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Le fabricant américain de puces Intel a annoncé mardi soir qu'il avait suspendu toutes ses opérations commerciales en Russie
Après avoir suspendu toutes les livraisons dans le pays le mois dernier

Le , par Sandra Coret

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Le fabricant américain de puces Intel a annoncé mardi soir qu'il avait suspendu toutes ses opérations commerciales en Russie, rejoignant ainsi les autres entreprises technologiques qui se sont retirées du pays en raison de l'invasion de l'Ukraine.

Intel avait déjà suspendu toutes ses livraisons à ses clients en Russie et au Belarus le mois dernier, après que le gouvernement américain eut émis des sanctions radicales empêchant l'exportation de technologies vers ces pays.

Avec cette annonce, Intel met fin à toutes ses opérations commerciales dans le pays, ce qui inclut 1 200 employés situés en Russie.

"Intel continue de se joindre à la communauté mondiale pour condamner la guerre de la Russie contre l'Ukraine et appeler à un retour rapide à la paix", a annoncé Intel dans un communiqué de presse mardi soir.

"Avec effet immédiat, nous avons suspendu toutes les opérations commerciales en Russie. Cela fait suite à notre décision antérieure de suspendre toutes les livraisons aux clients de Russie et de Biélorussie."

Intel indique qu'elle s'efforce de soutenir tous ses employés russes pendant la fermeture et qu'elle a mis en place des plans de continuité des activités pour minimiser les perturbations.

AMD, Intel et Taiwan Semiconductor Manufacturing Co (TSMC) ayant interrompu toutes leurs ventes et expéditions vers la Russie, le pays est confronté à une crise informatique qui pourrait entraîner des pannes de télécommunications et des perturbations commerciales.


Le mois dernier, la commission russe RSPP pour les communications et les technologies de l'information a mis en garde contre d'éventuelles pannes de services Internet dues au manque d'équipements de télécommunications et de pièces de rechange disponibles.

Le gouvernement russe chercherait également des moyens de surmonter une crise du stockage des données dans le secteur public, car les entreprises de stockage de données, y compris les services en cloud, ne vendent plus en Russie.

Source : Intel

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi :

AMD et Intel auraient suspendu leurs livraisons de processeurs à usage industriel à la Russie, TSMC pourrait leur emboîter les pas dans les prochaines heures

Les grandes entreprises technologiques se retirent de Russie, dont Google, Apple, Samsung, Netflix et Spotify, cela pourrait créer une opportunité pour les entreprises chinoises comme Xiaomi

Plus que deux mois et la Russie se retrouvera sans stockage de données, le Pays est en passe d'être confrontée à une crise informatique

Le principal FAI américain à la Russie interrompt ses services dans ce pays, invoquant une invasion non provoquée de l'Ukraine

Les Russes font la course au téléchargement de Wikipédia avant son bannissement par les autorités, les téléchargements de l'encyclopédie en ligne dans le pays grimpent de 4000 % selon Kiwix

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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 15/04/2022 à 18:13
Les entreprises technologiques se joignent aux sanctions imposées à la Russie dans le cadre de la guerre en Ukraine
une situation qui pourrait paralyser l'industrie technologique russe

L'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février dernier n'a pas laissé les grandes entreprises technologiques indifférentes. De Nvidia à Intel en passant par Amazon et Microsoft, un grand nombre d'entreprises informatiques ont pris des sanctions contre la Russie et ont suspendu tout ou partie de leurs activités dans le pays. Certaines de ces sanctions découlent directement des mesures prises par les gouvernements occidentaux contre la Russie. Cela a mis l'industrie technologique russe dans un mauvais état.

Le conflit russo-ukrainien a montré à quel point l'industrie technologique est importante et stratégique pour un pays. Elle peut de fait être utilisée pour paralyser son économie toute entière. Dans le cas présent, l'exportation de nombreuses technologies vitales et susceptibles d'être utilisées par Moscou pour la construction d'armes ou d'infrastructures militaires a été interdite. Il s'agit notamment des semiconducteurs et autres produits microélectroniques, des équipements de télécommunications, des capteurs, des technologies aérospatiales, des systèmes de navigation, des équipements navals, pour ne citer que ceux-là.



