipité les choses.

Sur le marché du smartphone, Huawei conserve sa seconde place selon les baromètres depuis plusieurs trimestres déjà, se rapprochant sensiblement du numéro un mondial Samsung. Par exemple, Gartner indiquait qu'Huawei a enregistré la plus forte croissance parmi les constructeurs malgré une absence aux USA, précisant que « Huawei a particulièrement bien réussi dans deux de ses plus grandes régions, l’Europe et la Grande Chine, où ses ventes de smartphones ont augmenté de 69% et 33%, respectivement ».

Huawei s'est également préparé à l'éventualité de perdre sa licence d'exploitation sur Android et a continué de développer son propre OS au cas où ses relations avec Google se dégraderaient. De plus, le constructeur est également en train de développer une alternative au Play Store de Google, avec sa galerie d'applications, présente depuis un certain temps sur les appareils Android Huawei et Honor.

En 2018, Huawei a promis aux développeurs d’applications de les aider à percer en Chine, le plus grand marché de smartphones du monde, s’ils construisaient des applications pour sa vitrine de téléchargements. En passe de devenir le fabricant de smartphones le plus prolifique au monde cette année, Huawei a aussi assuré à des partenaires développeurs d’applications que 50 millions de personnes utiliseraient son app store en Europe en 2018. La société aurait également proposé de fournir « un outil simple permettant de modifier les applications écrites pour Play Store afin qu'elles fonctionnent avec App Gallery », sa boutique d'applications. Une situation qui pourrait avoir des répercussions sur les entrées de Google.

Source : WSJ

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?
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Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 30/05/2019 à 18:04
L'IEEE interdit à Huawei l'évaluation par pairs des articles,
Et des scientifiques chinois démissionnent pour protester

L’isolement de Huawei Technology Ltd. continue après l’ajout du géant chinois des technologies de l'information et de la communication et ses sociétés affiliées à la « liste des entités » du BIS (le Bureau de l'industrie et de la sécurité). Suite à une longue liste d’entreprises et d'organisations internationales qui se sont désolidarisées de Huawei depuis que le président Donal Trump a signé un décret interdisant l’achat ou l’utilisation de toute technologie de communication produite par des entités contrôlées par «un adversaire étranger», assorti d’une mesure connexe prise par le ministère américain du Commerce interdisant aux entreprises américaines de traiter avec Huawei et 68 affiliés, l'Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE) a interdit aux employés de Huawei d'examiner les articles publiés dans ses revues en raison des sanctions mentionnées ci-dessus.

IEEE est une importante société scientifique basée à New York qui dispose d’un large éventail d'activités et d'avantages pour ses membres, les bénévoles et la communauté technique, y compris ses quelque 200 revues. Mais l’association a déclaré mercredi aux rédacteurs en chef des revues qu'il craignait des « conséquences juridiques graves » de continuer à avoir les scientifiques de Huawei comme examinateurs pour la révision des documents techniques. Ils « ne peuvent pas s'occuper des papiers » jusqu'à ce que les sanctions soient levées, peut-on lire dans un courriel envoyé aux rédacteurs en chef plus tôt cette semaine par l’association. Toutefois, l’IEEE a rassuré que l'impact de la politique commerciale aura des effets limités sur ses membres, et que les employés de la firme chinoise pouvaient continuer à siéger aux comités de rédaction de l'IEEE et faire bien d’autres choses qu’ils faisaient avant.


En effet, le 15 mai dernier, le président des Etatas-Unis a signé un décret établissant les bases pour empêcher des entreprises de télécommunications chinoises telles que Huawei de vendre du matériel aux États-Unis, visant à neutraliser la capacité de Beijing à compromettre les réseaux sans fil et les systèmes informatiques américains de la prochaine génération. Le 16 mai, le Bureau de l'industrie et de la sécurité (BIS) du département du Commerce des États-Unis, qui administre et applique les règlements américains sur l'administration des exportations (EAR), a expressément ajouté Huawei Technology Ltd. et 68 de ses filiales à sa liste noire commerciale.

Ces décisions ont contraint certaines grandes entreprises et d'organisations à mettre fin à leur collaboration avec Huawei. Quelques jours seulement après la prise de la mesure, Google a mis une pause à sa collaboration avec Huawei en lui bloquant certains services Android ; ARM aurait ensuite ordonné à ses employés de suspendre leurs activités avec la firme ; les fabricants de puces, Intel et Qualcomm auraient également coupé des liens avec Huawei ; Wi-Fi Alliance et SD Association ont également rompu tout lien avec l’entreprise chinoise.

