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Nvidia amorce le rachat d'ARM Holdings auprès de Softbank pour 40 milliards de dollars.
L'opération devrait s'achever d'ici mars 2022, sous réserve de l'approbation des autorités réglementaires

Le , par Stéphane le calme

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Après en avoir fait l'acquisition en 2016 pour un peu plus de 29 milliards d’euros, le groupe japonais SoftBank a accepté de se séparer d’ARM Ltd., l’un des plus grands fabricants de microprocesseurs d'architecture 32 bits et d'architecture 64 bits de type RISC dans le monde.

La raison de cette acquisition ? Le marché des smartphones et l’internet des objets. Il faut rappeler que ses microprocesseurs sont utilisés sur de très nombreux modèles de smartphones et tablettes (95 % des smartphones d’après certains baromètres), sans compter que les perspectives de croissance d’ARM sur ce secteur sont très intéressantes : le Britannique, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 1,5 milliard de dollars durant son année fiscale 2015, a indiqué une forte demande de sa technologie (avec 50 % des smartphones qui se servent d’un processeur ARMv8-A et 40 % des smartphones qui ont un Mali GPU).

Mais c'était sans compter sur les mauvais paris de SoftBank : la holding japonaise a proposé un plan de relance pour WeWork, une enseigne d'espaces de co-travail. En octobre 2019, SoftBank Group a proposé d'avancer 5 milliards de dollars (4,5 milliards d’euros) pour maintenir WeWork à flot dans le cadre d’une opération qui ferait du conglomérat technologique japonais l’actionnaire majoritaire de l’entreprise américaine de location de bureaux en partage. Il a également investi dans 29 licornes (startups avec une valorisation d'un milliard de dollars ou plus) parmi lesquels Uber. Ce sont des investissements qui ont plombé SoftBank au grand regret de Masayoshi Son, PDG de SoftBank. Couplé à l'impact dévastateur du coronavirus sur l'économie mondiale, le groupe a décidé de vendre ARM pour lever des fonds.


Lundi 14 septembre, SoftBank a accepté de vendre Arm Holdings à la société américaine de puces Nvidia pour 40 milliards de dollars au maximum (33,7 milliards d’euros), mettant fin à quatre ans de propriété. Cette acquisition devrait être finalisée d’ici à mars 2022, sous réserve de l’approbation de nombreuses autorités réglementaires dans le monde entier. Nvidia va payer plus de la moitié (21,5 milliards de dollars, soit 17,7 milliards d’euros) avec ses propres actions.

Le prix de 40 milliards de dollars est un montant maximal, car le versement d’une tranche de 5 milliards de dollars (4,2 milliards d’euros), payable soit en numéraire soit en actions Nvidia, sera conditionné « à l’atteinte par Arm d’objectifs spécifiques de performance financière », a précisé le groupe américain. SoftBank Group devrait conserver entre 6,7 % et 8,1 % du capital de Nvidia à l’issue de l’opération.

La vente place un fournisseur essentiel d'Apple Inc et d'autres entreprises du secteur sous le contrôle d'un seul acteur et fera face à une potentielle opposition de la part des régulateurs et des concurrents de Nvidia, la plus grande entreprise américaine de puces par sa capitalisation boursière. L'acquisition, soumise à des autorisations réglementaires, notamment en Grande-Bretagne, aux États-Unis et en Chine, sera probablement examinée de près en Chine, où des milliers d'entreprises, de Huawei aux petites start-ups, utilisent la technologie Arm.

Nvidia est le plus grand fabricant de processeurs graphiques et étend l'utilisation de la composante de jeu dans de nouveaux domaines tels que le traitement de l'intelligence artificielle dans les centres de données et les voitures autonomes. Le mariage de ses propres capacités avec des unités centrales de traitement conçues par Arm pourrait lui permettre de rattraper voire prendre de l'avance sur Intel et Advanced Micro Devices, selon Hans Mosesmann, analyste chez Rosenblatt Securities. Ce dernier estimait d'ailleurs que Nvidia devrait payer environ 55 milliards de dollars pour faire l'acquisition d'Arm.

« Vous devez contrôler à la fois les feuilles de route CPU et GPU et cela inclut bien sûr les centres de données », a-t-il écrit dans une note, faisant référence aux unités centrales de traitement et aux unités de traitement graphique. « Stratégiquement, Nvidia a besoin d'un processeur évolutif qui peut être intégré dans sa feuille de route GPU, comme c'est le cas avec AMD et Intel. »

La valeur des actions de Nvidia a été multipliée par plus de vingt au cours des cinq dernières années, donnant à l'entreprise plus de puissance de feu pour conclure de grosses transactions. La valeur marchande de Nvidia a augmenté à plus de 260 milliards de dollars au cours de cette période, dépassant Intel. La société a étendu sa domination sur les puces graphiques utilisées par les joueurs à de nouveaux domaines tels que le traitement de l'intelligence artificielle dans les centres de données. Elle a également pris pied dans le marché naissant des systèmes qui permettent de faire fonctionner les voitures autonomes.