D'autres technologies grand public ont également été interdites ou l'accès a été restreint pour les Russes, notamment YouTube et Google Play, Apple Pay, Netflix, Spotify, etc. Voici un aperçu de ce qui s'est passé dans la sphère informatique depuis le 24 février.

Les entreprises suivantes ont arrêté les publicités ou supprimé la possibilité de les monétiser en Russie :

  • 25 février : Meta a interdit aux médias d'État russes de diffuser des publicités ou de monétiser dans le monde entier ;
  • 25 février : Twitter a temporairement interrompu les publicités en Ukraine et en Russie afin de mettre en avant les "informations critiques pour la sécurité publique" ;
  • 2 mars : Snap a mis en pause les publicités sur l'application Snapchat en Russie, en Biélorussie et en Ukraine ;
  • 3 mars : Alphabet a suspendu toutes les publicités en Russie, couvrant la recherche, YouTube et les partenaires d'édition ;
  • 7 mars : Apple a suspendu les publicités sur l'App Store en Russie ;
  • 10 mars : Google Play et YouTube ont suspendu les fonctions de monétisation et les services de paiement en Russie ;
  • 23 mars : Google a déclaré qu'il ne laisserait pas les chaînes, les sites Web ou les applications de YouTube vendre des publicités qui rejettent la guerre.


Certaines entreprises ont restreint ou étiqueté les chaînes d'information d'État russes, notamment RT et Sputnik, et la désinformation russe, ou ont mis fin aux liens avec les moteurs de recherche russes :

  • 28 février : Roku a supprimé RT de son magasin de chaînes ;
  • 28 février : TikTok a interdit aux organisations d'information soutenues par l'État d'accéder à leurs comptes ;
  • 1er mars : Meta a restreint l'accès aux médias d'État russes RT et Sputnik dans l'UE ;
  • 1er mars : DuckDuckGo a mis en pause sa relation avec le moteur de recherche russe Yandex ;
  • 2 mars : Reddit a interdit les liens vers les médias russes soutenus par l'État sur l'ensemble de son site ;
  • 3 mars : Spotify a supprimé tout le contenu de Sputnik et de RT ;
  • 4 mars : Telegram a interdit les médias d'État russes suite à la pression de l'Europe pour supprimer les chaînes ;
  • 8 mars : Instagram a déclassé les posts des médias d'État russes sur ses flux, en abaissant leur priorité dans la file d'attente des Stories et en donnant un avertissement aux gens avant qu'ils ne partagent à nouveau du contenu provenant de médias contrôlés par l'État ;
  • 10 mars : DuckDuckGo a décidé de déclasser les informations provenant des sites associés à l'État russe ;
  • 11 mars : YouTube a bloqué l'accès aux chaînes associées aux médias d'État russes dans le monde entier.


Les entreprises suivantes ont cessé leurs ventes en Russie :

  • 1er mars : Apple a coupé la Russie de "toutes les ventes de produits" ;
  • 3 mars : CD Projekt Group, développeur des jeux The Witcher, a interrompu toutes les ventes de ses produits en Russie et en Biélorussie ;
  • 4 mars : Samsung a interrompu ses expéditions de produits vers la Russie, suspendant les exportations de produits tels que les puces, les smartphones et l'électronique grand public ;
  • 4 mars : Microsoft a suspendu les nouvelles ventes de produits et de services en Russie ;
  • 4 mars : Activision Blizzard a arrêté les nouvelles ventes de ses jeux en Russie ;
  • 5 mars : Epic Games a annoncé qu'il "arrête le commerce" en Russie ;
  • 9 mars : Sony a suspendu les ventes de logiciels et de matériel en Russie.


Les entreprises suivantes ont interrompu leurs activités en Russie, cessé d'y prendre de nouveaux clients ou coupé la Russie de leurs services :