La mesure du gouvernement Trump fait suite à des allégations selon lesquelles le gouvernement chinois pourrait utiliser de l'équipement fabriqué par Huawei, qui est l’un des fournisseurs mondiaux de premier plan de téléphones cellulaires et de réseaux de données sans fil, pour espionner les utilisateurs ou perturber l'infrastructure essentielle.

Bien avant sa déclaration publiée hier, l’IEEE avait déjà, en début de la semaine, envoyé un courriel empêchant les employés de Huawei d'être réviseurs ou éditeurs pour son processus d'évaluation par les pairs, à en croire une capture d'écran d’un courriel envoyé à ses éditeurs qui a été tweetée par Junhui Qian, professeur d'économie au Antai college of economics and management de Shanghai Jiao Tong University.


La mesure du ministère américain du Commerce interdit Huawei et ses sociétés affiliées d’acquérir des composants et des technologies auprès de sociétés américaines sans l’approbation du gouvernement, mesure qui n’a en principe littéralement rien avoir avec l'examen par les pairs à l'IEEE, mais l’association « apolitique » et « globale » qui vise à « favoriser l'innovation technologique et l'excellence au profit de l'humanité » a interdit aux employés de Huawei de jouer le rôle de réviseur par crainte « de graves implications juridiques ».

Toutefois, selon la déclaration de l’association, il est toujours permis à Huawei et ses employés de continuer à participer à d'autres activités en tant que membre, y compris accéder à la bibliothèque numérique de l'IEEE, soumettre des articles techniques pour publication, faire des présentations à des conférences parrainées par l'IEEE et accepter des prix IEEE. Les employés de Huawei peuvent également continuer à exercer leur droit de vote, assister aux réunions d'élaboration des normes, soumettre des propositions et faire des commentaires lors des débats publics sur les nouvelles normes, en tant que membres de l’association. Les membres affiliés à Huawei peuvent également participer à des réunions d'affaires, de logistique et autres, y compris celles liées à la planification de conférences, selon la déclaration de l’IEEE.

Cette déclaration a suscité de l’indignation parmi les professeurs chinois membres de l’association. Ils reprochent aux responsables de l’association de laisser la politique s'immiscer dans la collaboration universitaire, en soulignant le danger que cela pourrait représenter. Haixia(Alice) Zhang, professeur à l’Institut de microélectronique à l’Université de Pékin, a écrit dans un courriel, en réponse à la décision de l’IEEE :

« Haixia Zhang de l'Université de Pékin, en tant que vieille amie et membre senior de l'IEEE, je suis vraiment choquée d'apprendre que l'IEEE est impliqué dans « US-Huawei Ban » pour remplacer tous les réviseurs de Huawei, ce qui est bien au-delà du domaine scientifique et technologique de base que je suis depuis ma formation professionnelle ».

« Aujourd'hui, ce message de l'IEEE pour « remplacer tous les réviseurs de Huawei dans les revues de l'IEEE » remet en question mon intégrité professionnelle. Je dois dire qu'en tant que professeur, je ne l'accepte PAS. Par conséquent, j'ai décidé de quitter le comité de rédaction de l'IEEE NANO et de l'IEEE JMEMS jusqu'au jour où il reviendra à notre intégrité professionnelle commune », a-t-elle ajouté.

La décision de l’IEEE a suscité également de nombreux commentaires sur les sites Web et plusieurs commentateurs lient la décision à la négociation commerciale qui a lieu depuis des mois entre les Etats-Unis et la Chine. Selon un autre commentaire, Huawei et ses entreprises seraient traqués parce que la société aurait une longueur d'avance sur les entreprises américaines en termes d'infrastructure 5G et que l'Amérique craint de ne pas être dans la course à un développement technologique qui pourrait représenter des centaines de milliards de dollars.

Huawei a annoncé mercredi qu’il déposait une plainte pour l'annulation du décret d'interdiction de ses équipements aux USA signé par Trump, qu'il juge « anticonstitutionnel ». Plus tôt ce mois-ci, le magazine militaire canadien Kanwa Asian Defence a publié la décision des autorités chinoises de mettre au point un système d'exploitation personnalisé pour les ordinateurs militaires afin de remplacer les systèmes Windows actuellement utilisés, en réponse au bras de fer de sécurité en ligne que lui oppose le l’administration Trump.