La technologie Arm, développée à Cambridge (en Angleterre) sous-tend les puces qui sont essentielles à la plupart des appareils électroniques modernes, y compris celles qui dominent le marché des smartphones, un domaine dans lequel Nvidia n'a pas réussi à s'implanter. Des clients, notamment Apple Inc., Qualcomm Inc., Advanced Micro Devices Inc. et Intel Corp., pourraient exiger l’assurance qu’un nouveau propriétaire continuerait de fournir un accès égal au jeu d’instructions d'Arm. Ce sont ces préoccupations qui ont permis à SoftBank, une société neutre, d'acheter Arm la dernière fois qu'elle était en vente sans qu'il n'y ait de vives réactions.

Source : AFP

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Avatar de melka one
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 15/09/2020 à 23:01
jour

a chaque fois que je vois des phrases ressemblant a çà

aidera à résoudre les problèmes les plus urgents du monde, du changement climatique aux soins de santé, de l'agriculture à l'éducation
et bien c'est toujours a ce moment que je me dit qu'il y a de quoi s’inquiéter.
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Avatar de Fagus
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 16/09/2020 à 14:29
On peut faire confiance aux USA pour bien s'occuper des intérêts britanniques

En France, Macron nous a expliqué que les intérêts étrangers étaient sans aucun doute de préserver les intérêts de la France, lorsqu'il fit vendre Alstom-Energie ou Alcaltel-Lucent, ou l'aéroport de Toulouse ; ça ne peut être que vrai.
8  0 
Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 06/12/2021 à 11:24
La FTC poursuit Nvidia pour bloquer le rachat d'Arm de 40 Mds de dollars
dans l'optique de protéger son statut de « Suisse » des semi-conducteurs

L'acquisition d'Arm par Nvidia pour 40 milliards de dollars vient de se heurter à un autre obstacle de taille : la Federal Trade Commission, qui a annoncé qu'elle intente une action en justice pour empêcher la fusion de se réaliser, craignant que les sociétés combinées n'étouffent les technologies concurrentes de nouvelle génération. La poursuite intervient après une enquête de la FTC sur l'accord à la suite de plaintes de Google, Microsoft et Qualcomm peu de temps après l'annonce de la fusion. La FTC craint que Nvidia n'ait accès aux informations sensibles des titulaires de licence Arm qui sont déjà en concurrence avec Nvidia, en plus de décourager Arm de travailler sur de nouveaux produits et conceptions qui seraient en conflit avec les propres intérêts de Nvidia en profitant aux concurrents.

Nvidia est le plus grand fabricant de processeurs graphiques et étend l'utilisation de la composante de jeu dans de nouveaux domaines tels que le traitement de l'intelligence artificielle dans les centres de données et les voitures autonomes. Le mariage de ses propres capacités avec des unités centrales de traitement conçues par Arm pourrait lui permettre de rattraper voire prendre de l'avance sur Intel et Advanced Micro Devices, selon Hans Mosesmann, analyste chez Rosenblatt Securities.

En avril, le gouvernement britannique a décidé d'intervenir pour des raisons de sécurité nationale. Le secrétaire d'État au Numérique, Oliver Dowden, a « publié un avis d'intervention d'intérêt public (PIIN) concernant le projet de vente d'Arm à NVIDIA ». Il a écrit à l'Autorité de la concurrence et des marchés pour l'informer de sa décision et lui a demandé d'entamer une enquête de phase 1 pour évaluer la transaction.

« La CMA (CMA, pour "Competition and Markets Authority", NDLR) va maintenant préparer un rapport contenant des conseils sur les questions de compétence et de concurrence », a annoncé le gouvernement. « Le rapport comprendra également un résumé de toutes les représentations qu'elle recevra sur les questions potentielles de sécurité nationale découlant d'une consultation qu'elle lancera pour recueillir les opinions de tiers », a déclaré le gouvernement. « Parallèlement au processus de la CMA, le gouvernement examinera les intérêts publics en matière de sécurité nationale ».

Dans son communiqué de presse, le gouvernement britannique note qu'Arm est un acteur clef du marché mondial des semi-conducteurs. Les semi-conducteurs sont essentiels aux technologies actuelles et futures, de l'intelligence artificielle à la 5G en passant par l'informatique quantique. Les semi-conducteurs sont également à la base de l'infrastructure nationale critique du Royaume-Uni et sont présents dans les technologies liées à la défense et à la sécurité nationale.

« Il est approprié que nous considérions correctement les implications en matière de sécurité nationale d'une transaction comme celle-ci », a-t-il déclaré. Le gouvernement britannique a le pouvoir de mettre fin à l'opération, car le ministre du numérique dispose de pouvoirs quasi judiciaires en vertu de la loi sur les entreprises de 2002 pour intervenir dans certaines fusions pour des raisons d'intérêt public.

Dans son rapport remis au secrétaire d'État au numérique, à la culture, aux médias et aux sports, l'autorité de la concurrence et des marchés prévient que cette fusion pourrait donner à l'entreprise la capacité et l'intention de nuire à la compétitivité des concurrents de Nvidia, en restreignant leur accès à la propriété intellectuelle d'Arm.

En outre, selon le rapport, alors que Nvidia proposait un ensemble de recours comportementaux pour répondre aux préoccupations de la CMA, l'autorité de la concurrence a estimé que les suggestions n'entraîneraient que « des risques considérables de spécification, de contournement, de surveillance et d'application », et n'atténueraient aucune de ses préoccupations.