28 février : Netflix a déclaré qu'il n'ajouterait aucune chaîne russe à son service ;
1er mars : Mastercard et Visa ont bloqué l'accès des banques russes à leurs réseaux ;
3 mars : Spotify a fermé son bureau en Russie pour une durée indéterminée ;
3 mars : PayPal a suspendu ses services en Russie, affectant également son service de transfert d'argent Xoom ;
4 mars : Amazon Web Services (AWS) a cessé d'accepter de nouveaux clients en Russie ;
4 mars : Cogent Communications, un fournisseur de services Internet basé aux États-Unis, a interrompu ses services aux clients russes ;
6 mars : TikTok a suspendu les diffusions en direct et le téléchargement de nouveaux contenus en Russie ;
6 mars : Netflix suspend totalement ses services en Russie ;
7 mars : les sociétés de technologie d'entreprise EPAM Systems et Luxoft ont annoncé qu'elles coupaient leurs liens avec la Russie ;
7 mars : WeWork a cessé ses activités en Russie, interrompant ses plans d'expansion et se séparant de ses opérations dans la région ;
9 mars : Lumen, un fournisseur de services Internet basé aux États-Unis, a cessé ses activités en Russie ;
9 mars : Sony a interrompu les opérations du Playstation Store dans le pays ;
9 mars : Bumble a cessé ses activités en Russie et a retiré ses applications des boutiques Apple et Google dans le pays ;
9 mars : Amazon a cessé d'expédier des produits depuis son site de vente au détail et a restreint l'accès à Amazon Prime en Russie ;
16 mars : Qualcomm a déclaré qu'il cesserait de vendre des produits aux entreprises russes ;
25 mars : Spotify a annoncé qu'il allait "suspendre complètement" son service en Russie ;
5 avril : Intel a suspendu toutes ses opérations commerciales en Russie.

D'autres entreprises telles que Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC), Nvidia, l'allemand SAP, Oracle, Nokia IBM, Cisco font également partie du lot. Du point de vue des Russes, le fait que TSMC se soit également joint à l'interdiction risque de peser encore plus lourd. En effet, les sociétés russes de semiconducteurs telles que Baikal, MCST, Yadro et STC Module conçoivent elles-mêmes leurs puces, mais les font produire par le fabricant sous contrat taïwanais.

Il est donc possible que la Russie soit complètement bloquée en matière d'approvisionnement en semiconducteurs pour le moment, d'autant plus que des fournisseurs tels que Samsung, Micron et SK Hynix ont également suspendu toutes leurs livraisons.

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous du nombre important de sociétés technologiques qui ont sanctionné la Russie ?
Selon vous, ces entreprises ont-elles fait le bon choix ? Pourront-elles reprendre leurs activités en Russie après le conflit ?
Selon vous, quels messages cela envoie-t-il aux gouvernements du monde ?
Quelles questions cela soulève-t-il du point de vue de la souveraineté numérique ?
Pensez-vous que ces entreprises en ont fait plus que témoigner leur solidarité envers les Ukrainiens ?

Voir aussi

YouTube et Google Play suspendent tous les services basés sur le paiement en Russie, y compris les abonnements, les sanctions occidentales commencent à poser des problèmes bancaires dans le pays

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Google a désactivé les données de trafic Maps en Ukraine pour protéger les citoyens, les données de Google Maps pourraient être dangereuses pendant l'invasion
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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 20/04/2022 à 23:13
L'industrie technologique russe fait face à la « fuite des cerveaux » : plus de 50 000 professionnels de l'IT ont quitté le pays,
100 000 autres envisagent de faire de même dans les prochains mois

Plus de cinquante mille professionnels IT russes ont délaissé leur pays suite à l'invasion de l'Ukraine fin février. Selon un groupe commercial de l'industrie technologique russe, cent mille autres professionnels de l'informatique voudraient faire de même dans les prochains mois. La plupart de ces informaticiens russes sont allés en Arménie, en Turquie, aux Emirats Arabes Unis et en Géorgie, des choix orientés par le fait qu'ils n'avaient pas besoin d'un visa pour se rendre dans ces pays. Les autorités russes ont entre-temps pris des mesures pour s'opposer à l'exode des informaticiens, proposant entre autres des avantages fiscaux et la possibilité de plus facilement contracter un prêt hypothécaire pour l'achat d'une habitation. Selon une estimation, la Russie compte un à deux millions de professionnels IT.

Depuis que leur pays a envahi l'Ukraine, les travailleurs russes de la technologie sont partis par milliers. Ils semblent déterminés à reconstruire leur vie et leurs entreprises dans d'autres pays. Début mars, quelques jours après que la Russie a envahi l'Ukraine et a commencé à réprimer la dissidence dans son pays, Konstantin Siniushin, un capital-risqueur à Riga, en Lettonie, a aidé à affréter deux avions hors de Russie pour aider les gens à fuir.