Source : IEEE, Tweet Junhui Qian

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Le 22/11/2019 à 7:58
L’administration Trump octroie à certaines entreprises US, y compris Microsoft, des licences
Pour continuer de faire affaire avec Huawei, mais des sénateurs US fustigent déjà cette mesure

Il y a quelques jours, l’administration Trump a publié un nouvel arrêté qui prolonge de 90 jours (désormais jusqu’en février 2020) « la période de grâce » durant laquelle elle autorise les entreprises américaines à faire des affaires avec l’entreprise chinoise Huawei Technologies. Il a également été rapporté que le département américain du Commerce examinait en parallèle la possibilité d’octroyer des licences individuelles aux entreprises locales qui souhaitent continuer à faire des affaires avec des entités « à risque » comme Huawei qui figurent sur la liste noire du gouvernement US pour des raisons de sécurité nationale. Des sociétés comme Google, Intel ou Microsoft sont particulièrement intéressées par la seconde option qui leur procurerait, à eux ainsi qu’à leurs partenaires (Huawei en l’occurrence) une certaine stabilité et de meilleures garanties pour la poursuite de leurs transactions commerciales.

Ce mercredi, le département US du Commerce a confirmé qu’il a commencé à délivrer des licences à certaines entreprises américaines qui souhaitent continuer à faire des affaires avec Huawei qui, il faut le souligner, reste le premier fabricant mondial d’équipements de télécommunications, le deuxième fabricant mondial de smartphones et un fournisseur important dans le marché des PC et tablettes 2-en-1. Le département US du Commerce a déclaré que 50 % environ des 300 demandes de permis ont été traitées et que la moitié de celles-ci, soit un quart du total, ont été approuvés. Une source proche du dossier a précisé à Reuters que certaines licences pour la vente de composants de smartphones et de composants non électroniques ont été approuvées.


« Le Département délivre ces licences restreintes pour autoriser des activités limitées et spécifiques qui ne présentent pas un risque important pour la sécurité nationale ou les intérêts de la politique étrangère des États-Unis », pouvait-on lire dans un communiqué du ministère.

Par la voix d’un porte-parole, Microsoft, l’un des bénéficiaires de cette mesure d’assouplissement, s’est félicité de cette évolution : « Le 20 novembre, le département US du Commerce a accédé à la demande de Microsoft pour l’obtention d’une licence d’exportation de logiciels grand public à la faveur d’Huawei. Nous apprécions l’action du Ministère en réponse à notre demande ».

La Semiconductor Industry Association, un groupe américain de lobbying, s’est félicitée de l’annonce du département US du Commerce, affirmant que les ventes de produits non sensibles contribuent à assurer la compétitivité des États-Unis, ce qui est essentiel à la sécurité nationale. « Nous espérons que les approbations de licence continueront à se dérouler de manière appropriée et opportune », a ajouté l’association.

Ce nouveau geste de bonne volonté intervient alors que l’administration Trump s’attèle à finaliser la signature de la première étape d’un accord commercial avec la Chine afin de mettre fin au bras de fer commercial qui oppose les deux régimes depuis de longs mois. Huawei pourrait très bien se passer de matériels en provenance des États-Unis pour concevoir ses appareils, mais le faire sans logiciel US serait plus difficile. Le géant technologique chinois attendait avec impatience l’octroi de licences qui lui permettraient de continuer à exploiter les services et solutions logicielles « quasi incontournables à l’heure actuelle », comme Windows ou Azure chez Microsoft ou Android et ses services associés du côté de Google pour son essor sur le marché international.

Toutefois, côté américain, cette mesure d’assouplissement ne plait pas à tout le monde. Un groupe de sénateurs républicains et démocrates a récemment exhorté l’administration Trump à arrêter la délivrance de ces licences, avertissant que même des affaires limitées avec Huawei pourraient poser un risque pour la sécurité nationale. Dans une lettre au président Trump, un groupe de 15 sénateurs a fustigé cette mesure.

« Compte tenu des risques de sécurité posés par les activités de Huawei aux États-Unis, nous vous demandons de prendre des mesures immédiates pour suspendre l’approbation de ces licences et de veiller à ce que le Congrès soit correctement informé du processus d’approbation des licences et de ses implications pour la sécurité nationale à l’avenir », ont écrit les sénateurs Charles Schumer et Tom Cotton dans la lettre et demandé à Trump de s’assurer que l’administration informe les principaux législateurs et comités du Congrès de toute licence dont bénéficierait Huawei aux USA.