« Nous craignons que Nvidia contrôlant Arm ne crée de réels problèmes pour les concurrents de Nvidia en limitant leur accès aux technologies clefs et, en fin de compte, en étouffant l'innovation sur un certain nombre de marchés importants et en croissance. Cela pourrait finir par priver les consommateurs de nouveaux produits, ou de voir les prix augmenter », a déclaré Andrea Coscelli, patron de la CMA.

« L'industrie de la technologie des puces vaut des milliards et est vitale pour les produits sur lesquels les entreprises et les consommateurs comptent chaque jour. Cela comprend le traitement des données critiques et la technologie des centres de données qui soutiennent les entreprises numériques dans l'ensemble de l'économie, et le développement futur des technologies d'intelligence artificielle qui seront importantes pour les industries en croissance comme la robotique et les voitures autonomes. »

C'est dans ce contexte que Bruxelles a décidé de lancer une enquête officielle sur l'implication sur la concurrence d'un tel rachat, après des mois de discussions informelles entre les régulateurs et la société américaine de puces.


La FTC poursuit Nvidia pour préserver le statut d'Arm en tant que « Suisse » des semi-conducteurs

La Federal Trade Commission a intenté une action en justice pour bloquer l'acquisition d'Arm par Nvidia, la société de conception de semi-conducteurs, affirmant que l'accord à succès étoufferait injustement la concurrence : « L'accord vertical proposé donnerait à l'une des plus grandes entreprises de puces le contrôle de la technologie informatique et des conceptions sur lesquelles les entreprises rivales s'appuient pour développer leurs propres puces concurrentes. La plainte de la FTC allègue que la société combinée aurait les moyens et les incitations pour étouffer les technologies innovantes de nouvelle génération, y compris celles utilisées pour gérer les centres de données et les systèmes d'aide à la conduite dans les voitures ».

« La FTC lance une poursuite judiciaire pour bloquer la plus grande fusion de puces à semi-conducteurs de l'histoire afin d'empêcher un conglomérat de puces d'étouffer le pipeline d'innovation pour les technologies de prochaine génération », a déclaré Holly Vedova, directrice du bureau de la concurrence de la FTC, dans un communiqué. « Les technologies de demain dépendent de la préservation des marchés de puces concurrentiels et de pointe d'aujourd'hui. Cet accord proposé fausserait les incitations d'Arm sur les marchés des puces et permettrait à l'entreprise combinée de saper injustement les concurrents de Nvidia. La plainte de la FTC devrait envoyer un signal fort que nous agirons de manière agressive pour protéger nos marchés d'infrastructures critiques contre les fusions verticales illégales qui ont des effets de grande envergure et dommageables sur les innovations futures. »

Arm, qui appartient à Softbank Group Corp., basée à Tokyo, ne fournit ni ne commercialise de puces ou d'appareils informatiques finis. Elle crée et concède sous licence des conceptions et des architectures de microprocesseurs, appelées Arm Processor Technology dans la plainte, à d'autres sociétés technologiques, dont Nvidia. Ces entreprises, à leur tour, s'appuient sur la technologie Arm Processor pour fabriquer des puces informatiques qui alimentent une large gamme d'appareils informatiques modernes, des smartphones aux tablettes en passant par les systèmes d'aide à la conduite et les ordinateurs dans les grands centres de données. Arm fournit également un soutien et des services connexes importants. Arm octroie des licences pour sa technologie de processeur en utilisant une approche de licence ouverte neutre décrite par l'industrie et est souvent surnommée la « Suisse » de l'industrie des semi-conducteurs, selon la plainte.

Selon la plainte, Nvidia, basée en Californie, est l'une des sociétés informatiques les plus importantes et les plus précieuses au monde. Nvidia développe et commercialise des puces et des appareils informatiques et est surtout connu comme le principal fournisseur d'unités de traitement graphique autonomes, ou GPU, pour les ordinateurs personnels et les centres de données, qui sont largement utilisés pour le traitement de l'intelligence artificielle et le traitement graphique. Nvidia développe et commercialise également des produits pour les réseaux avancés, les unités centrales de traitement des centres de données et la conduite assistée par ordinateur. Dans ces domaines, Nvidia et ses concurrents importants s'appuient sur la technologie d'Arm pour développer leurs propres produits concurrents.

Étant donné que la technologie d'Arm est un intrant essentiel qui permet la concurrence entre Nvidia et ses concurrents sur plusieurs marchés, la plainte allègue que la concentration proposée donnerait à Nvidia la capacité et l'incitation à utiliser son contrôle de cette technologie pour miner ses concurrents, réduisant ainsi la concurrence et résultant finalement dans la qualité des produits réduite, l'innovation réduite, les prix plus élevés et moins de choix, nuisant aux millions d'Américains qui bénéficient des produits à base d'Arm.

Selon la plainte, l'acquisition nuira à la concurrence sur trois marchés mondiaux sur lesquels Nvidia est en concurrence en utilisant des produits basés sur Arm :
  • systèmes avancés d'aide à la conduite de haut niveau pour voitures particulières. Ces systèmes offrent des fonctions de conduite assistée par ordinateur, telles que le changement de voie automatisé, le maintien de la voie, l'entrée et la sortie d'autoroute et la prévention des collisions ;
  • DPU SmartNIC, qui sont des produits de mise en réseau avancés utilisés pour augmenter la sécurité et l'efficacité des serveurs de centre de données ; et
  • processeurs basés sur Arm pour les fournisseurs de services de cloud computing. Ces produits nouveaux et émergents tirent parti de la technologie d'Arm pour répondre aux besoins de performances, d'efficacité énergétique et de personnalisation des centres de données modernes qui fournissent des services de cloud computing. Le « cloud computing » fait référence au modèle commercial informatique de plus en plus populaire dans lequel les grands opérateurs de centres de données fournissent des services informatiques à distance et/ou proposent directement des ressources informatiques à la location, ainsi que d'autres services d'assistance aux clients qui peuvent ensuite exécuter des applications, héberger des sites Web ou effectuer d'autres tâches informatiques sur les serveurs distants, c'est-à-dire « le cloud ».