Les deux avions sont partis de Moscou, transportant des techniciens de la capitale russe ainsi que de Saint-Pétersbourg, Perm, Ekaterinbourg et d'autres villes. Ensemble, les avions ont déplacé environ 300 développeurs de logiciels, entrepreneurs et autres spécialistes de la technologie hors du pays, dont 30 travailleurs russes de start-up soutenues par Siniushin.

Les avions ont volé vers le sud au-delà de la mer Noire jusqu'à Erevan, la capitale de l'Arménie, où des milliers d'autres travailleurs technologiques russes ont fui dans les semaines qui ont suivi l'invasion. Des milliers d'autres ont pris l'avion pour la Géorgie, la Turquie, les Émirats arabes unis et d'autres pays qui acceptent les citoyens russes sans visa.

Le 22 mars, un groupe commercial de l'industrie technologique russe estimait qu'entre 50 000 et 70 000 travailleurs de la technologie avaient quitté le pays et que 70 000 à 100 000 supplémentaires suivraient bientôt. Ils font partie d'un exode beaucoup plus important de travailleurs de Russie, mais leur départ pourrait avoir un impact encore plus durable sur l'économie du pays.


L'impact potentiel de cet exode

L'exode changera fondamentalement l'industrie technologique russe, selon des entretiens avec plus de deux douzaines de personnes qui font partie de la communauté soudée des travailleurs technologiques russes à travers le monde, dont beaucoup ont quitté le pays ces dernières semaines. Une industrie autrefois considérée comme une force montante dans l'économie russe perd de vastes pans de ses travailleurs. Elle perd bon nombre des jeunes esprits brillants qui bâtissent des entreprises pour l'avenir.

« La plupart des travailleurs technologiques russes font partie du marché mondial. Soit ils travaillent pour des entreprises mondiales, soit ce sont des entrepreneurs technologiques qui essaient de créer de nouvelles entreprises pour le marché mondial », a déclaré Siniushin par l'intermédiaire d'un interprète de son bureau à Riga. « Alors ils quittent le pays ».

Le récent exode renverse 10 à 15 ans d'élan dans l'industrie technologique russe, a déclaré Konstantin Sonin, économiste à la Harris School of Public Policy de l'Université de Chicago, qui a immigré de Russie aux États-Unis. « C'est maintenant comme dans les années 90, quand quiconque était capable de déménager a quitté le pays », a-t-il déclaré.

La technologie est une petite partie de l'économie russe par rapport aux industries de l'énergie et des métaux, mais elle a connu une croissance rapide. La perte de nombreuses personnes jeunes, éduquées et tournées vers l'avenir pourrait avoir des ramifications économiques pour les années à venir, ont déclaré des économistes.

« L'impact à long terme peut être plus important que l'impact à court terme », a déclaré Barry Ickes, chef du département d'économie de l'Université d'État de Pennsylvanie, spécialisé dans l'économie russe. « En fin de compte, la Russie doit diversifier son économie loin du pétrole et du gaz, et elle doit accélérer la croissance de la productivité. La technologie était un moyen naturel de le faire ».

Les raisons des départs sont multiples

Les travailleurs ont quitté le pays parce qu'ils s'opposaient à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, ne voulaient plus vivre sous le régime de Poutine, craignaient de ne pas pouvoir s'exprimer s'ils restaient et/ou craignaient pour leur futur. Travaillant dans la technologie, une industrie relativement lucrative, ils avaient de l'argent pour fuir le pays. Et comme les autres travailleurs de la technologie dans le monde, ils pouvaient continuer leur travail de n'importe où avec un ordinateur portable et une connexion Internet.

D'autres sont partis parce que leurs entreprises les ont renvoyés.

Après que des gouvernements étrangers ont imposé des sanctions à la Russie et que de nombreuses entreprises américaines et européennes ont cessé d'y vendre des produits ou ont interdit l'accès aux services bancaires et Internet, certains travailleurs technologiques russes n'avaient pas les outils nécessaires pour faire leur travail. De plus, les entreprises ont eu du mal à les payer.

Certains travaillaient pour des entreprises basées en Russie et d'autres pour des entreprises ayant leur siège social ailleurs. De nombreuses start-ups aux États-Unis et en Europe – dont beaucoup ont été fondées par des entrepreneurs nés en Russie – s'appuyaient sur des développeurs logiciels, des ingénieurs et d'autres travailleurs de la technologie en Russie. Pour les entrepreneurs russes vivant à l'étranger, ces travailleurs n'étaient pas aussi chers que les spécialistes de la Silicon Valley et d'autres régions des États-Unis.