Par ailleurs, le sénateur Marco Rubio a fait une déclaration dans laquelle il avance que la société Huawei « représente une menace claire et croissante pour la sécurité économique et nationale des États-Unis et de leurs alliés », précisant : « Je crois fermement qu’il est contraire à l’intérêt de la sécurité nationale des États-Unis d’accorder des licences pour les exportations américaines qui soutiennent ou renforcent Huawei ».

Sources : Reuters, Lettre des sénateurs US (PDF)

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Avatar de Stéphane le calme
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Le 01/06/2019 à 7:49
Huawei a demandé à ses employés de ne plus avoir de réunions techniques avec leurs contacts US,
et a remercié ses employés US travaillant en R&D à son siège

Mi-mai, le président Donald Trump a signé un décret établissant les bases pour empêcher des entreprises de télécommunications chinoises telles que Huawei de vendre du matériel aux États-Unis, visant à neutraliser la capacité de Beijing à compromettre les réseaux sans fil et les systèmes informatiques américains de la prochaine génération.

L’ordonnance interdit l’achat ou l’utilisation de toute technologie de communication produite par des entités contrôlées par «un adversaire étranger» et susceptible de créer un «risque de sabotage indu» des systèmes de communication américains ou des «effets catastrophiques» sur l’infrastructure américaine.

« Moi, DONALD J. TRUMP, Président des États-Unis d'Amérique, constate que les adversaires étrangers créent et exploitent de plus en plus de vulnérabilités dans les technologies et les services de l'information et de la communication, qui stockent et communiquent de grandes quantités d'informations sensibles, facilitent l'économie numérique et soutiennent infrastructures critiques et services d’urgence essentiels, afin de mener des actions malveillantes fondées sur le numérique, y compris l’espionnage économique et industriel contre les États-Unis et leur population.

« Je conclus en outre que l’acquisition ou l’utilisation sans restriction aux États-Unis de technologies ou de services de l’information et de la communication conçus, développés, fabriqués ou fournis par des personnes détenues par, contrôlées ou soumises à la juridiction ou à la direction d’adversaires étrangers, accroissant la capacité des adversaires étrangers à créer et exploiter des vulnérabilités dans les technologies ou les services d’information et de communication, avec des effets potentiellement catastrophiques, constituent ainsi une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale, la politique étrangère et l’économie des États-unis ».


Le Département du commerce dispose de 150 jours depuis la publication de ce décret pour élaborer des règles permettant d’identifier « des pays ou des personnes » en tant qu’adversaires étrangers. Il est presque certain que ces règles indexent la Chine, Huawei ou les deux.

Le décret suscitera certainement la colère de Pékin à un moment où les deux plus grandes économies du monde luttent pour résoudre une guerre commerciale qui bouleverserait les marchés. La directive intervient également alors que le ministère de la Justice demande l'extradition du Canada d'un dirigeant de Huawei accusé d'avoir violé les sanctions contre l'Iran.

Le décret-loi tant attendu de Trump invoque la loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationale et déclare une urgence nationale pour habiliter le gouvernement à bloquer l’achat de technologies liées à des adversaires étrangers.

Le ministère américain du Commerce prend une mesure connexe

Le ministère américain du Commerce a pris mercredi une mesure distincte, mais connexe, interdisant aux entreprises américaines de traiter avec Huawei et 70 affiliés en les ajoutant à la « liste d'entités » (une décision qui interdit donc à la société d’acquérir des composants et des technologies auprès de sociétés américaines sans l’approbation du gouvernement). L'administration a engagé une action similaire à l'encontre de ZTE, une autre entreprise de télécommunication chinoise, pour violation présumée des sanctions américaines sur l'Iran, mais Trump a renversé la décision et infligé à la société une lourde amende.

Le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, a déclaré que le président Donald Trump avait soutenu la décision « d'empêcher que des entités sous contrôle étranger utilisent la technologie américaine de manière potentiellement préjudiciable à la sécurité nationale ou aux intérêts de la politique étrangère des États-Unis ».

Huawei, qui affirme que ses produits ne représentent pas une menace pour la sécurité, a déclaré qu’il était « prêt et disposé à s’engager avec le gouvernement américain et à proposer des mesures efficaces pour assurer la sécurité des produits ».

Il a déclaré que le fait d'empêcher Huawei de faire des affaires aux États-Unis « limiterait les États-Unis à des alternatives inférieures mais plus coûteuses, laissant les États-Unis à la traîne dans le déploiement de la 5G et finissant par nuire aux intérêts des entreprises et des consommateurs américains ».