La plainte allègue également que l'acquisition nuira à la concurrence en donnant à Nvidia accès aux informations sensibles sur le plan de la concurrence des titulaires de licence d'Arm, dont certains sont des concurrents de Nvidia, et qu'elle réduira probablement l'incitation pour Arm à poursuivre des innovations qui sont perçues comme étant en conflit avec intérêts commerciaux de Nvidia.

Aujourd'hui, les titulaires de licence d'Arm, y compris les concurrents de Nvidia, partagent régulièrement des informations sensibles sur le plan de la concurrence avec Arm. Les titulaires de licence comptent sur Arm pour l'assistance dans le développement, la conception, les tests, le débogage, le dépannage, la maintenance et l'amélioration de leurs produits, selon la plainte. Les titulaires de licence d'Arm partagent leurs informations sensibles sur le plan de la concurrence avec Arm car Arm est un partenaire neutre et non un fabricant de puces rival. L'acquisition est susceptible d'entraîner une perte critique de confiance dans Arm et son écosystème, selon la plainte.

L'acquisition est également susceptible de nuire à la concurrence en matière d'innovation en éliminant les innovations qu'Arm aurait poursuivies sans un conflit avec les intérêts de Nvidia. L'entreprise fusionnée serait moins incitée à développer ou à activer de nouvelles fonctionnalités ou innovations autrement bénéfiques si Nvidia détermine qu'elles sont susceptibles de nuire à Nvidia, selon la plainte.

La réaction de Nvidia

Pour sa part, Nvidia a promis qu'elle conserverait le modèle de licence ouvert existant d'Arm, qui permet à la société de fournir des conceptions de semi-conducteurs à une liste massive d'entreprises, notamment Apple, Qualcomm, Samsung, Amazon, etc. Le PDG de Nvidia, Jensen Huang, a écrit à l'époque dans un éditorial du Financial Times qu'il pouvait « affirmer sans équivoque que Nvidia maintiendrait le modèle de licence ouverte d'Arm. Nous n'avons aucune intention de "réduire" ou de "refuser" l'approvisionnement d'Arm à aucun client. »

Dans une déclaration, un porte-parole de Nvidia a avancé que « nous continuerons à travailler pour démontrer que cette transaction profitera à l'industrie et favorisera la concurrence ». La société a également réitéré son engagement à « préserver le modèle de licence ouverte d'Arm et à garantir que sa propriété intellectuelle est accessible à tous les titulaires de licence intéressés, actuels et futurs », arguant que la fusion « stimulerait la concurrence, [et] créerait plus d'opportunités pour tous les titulaires de licence Arm et étendre l'écosystème Arm » grâce aux ressources supplémentaires de Nvidia.

Source : FTC

Et vous ?

Que pensez-vous des raisons évoquées par la FTC pour justifier sa tentative de blocage du rachat ?
Que pensez-vous de la réponse de Nvidia ?
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Avatar de kain_tn
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 20/04/2021 à 14:56
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message

Que pensez-vous de cette intervention du gouvernement britannique dans la vente d’Arm ?
Elle est très saine. Malheureusement, les autres gouvernements "Européens" font rarement la même chose (cf. rachat de Nokia par exemple). C'est pourtant la base, de protéger ses industries.

Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message

Quels commentaires faites-vous de l’argument de "sécurité nationale" ?
Comme souligné plus haut dans l'article, les puces sont essentielles car omniprésentes dans le matériel ,de nos jours. L'argument des "alliés" ne tient pas la route: on a beau avoir un allié, on ne lui donne pas toutes les clés de la maison et toutes les armes - surtout quand cet "allié" est aussi peu fiable. Vendre ARM aux Américains, c'est donner encore plus de poids à l'OFAC et à ses sanctions, et donc potentiellement ne se retrouver qu'avec des fournisseurs Américains sur le long terme, car ils pourraient écarter les fournisseurs Coréens et Chinois: il y a donc bien une histoire de sécurité nationale. Ce n'est jamais bon de ne pas avoir de choix.
6  0 
Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 20/11/2021 à 20:01
Proposition d'acquisition d'Arm par Nvidia : la FTC exprime ses inquiétudes de voir le rachat nuire à ses concurrents,
à l'instar de ses homologues européens et britanniques

Les États-Unis ont soulevé des objections potentielles à l'acquisition controversée par Nvidia de la société britannique de conception de puces Arm de SoftBank. L'entreprise a précisé qu'elle était en pourparlers avec la FTC pour trouver « des façons de répondre à ses préoccupations ». En revanche, elle a refusé de révéler les motifs de cette décision et les concessions qu'elle a proposées en retour. Cet obstacle à l'accord vient s'ajouter aux vives oppositions de l'Autorité britannique CMA (Competition and Markets Authority), qui a estimé que cette fusion pourrait donner à Nvidia la capacité de nuire à ses concurrents. De son côté, l'Union européenne a décidé de lancer une enquête officielle sur le rachat d'Arm par Nvidia.