Les zones privilégiées

StudyFree, une start-up de San Francisco qui aide les étudiants à trouver des bourses et des subventions universitaires, employait environ 30 travailleurs en Russie, mais les garder là-bas est devenu un handicap, alors l'entreprise les a contraint à se déplacer, a déclaré Dasha Kroshkina, fondatrice de l'entreprise d'origine russe. .

En mars, un groupe qui offrait des conseils et d'autres aides aux personnes se déplaçant de Russie à Erevan (capitale de l'Arménie) sur l'application de messagerie Internet Telegram est passé à 18 000 membres. Pendant les journées de travail, les travailleurs russes de la technologie ont rempli les cafés et autres espaces publics, et alors qu'ils cherchaient des logements, les prix des loyers ont considérablement augmenté, selon de nombreuses personnes qui ont travaillé pour trouver des appartements via le groupe Telegram.

« Nous n'avons pas assez d'appartements de qualité pour les personnes très éduquées avec des salaires élevés et des normes élevées », a déclaré Aram Shahbandarian, un ancien employé de Google basé à Erevan qui aide de nombreux Russes à s'installer dans la ville. 1 Erevan est en train de craquer ».

Vahan Kerobyan, ministre arménien de l'Économie, a déclaré dans une interview qu'en tant que pays ayant une relation stratégique avec la Russie, il ne pouvait pas dire qu'il encourageait les entreprises à se retirer de Russie, mais que si les entreprises décidaient de quitter la Russie, alors son pays était près à les accueillir.

« La communauté technologique arménienne apporte son soutien à ses amis russes, et le gouvernement voudrait donner aux entreprises russes un endroit agréable et pas trop cher où elles peuvent travailler », a-t-il déclaré. Kerobyan a estimé que 43 000 personnes avaient quitté la Russie pour l'Arménie, dont la moitié détenaient des passeports russes et l'autre moitié des passeports arméniens.

Miro, une société américaine de logiciels, a affrété des vols vers Erevan pour ses employés russes et les a transférés dans deux hôtels au cœur de la ville, a déclaré Kerobyan. X-tensive, une société de développement de logiciels en Russie, a également déménagé ses employés dans la ville arménienne car son principal client, ServiceTitan, y a un bureau, a-t-il déclaré.

Miro a déclaré publiquement qu'elle déplaçait ses travailleurs hors de Russie. X-tensive n'a pas fait de déclaration publique.

Beaucoup de ces travailleurs peuvent éventuellement aller ailleurs car les restrictions de visa les obligent à quitter leur domicile actuel après un certain nombre de jours. Beaucoup ne savent pas où ils pourraient aller. D'autres envisagent de déménager dans des pôles technologiques prometteurs plus éloignés, tels que Dubaï et Lisbonne.

Les incitations du gouvernement pour conserver ses professionnels de l'IT

Artem Taganov, fondateur et directeur général d'une start-up russe appelée HintEd, a déclaré qu'il connaissait environ 70 fondateurs d'entreprises russes qui, comme lui, avaient fui en Arménie. Si les entrepreneurs restent en Russie, a-t-il dit, leurs entreprises ne pourront servir que le marché local.

« Avant que tout cela ne commence, la Russie avait une base technologique si solide », a regretté Taganov. « Maintenant, nous avons une fuite des cerveaux qui se poursuivra pendant les cinq à 10 prochaines années ».

La Russie a une tradition de production d'ingénieurs en logiciel et de développeurs Web talentueux. Des entreprises remarquables comme Telegram et Yandex sont venues du pays. Alors que les sanctions coupent le pays de l'économie mondiale, les entreprises technologiques devront s'inspirer de la Chine, un pays beaucoup plus grand, où les entreprises ont réussi en s'adressant aux clients nationaux.

Le gouvernement russe veut garder les travailleurs de la technologie dans le pays, offrant des taux d'imposition plus bas, des hypothèques à des taux préférentiels et même la promesse qu'ils ne seront pas enrôlés dans l'armée, selon les médias d'État. Il y a quelques jours, Mikhail V. Mishustin, le Premier ministre russe, a appelé les travailleurs technologiques russes à créer « notre propre écosystème ». « La patrie vous a donné tout ce dont vous avez besoin pour faire votre travail », a déclaré Mishustin dans son discours annuel au Parlement. « Vous pourrez travailler de manière fiable et sereine pour votre pays, pour votre entreprise, gagner de l'argent normalement et vivre ici confortablement ».