S'exprimant lors d'une audience du sous-comité du Sénat sur les crédits au Sénat américain, Steven Mnuchin, le Secrétaire au Trésor, a qualifié de constructives les deux journées de pourparlers de haut niveau avec des responsables chinois à Washington la semaine dernière.

« Je m'attends à ce que nous nous rendions à Beijing dans un proche avenir pour poursuivre ces discussions », a-t-il déclaré. « Il reste encore beaucoup de travail à faire ».


Huawei perd également ses liens avec la Wi-Fi Alliance et la SD Association

Les choses ne se sont pas améliorées pour l’équipementier chinois. Après le retrait de la licence Android à Huawei par Google, l’équipementier a vu s’éloigner de lui la Wi-Fi Alliance et de la SD Association, ce qui signifie que Huawei ne pourra plus utiliser les cartes microSD dans ces prochains smartphones ou autres équipements et que Huawei pourrait avoir des problèmes avec les futures normes sur les réseaux Wi-Fi. Il s’agit là d’une situation qualifiée de délicate par les experts et qui, selon Reuters, peut avoir une incidence négative sur les livraisons de la société chinoise au cours du reste de l’année.

Huawei a perdu sa licence Android en mi-mai après que Google ait annoncé qu’il mettait une pause à sa collaboration avec l’entreprise ; la firme de Mountain View restreint l'utilisation de l'écosystème Android par le constructeur chinois. L'entreprise chinoise a ainsi perdu l'accès aux mises à jour du système d'exploitation Android ; en sus, sa prochaine génération de smartphones sera sevrée d'accès aux applications et services populaires y compris le Google Play Store via lequel les utilisateurs ont accès à des applications comme Gmail.

« Huawei pourra uniquement faire usage de la version publique d'Android [celle de l'AOSP] et ne pourra pas accéder aux applications et services propriétaires de Google », avait précisé Reuters sur le sujet. ARM a fait de même pour se conformer au décret de la présidence américaine, ce qui menace la capacité du chinois à concevoir de nouvelles puces pour ses smartphones. À l’heure actuelle, Huawei n’entretient plus de relations commerciales avec une longue liste d’entreprises américaines notamment Intel, Qualcomm, Xilinx, Broadcom, Qorvo, Micron Technology et Western Digital.

Cette liste s’est encore allongée ; deux organismes internationaux de normalisation, la Wi-Fi Alliance et la SD Association s’y sont ajouté fin mai. La Wi-Fi Alliance qui établit les normes de la technologie sans fil et compte parmi ses membres Apple, Qualcomm, Broadcom et Intel, a annoncé avoir “temporairement restreint” la participation de Huawei aux activités de l’alliance. D’un autre côté, Huawei a également disparu de la liste des membres de la SD Association. Comme ARM, la SD Association a annoncé qu'elle a procédé au retrait de Huawei en vue de se conformer aux ordres du département américain du Commerce.

La SD Association est une organisation à but non lucratif qui contrôle les normes des produits SD. L’organisme est connu pour avoir développé les normes de la carte SD, le format de carte mémoire le plus répandu dans les appareils portables. Cela inclut toutes les cartes SD standard et les cartes microSD de votre smartphone. Il inclut également les modèles de port qui lisent ces cartes. Si une entreprise n’est pas membre de l’Association, elle ne peut pas officiellement produire des produits conformes à ces normes.


Des conséquences potentiellement désastreuses pour Huawei

Ces deux retraits constituent un coup dur pour Huawei, a rapporté le média Nikkei Asian Review. Cette situation va empêcher Huawei de participer à l’élaboration de nouvelles normes pour ses deux technologies : le Wi-Fi et les cartes SD. Cependant, la société se dit confiante et espère que la situation aura un dénouement dans un avenir très proche. « Huawei apprécie ses relations avec tous les partenaires et associations du monde entier et comprend la situation difficile dans laquelle ils se trouvent. Nous espérons que cette situation sera résolue et nous travaillons pour trouver la meilleure solution », a déclaré vendredi un porte-parole du groupe chinois.

Selon Nikkei Asian Review, il faut comprendre par là que les organismes de normalisation sont devenus de nouveaux champs de bataille mondiaux, où les acteurs de l'industrie se battent pour influencer le développement technologique en leur faveur. L'exclusion pourrait désavantager Huawei lors de l'expansion de ses activités à l'étranger. À ce titre, Reuters rapporte que selon certains groupes d’analystes, ces diverses pertes de relations et de partenariats pourraient engendrer une baisse des livraisons de Huawei dans le monde d’environ un quart cette année et que le chinois risque de voir ces smartphones disparaître des marchés internationaux.