Nvidia est le plus grand fabricant de processeurs graphiques et étend l'utilisation de la composante de jeu dans de nouveaux domaines tels que le traitement de l'intelligence artificielle dans les centres de données et les voitures autonomes. Le mariage de ses propres capacités avec des unités centrales de traitement conçues par Arm pourrait lui permettre de rattraper voire prendre de l'avance sur Intel et Advanced Micro Devices, selon Hans Mosesmann, analyste chez Rosenblatt Securities.

En avril, le gouvernement britannique a décidé d'intervenir pour des raisons de sécurité nationale. Le secrétaire d'État au Numérique, Oliver Dowden, a « publié un avis d'intervention d'intérêt public (PIIN) concernant le projet de vente d'Arm à NVIDIA ». Il a écrit à l'Autorité de la concurrence et des marchés pour l'informer de sa décision et lui a demandé d'entamer une enquête de phase 1 pour évaluer la transaction.

« La CMA (CMA, pour "Competition and Markets Authority", NDLR) va maintenant préparer un rapport contenant des conseils sur les questions de compétence et de concurrence », a annoncé le gouvernement. « Le rapport comprendra également un résumé de toutes les représentations qu'elle recevra sur les questions potentielles de sécurité nationale découlant d'une consultation qu'elle lancera pour recueillir les opinions de tiers », a déclaré le gouvernement. « Parallèlement au processus de la CMA, le gouvernement examinera les intérêts publics en matière de sécurité nationale ».

Dans son communiqué de presse, le gouvernement britannique note qu'Arm est un acteur clef du marché mondial des semi-conducteurs. Les semi-conducteurs sont essentiels aux technologies actuelles et futures, de l'intelligence artificielle à la 5G en passant par l'informatique quantique. Les semi-conducteurs sont également à la base de l'infrastructure nationale critique du Royaume-Uni et sont présents dans les technologies liées à la défense et à la sécurité nationale.

« Il est approprié que nous considérions correctement les implications en matière de sécurité nationale d'une transaction comme celle-ci », a-t-il déclaré. Le gouvernement britannique a le pouvoir de mettre fin à l'opération, car le ministre du numérique dispose de pouvoirs quasi judiciaires en vertu de la loi sur les entreprises de 2002 pour intervenir dans certaines fusions pour des raisons d'intérêt public.

Dans son rapport remis au secrétaire d'État au numérique, à la culture, aux médias et aux sports, l'autorité de la concurrence et des marchés prévient que cette fusion pourrait donner à l'entreprise la capacité et l'intention de nuire à la compétitivité des concurrents de Nvidia, en restreignant leur accès à la propriété intellectuelle d'Arm.

En outre, selon le rapport, alors que Nvidia proposait un ensemble de recours comportementaux pour répondre aux préoccupations de la CMA, l'autorité de la concurrence a estimé que les suggestions n'entraîneraient que « des risques considérables de spécification, de contournement, de surveillance et d'application », et n'atténueraient aucun des ses préoccupations.

« Nous craignons que Nvidia contrôlant Arm ne crée de réels problèmes pour les concurrents de Nvidia en limitant leur accès aux technologies clefs et, en fin de compte, en étouffant l'innovation sur un certain nombre de marchés importants et en croissance. Cela pourrait finir par priver les consommateurs de nouveaux produits, ou de voir les prix augmenter », a déclaré Andrea Coscelli, patron de la CMA.

« L'industrie de la technologie des puces vaut des milliards et est vitale pour les produits sur lesquels les entreprises et les consommateurs comptent chaque jour. Cela comprend le traitement des données critiques et la technologie des centres de données qui soutiennent les entreprises numériques dans l'ensemble de l'économie, et le développement futur des technologies d'intelligence artificielle qui seront important pour les industries en croissance comme la robotique et les voitures autonomes. »

C'est dans ce contexte que Bruxelles a décidé de lancer une enquête officielle sur l'implication sur la concurrence d'un tel rachat, après des mois de discussions informelles entre les régulateurs et la société américaine de puces.


La FTC entre dans la danse

Malgré les signes croissants que les régulateurs pourraient tenter de bloquer l'accord, Nvidia a déclaré mercredi qu'il croyait toujours « aux mérites et aux avantages de l'acquisition pour Arm, ses titulaires de licence et l'industrie ».

Nvidia a révélé le recul des régulateurs américains alors qu'il annonçait ses derniers résultats trimestriels à Wall Street mercredi. L'entreprise a déclaré que la Federal Trade Commission avait « exprimé des préoccupations » au sujet de la transaction Arm et qu'elle était en pourparlers avec l'agence au sujet de « solutions pour répondre à ces préoccupations ».

Le fabricant de puces américain n'a pas indiqué les points sur lesquels la FTC s'appuyait pour indiquer ses réserves quant au rachat d'Arm. Il s'est également gardé de révéler les concessions qu'il avait proposées. L'accord, qui a été annoncé il y a 14 mois, a suscité l'opposition de certaines grandes entreprises de technologie américaines qui craignent que Nvidia limite leur accès aux conceptions de puces d'Arm, ce qui pourrait lui conférer un avantage injuste sur les grands marchés de puces tels que les centres de données et les voitures.