Beaucoup resteront en Russie et travailleront pour des entreprises affiliées à l'État. Mais ils seront confrontés à d'autres obstacles.

Ils devront peut-être reconstruire bon nombre des outils fondamentaux nécessaires au développement de logiciels et de services Internet modernes. Le matériel informatique crucial peut devenir plus difficile à trouver car les sanctions limitent la disponibilité.

Stepan Pachikov, considéré par beaucoup comme l'un des premiers entrepreneurs technologiques russes à avoir réussi après avoir créé Paragraph International, une société qui fabriquait des logiciels d'écriture manuscrite pour les machines Apple, a déclaré que les travailleurs technologiques les plus intelligents quittaient le pays depuis des années, mais qu'avec la situation actuelle, le rythme s'accélérait. .

Alors que Pachikov a vu la Russie devenir économiquement isolée du monde et plus restrictive chez lui, il est peu optimiste quant à l'avenir. « C'est dévastateur », a-t-il déclaré. « Si vous perdez trop de sang, c'est la mort pour le corps. La Russie a perdu beaucoup de sang ».

Et vous ?

Quel impact pensez-vous que cet exode des professionnels russes des technologies de l'information aura-t-il sur la filière en Occident ?
Connaissez-vous des développeurs bloqués en Russie à cause des sanctions de Visa et Mastercard contre ledit pays ? Partagez vos anecdotes

Voir aussi :

Les professionnels de l'IT de Russie partent du pays en raison de leur sevrage des services en ligne via lesquels ils gagnent leur vie, selon l'Association russe des communications électroniques
Les entreprises technologiques se joignent aux sanctions imposées à la Russie dans le cadre de la guerre en Ukraine, une situation qui pourrait paralyser l'industrie technologique russe
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Avatar de Bruno
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 05/05/2022 à 1:39
Face à l'exode des cerveaux, la Russie cherche des informaticiens doués en prison,
selon un rapport

Face à l'exode des cerveaux qui fuient le pays après l'invasion de l'Ukraine, la Fédération de Russie met en place une nouvelle stratégie pour remédier à la pénurie croissante d'experts qualifiés en technologies de l'information : il s'agirait de forcer les personnes douées pour la technologie au sein de la population carcérale du pays à effectuer des travaux informatiques à faible coût pour les entreprises nationales.

Le 27 avril, plusieurs médias russes ont publié des articles indiquant que le service pénitentiaire fédéral russe avait annoncé un plan visant à recruter des spécialistes en informatique dans les prisons russes afin qu'ils travaillent à distance pour des entreprises commerciales nationales.


Les Russes condamnés aux travaux forcés purgent leur peine dans l'un des nombreux centres pénitentiaires répartis dans des dizaines de régions russes, généralement dans le centre le plus proche de leur ville natale. Alexander Khabarov, directeur adjoint du service pénitentiaire russe, a déclaré que son agence avait reçu des propositions d'hommes d'affaires de différentes régions visant à faire travailler à distance des informaticiens condamnés dans des centres pénitentiaires pour des sociétés commerciales.

« Cette initiative nous est proposée dans un certain nombre de territoires, dans un certain nombre de domaines par des entrepreneurs qui travaillent dans ce secteur, a déclaré Khabarov à l'agence de presse russe TASS. Nous n'en sommes qu'au stade initial. Si la demande existe, et c'est très probablement le cas, nous pensons que nous ne forcerons pas les spécialistes de ce domaine à travailler dans d'autres industries. »

Après un état des lieux de leur filière suite aux sanctions de Visa et Mastercard, les spécialistes de l’IT de Russie ont signifié en début du mois de mars que ces sanctions les empêchent de partir du pays ou de subvenir à leurs besoins pour ceux qui y sont parvenus puisque dépendant de leurs avoirs sur cartes bancaires.

Selon un rapport de l'Association russe des communications électroniques, entre 50 000 et 70 000 professionnels russes de l'informatique ont quitté le pays à la mi-mars. Les concernés évoquent leur sevrage des services en ligne au travers desquels ils gagnent leur vie.