En d’autres termes, les livraisons de smartphones chez Huawei, le deuxième fabricant mondial de smartphones en volume, pourraient chuter entre 4 % et 24 % en 2019 si l'interdiction restait en vigueur, selon Fubon Research and Strategy Analytics. « Si Huawei perd définitivement l'accès à Google, le marché des smartphones en Europe occidentale pourrait disparaître l'an prochain », a déclaré Linda Sui, directrice des stratégies pour les smartphones sans fil chez Strategy Analytics. De plus, plusieurs autres experts ont déclaré qu’ils s’attendent à une diminution des expéditions mondiales de Huawei au cours des six prochains mois, mais ont refusé de donner une estimation approximative en raison des incertitudes entourant l'interdiction.

En outre, Fubon Research, qui prévoyait auparavant que Huawei embarque 258 millions de smartphones en 2019, s'attend maintenant à ce que la société n'en expédie que 200 millions dans le pire des scénarios. Linda Sui prévoit que les livraisons de combinés Huawei diminueront encore de 23 % l’année prochaine, mais estime que la société pourrait survivre sur la taille du marché chinois. Néanmoins, la société pourrait toujours compter sur les marchés européens où elle n’est pas encore trop exposée aux sanctions. Selon l’IDC, la société considère l’Europe comme le marché le plus important pour ses smartphones haut de gamme. L’IDC estime qu’elle occupe environ 30 % du marché européen et a expédié 208 millions de téléphones l'année dernière, dont la moitié vers des marchés extérieurs à la Chine.


La réaction de l’entreprise chinoise

Huawei a réagi à la tension avec les Etats-Unis en ordonnant aux employés de ne plus organiser de réunions techniques avec leurs contacts américains, indique un rapport publié jeudi.

L’équipementier chinois a également renvoyé des citoyens américains exerçant des fonctions de recherche et développement à son siège à Shenzhen, selon le Financial Times. Cette décision est intervenue il y a deux semaines, après que le président américain Donald Trump ait signé un décret interdisant à Huawei de se substituer aux fournisseurs américains, a indiqué le rapport.

Tout s'est passé assez vite aussi, selon le FT. Un atelier s'est apparemment terminé subitement lorsque l'ordre de Trump a été annoncé, et les Américains ont été invités à quitter la propriété de Huawei.

Depuis lors, Huawei vérifie que les visiteurs étrangers ne détiennent pas de passeports américains et a demandé à tous les Américains d'éviter de discuter technologie, car elle essayait de se conformer à la réglementation, a déclaré Dang Wenshuan, architecte en stratégie de Huawei.

Source : Financial Times

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Avatar de Loceka
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 27/05/2019 à 10:34
Moi ce que je remarque surtout c'est à quel point les USA ont la mainmise sur les technologies.

Si une entreprise déplaît aux USA et qu'ils décident de lui faire du tort, ça peut entraîner des "sanctions" allant de l'impossibilité d'utiliser certains produits (processeurs, ...) au refus de validation de normes (WiFi, ...), en plus de ne pas pouvoir être vendus sur le sol des USA.

Pour le coup je ne m'en fais pas trop pour Huawei qui doit avoir les reins assez solides pour faire face à ça. Mais très peu d'entreprise seraient dans ce cas-là.

Et je trouve que ça devrait surtout faire réfléchir les différents gouvernements et entreprises sur le danger que représentent les USA dans leur monopole sur les produits technologiques, et donc l'urgence de leur retirer ce monopole en "libérant" les organismes de certifications et en créant des alternatives viables à certains constructeurs.

My 2 yuans.
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Avatar de marsupial
Membre expert https://www.developpez.com
Le 23/05/2019 à 12:12
La Chine comme les Etats-Unis disposent de différentes cartes à jouer dans ce contexte de guerre économique. L'une de ces cartes est représentée par les terres rares utilisées dans tous les produits de nouvelles technologies. Si la Chine abat cette carte, je ne donne pas cher de l'industrie de la tech dans le reste du monde.
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Avatar de rawsrc
Modérateur https://www.developpez.com
Le 23/05/2019 à 20:42
Citation Envoyé par ShigruM Voir le message
je préfère mourir libre que dans l'enfer du PC
Moi, c'est plutôt le Mac qui me file de l'urticaire
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