Interrogés par la FTC, Qualcomm, Microsoft et Google ont exprimé des craintes quant à la répercussion du rachat sur la concurrence. « Nous pensons qu'il y a un grand risque que Nvidia devienne le gardien des technologies Arm et qu'il empêche d'autres fabricants de puces d'utiliser la propriété intellectuelle d'Arm », expliquait Qualcomm à cette occasion. De leurs côtés, Google et Microsoft travailleraient sur leurs propres puces basées sur les designs Arm. Des travaux qui se compliqueraient considérablement si Nvidia obligeait Arm à modifier sa politique d'octroi des licences de propriété intellectuelle.

Nvidia a déjà fait une offre aux régulateurs britanniques et européens pour garantir de ne pas couper les clients d'Arm ou de modifier la liste des produits Arm auxquels ils ont accès, selon une personne familière à l'affaire. Mais l'offre n'était pas suffisante pour empêcher Londres et Bruxelles de lancer des enquêtes approfondies, et l'Autorité britannique de la concurrence et des marchés a déclaré qu'elle ne pensait pas qu'un remède comportemental comme celui-ci puisse être efficace.

Nvidia pourrait faire face à d'autres obstacles en Chine, où certains fabricants de puces locaux ont exprimé leur crainte auprès des régulateurs. La société a déclaré mercredi qu'un processus antitrust formel n'avait pas été enclenché sur le territoire de l'Empire du Milieu, bien qu'elle ait déclaré que l'accord a été « en cours d'examen » par les autorités chinoises.

Les problèmes liés à l'acquisition d'Arm n'ont pas réussi à affaiblir la récente vague d'enthousiasme de Wall Street pour Nvidia. Ses actions ont bondi d'environ 130 % au cours des 14 mois qui ont suivi l'annonce de l'accord proposé, portant sa valeur boursière à plus de 730 milliards de dollars.

La forte reprise a porté la valeur de l'offre en espèces et en actions sur Arm à 76 milliards de dollars, contre 38,5 milliards de dollars lors de l'annonce de l'accord.

Les derniers résultats des bénéfices ont révélé que les activités de puces de jeux et de centres de données de Nvidia continuaient de tourner à plein régime, augmentant ses revenus de 50 % par rapport à la même période l'année dernière.

Le PDG et cofondateur Jensen Huang, qui était également présent à la conférence téléphonique sur les résultats du troisième trimestre, a déclaré que Nvidia avait réussi à s'approvisionner en puces auprès de son fabricant sous contrat au cours du trimestre, mais que la situation de la chaîne d'approvisionnement mondiale avait été un signal d'alarme. « Nous avons un approvisionnement garanti sécurisé, en très grande quantité, assez spectaculaire, de la part de la première fonderie mondiale, et des sociétés de substrat, d'emballage et de test qui font partie intégrante habituelle de notre chaîne d'approvisionnement », a déclaré Huang.

Les revenus du troisième trimestre ont atteint 7,1 milliards de dollars, soit 270 millions de dollars de plus que les attentes de Wall Street. Nvidia a également prévu un chiffre d'affaires de 7,4 milliards de dollars au quatrième trimestre, soit 540 millions de dollars de plus que les attentes, car il a réussi à éliminer les pires pressions de la chaîne d'approvisionnement en puces qui ont frappé d'autres parties du secteur.

Les bénéfices après impôts de Nvidia ont augmenté de 84 % au cours de la dernière période pour atteindre 2,46 milliards de dollars, soit 97 cents par action.

Source : FT
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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 31/08/2021 à 14:30
L'UE se prépare à lancer une enquête officielle sur le rachat d'Arm par Nvidia,
l'Autorité britannique CMA a estimé que cette fusion pourrait donner à Nvidia la capacité de nuire à ses concurrents

NVIDIA Corporation et SoftBank Group ont annoncé un accord en septembre dernier selon lequel NVIDIA va acquérir Arm Holdings auprès de SoftBank dans une transaction évaluée à environ 40 milliards de dollars.

Nvidia est le plus grand fabricant de processeurs graphiques et étend l'utilisation de la composante de jeu dans de nouveaux domaines tels que le traitement de l'intelligence artificielle dans les centres de données et les voitures autonomes. Le mariage de ses propres capacités avec des unités centrales de traitement conçues par Arm pourrait lui permettre de rattraper voire prendre de l'avance sur Intel et Advanced Micro Devices, selon Hans Mosesmann, analyste chez Rosenblatt Securities.

En avril, le gouvernement britannique a décidé d'intervenir pour des raisons de sécurité nationale. Le secrétaire d'État au numérique, Oliver Dowden, a « publié un avis d'intervention d'intérêt public (PIIN) concernant le projet de vente d'Arm à NVIDIA ». Il a écrit à l'Autorité de la concurrence et des marchés pour l'informer de sa décision et lui a demandé d'entamer une enquête de « phase 1 » pour évaluer la transaction.

« La CMA (CMA, pour « Competition and Markets Authority », NDLR) va maintenant préparer un rapport contenant des conseils sur les questions de compétence et de concurrence », a annoncé le gouvernement. « Le rapport comprendra également un résumé de toutes les représentations qu'elle recevra sur les questions potentielles de sécurité nationale découlant d'une consultation qu'elle lancera pour recueillir les opinions de tiers », a déclaré le gouvernement. « Parallèlement au processus de la CMA, le gouvernement examinera les intérêts publics en matière de sécurité nationale ».

Dans son communiqué de presse, le gouvernement britannique note qu'Arm est un acteur clef du marché mondial des semi-conducteurs. Les semi-conducteurs sont essentiels aux technologies actuelles et futures, de l'intelligence artificielle à la 5G en passant par l'informatique quantique. Les semi-conducteurs sont également à la base de l'infrastructure nationale critique du Royaume-Uni et sont présents dans les technologies liées à la défense et à la sécurité nationale.

« Il est approprié que nous considérions correctement les implications en matière de sécurité nationale d'une transaction comme celle-ci », a-t-il déclaré. Le gouvernement britannique a le pouvoir de mettre fin à l'opération, car le ministre du numérique dispose de pouvoirs « quasi judiciaires » en vertu de la loi sur les entreprises de 2002 pour intervenir dans certaines fusions pour des raisons d'intérêt public.

Il y a quelques jours, dans son rapport remis au secrétaire d'État au numérique, à la culture, aux médias et aux sports, l'autorité de la concurrence et des marchés prévient que cette fusion pourrait donner à l'entreprise la capacité et l'intention de nuire à la compétitivité des concurrents de Nvidia, en restreignant leur accès à la propriété intellectuelle d'Arm.

En outre, selon le rapport, alors que Nvidia proposait un ensemble de « recours comportementaux » pour répondre aux préoccupations de la CMA, l'autorité de la concurrence a estimé que les suggestions n'entraîneraient que « des risques considérables de spécification, de contournement, de surveillance et d'application », et n'atténueraient aucun des ses préoccupations.

« Nous craignons que Nvidia contrôlant Arm ne crée de réels problèmes pour les concurrents de Nvidia en limitant leur accès aux technologies clefs et, en fin de compte, en étouffant l'innovation sur un certain nombre de marchés importants et en croissance. Cela pourrait finir par priver les consommateurs de nouveaux produits, ou de voir les prix augmenter », a déclaré Andrea Coscelli, patron de la CMA.

« L'industrie de la technologie des puces vaut des milliards et est vitale pour les produits sur lesquels les entreprises et les consommateurs comptent chaque jour. Cela comprend le traitement des données critiques et la technologie des centres de données qui soutiennent les entreprises numériques dans l'ensemble de l'économie, et le développement futur des technologies d'intelligence artificielle qui seront important pour les industries en croissance comme la robotique et les voitures autonomes. »


Bruxelles

C'est dans ce contexte que Bruxelles va lancer une enquête officielle sur la concurrence au début du mois prochain, après des mois de discussions informelles entre les régulateurs et la société américaine de puces.

L'enquête devrait commencer après que Nvidia ait officiellement informé la Commission européenne de son projet d'acquisition d'Arm, le fabricant américain de puces prévoyant de faire sa soumission dans la semaine du 6 septembre, selon deux personnes ayant une connaissance directe du processus. Cependant, ils ont ajouté que la date pourrait encore changer.

Une fois que l'entreprise aura notifié la commission, il y aura un examen préliminaire de 25 jours ouvrables, au cours duquel l'entreprise est susceptible d'offrir certaines concessions afin de faciliter le processus réglementaire. On s'attend à ce qu'il suive alors une enquête à grande échelle de 90 jours par les fonctionnaires de la commission.

Un porte-parole de Nvidia a déclaré : « Cette transaction sera bénéfique pour Arm, ses titulaires de licence, la concurrence et l'industrie. Nous travaillons sur le processus réglementaire et nous sommes impatients de nous engager avec la Commission européenne pour répondre à toutes leurs préoccupations ».

Au cours du dernier exercice, le chiffre d'affaires de Nvidia s'élevait à 16,68 milliards de dollars, contre 10,92 milliards de dollars en 2020.

Un porte-parole de la commission a déclaré : « Nous n'avons pas de commentaire spécifique. Cette opération n'a pas été formellement notifiée à la commission. Si une transaction a une dimension européenne, il appartient toujours aux entreprises de la notifier à la commission ».

Les principaux concurrents de NVIDIA ont exprimé leurs propres inquiétudes, affirmant que l'architecture et les concepts de la société britannique de puces sont utilisés dans l'ensemble de l'industrie et que cette fusion limiterait leur capacité à utiliser la technologie qui fait partie de l'épine dorsale des conceptions d'autres concurrents. NVIDIA a déclaré qu'un tel jeu de puissance ne se produirait jamais et qu'ils conserveraient la possibilité d'utiliser la technologie d'Arm dans son ensemble.

Source : déclaration Nvidia
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 17/09/2020 à 9:34
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
Nvidia a annoncé dimanche son intention d'acheter le Britannique ARM, le concepteur de puces basé à Cambridge et propriété de la SoftBank japonaise pour 40 milliards de dollars, disant qu'il créerait « la première entreprise informatique du monde ». Cependant, le cofondateur d'ARM, Hermann Hauser, a déclaré que ce serait un désastre si le rival américain NVIDIA achetait la société britannique qu'il a aidé à construire. S'adressant à la BBC lundi, Hauser a déclaré : « Je pense que c'est un désastre absolu pour Cambridge, le Royaume-Uni et l'Europe ».
C'est toujours triste quand une grande entreprise ou une entreprise stratégique se fait racheter par une entreprise US.
Malheureusement ça fait longtemps que ça se passe comme ça.
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Avatar de calvaire
Membre expert https://www.developpez.com
Le 19/09/2020 à 8:49
en tant que développeur le monde d'arm ne m'a jamais franchement intéressé.
tous les appareils construits avec ces puces sont assez verrouillées. Il est impossible d'installer des os dessus a moins d'avoir des driver de boot spécifique a chaque plateforme (même sur un raspberry il faut une rom spécial de dsebian, manjaro... pas de boot universelle)
et si sur raspberry on peut choisir sont système c'est uniquement grâce à la forte communauté, sans communauté il n'y aurais que raspbian de fournie

même chose pour les pilotes (graphique, réseau...) rien de standard, pas de pilote générique comme on en a dans le x86

quand aux systèmes développé dessus (bien que ce n'est pas la faute de arm je vous l'accorde) (ios/android) ce sont des os quand meme assez verrouillées, pour ios c'est more et pour android il faut pas mal bidouiller quand même pour pouvoir rooter sont téléphone et installer une autre rom (android évidement)
et je parle pas de windows arm, les tablettes windows rt sont aujourd'hui complétement obsolète, impossible d'installer une debian dessus (qui pourtant tournerais super bien)

d'un point de vue développeur, je préfère donc rester sur du x86, je peux installer l'os que je souhaite, développer et commercialiser des produits sans passer par des systèmes qui me ponctionne 30% (on peu plus facilement ce passer de steam que de app store ou play store)

quand aux avantages de arm il n'en sont pas, intel arrive a faire des cpu x86 à perf égale aussi peu gourmand et aussi cher que les haut de gamme de qualcomm (si l'on prends le S865 de qualcomm, les puces d'intel sont aussi bon et... aussi cher pour une conso similaire)
les laptop à base d'arm le prouve, les app (compilé arm par honnêteté intellectuel) tourne aussi bien que les pentium d'intel et propose une autonomie similaire, avec la nouvelle architecture d'intel sunny cove cela va renforcer encore plus cela.
quand a la puissance, les threadrippers d'amd 32 cœurs coute moins cher et sont plus puissante que les meilleurs puce arm pour serveurs.

Nvidia s'en fou du processeur, ce que Nvidia souhaite surtout c'est pouvoir exploiter au maximum les gpu plutôt que les cpu, que ce soit pour le gaming ou pour les calculs ou pour l’entrainement de modèle d'inférence.
dans un monde Nvidia parfait, le cpu ferais boot et le chargement des pilotes de la machine puis ensuite c'est le gpu qui s'occuperais du reste.

AMD à une autre vision en revanche, avec la multiplication des coeurs cpu pour pas cher, amd pousse pour une utilisation massive des 2 composants (le cpu pour l'ia et le moteur physique et le gpu pour le rendu 3d par exemple)
c'est intéressant d'utiliser les libs des 2 constructeurs pour voir les 2 visions technologique.

si risc-v pose les bonnes bases (procédure de boot et pilote standardisé, architecture cpu open source enfin en grande partie), je pense que je interclasserais à cette plateforme
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Avatar de floyer
Membre actif https://www.developpez.com
Le 19/09/2020 à 10:54
Je cite calvaire :

tous les appareils construits avec ces puces sont assez verrouillées.
[...]
et si sur raspberry on peut choisir sont système c'est uniquement grâce à la forte communauté, sans communauté il n'y aurais que raspbian de fournie
Sur Raspberry, on peut choisir Debian, FreeBSD (https://wiki.freebsd.org/action/show...Raspberry%20Pi), NetBSD (https://wiki.netbsd.org/ports/evbarm/raspberry_pi/), Windows 10 IoT (https://raspberry-pi.fr/windows-10-i...-raspberry-pi/)... on ne peut pas vraiment parler de système fermé. C’est aussi ouvert qu’un PC d’une certaine manière. ET oui, il y a des efforts de portages comme lors du portage de BSD du VAX au PC, puis du PC sur bus ISA au PC sur bus PCI, etc. ce qui ne fait pas du PC une architecture fermée.

même chose pour les pilotes (graphique, réseau...) rien de standard, pas de pilote générique comme on en a dans le x86
Certes, les cartes graphiques ont des modes standards hérités des cartes VGA de jadis, mais toutes les cartes graphiques actuelles ont leurs drivers (Intel, NVidia, ou AMD typiquement, mais il y en bien d'autres : http://www.xfree86.org/4.8.0/RELNOTES4.html#21). Pire, NVidia ne fourni pas les API, du coup, on a un serveur X sans accélération (https://www.x.org/wiki/nv/). Le PC a un côté fermé donc ! De même je n’ai jamais entendu parler de pilote générique pour les cartes réseaux. Un détour par https://git.kernel.org/pub/scm/linux...net?h=v5.9-rc5 montre la myriade de drivers réseaux Linux développées pour supporter la plupart des cartes réseaux. Seul le réseau sur USB utilise vraiment un driver générique.
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Avatar de Aiekick
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 06/12/2021 à 17:33
j'en pense que il peuvent promettre ce qu'il veulent.
s'il n'y a pas un cadre legal qui empeche de rompre le modele et la volonté de distribution des licences arm actuelle.
il n'y pas pas de garantie qu'il le maintienne. les promesses n'engage que ceux qui y croient
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