Selon le site médiatique russe Lenta.ru, depuis le 21 mars, près de 95 000 postes vacants dans le secteur des TI sont restés vacants en Russie. Lenta précise que le nombre de postes non pourvus a en fait diminué de 25 % par rapport au mois précédent, officiellement parce que « de nombreuses entreprises russes revoient actuellement leurs plans et leurs budgets, et certains projets ont été reportés. »

L'Association russe pour les communications électroniques (RAEC) a récemment estimé qu'entre 70 000 et 100 000 personnes quitteront la Russie dans le cadre de la deuxième vague d'émigration des informaticiens de Russie. « L'étude note également que le nombre d'informaticiens qui souhaitent quitter la Russie est en augmentation. Les experts considèrent les États-Unis, l'Allemagne, la Géorgie, Chypre et le Canada comme les pays les plus attrayants pour déménager », rapporte Lenta à propos de l'enquête du RAEC.

En début du mois derniers, un texte octroyant un sursis de l’armée aux informaticiens a été annoncé par le ministère du Développement numérique. Il était également prévu de proposer aux informaticiens des incitations financières pour rester en Russie. Ce ministère a exprimé son opposition ferme à toute mesure leur interdisant de quitter le territoire, indiquant que « de telles mesures peuvent entraîner une augmentation de l’exode des spécialistes et avoir un effet destructeur sur l’industrie dans son ensemble ».

« Nos spécialistes sont très appréciés sur le marché mondial de l’informatique. Nous devons leur offrir des conditions de travail décentes et compétitives, et ne pas entraver leur mobilité ou leur emploi dans des entreprises étrangères », avait ajouté le ministère. La crainte d’une mobilisation générale des hommes russes serait à l’origine de la ruée à l’étranger dans les jours ayant suivi le début de l’offensive en Ukraine. Parmi les Russes réfugiés à l’étranger, il y a de très nombreux informaticiens. Les autorités russes craignent de perdre ce vivier de compétences.

Khabarov a déclaré aux médias russes qu'en vertu de la proposition de recruter des spécialistes en informatique dans les prisons russes, les personnes possédant des compétences informatiques dans ces établissements ne travailleraient que dans des domaines liés aux technologies de l'information, mais ne seraient pas limitées aux entreprises de leur propre région. Selon le service pénitentiaire russe, le salaire moyen des personnes condamnées aux travaux forcés est d'environ 20 000 roubles par mois, soit environ 281 dollars américains.

On ne sait pas exactement combien de « spécialistes de l'informatique » purgent actuellement une peine de prison en Russie, ni ce que cela signifie précisément en termes de compétences et de connaissances informatiques d'un détenu. Selon la BBC, environ la moitié de la population carcérale mondiale est détenue aux États-Unis, en Russie ou en Chine. La BBC précise que la Russie abrite actuellement près de 875 000 détenus, soit environ 615 détenus pour 100 000 citoyens.

Les États-Unis ont un taux d'incarcération encore plus élevé (737/100 000), mais aussi une population carcérale totale bien plus importante de près de 2,2 millions de personnes. Sergei Boyarsky, vice-président du comité de la Douma russe chargé de la politique de l'information, a déclaré que l'idée valait la peine d'être poursuivie si un nombre important de spécialistes en informatique étaient déjà incarcérés en Russie.

« Je sais que nous avons un besoin général de spécialistes en informatique, c'est un marché en pleine croissance, a déclaré Boyarsky, qui fait partie des dirigeants russes sanctionnés par le Trésor américain en réponse à l'invasion russe de l'Ukraine. Boyarsky est à la tête de la branche de Saint-Pétersbourg de Russie Unie, un parti politique fortement pro-Poutine qui détient plus de 70 % des sièges à la Douma d'État russe.

« Puisqu'ils travaillent toujours là-bas, il serait probablement juste de donner aux personnes ayant une profession qui leur permet de travailler à distance de ne pas perdre leurs qualifications, aurait dit Boyarsky à propos des détenus potentiellement qualifiés. « Au minimum, cette proposition mérite attention et discussion s'il y a beaucoup de spécialistes de ce type. »

Source : RBC

Et vous ?

Que pensez-vous de cette initiative ?

Voir aussi :

Les spécialistes de la filière IT de Russie adressent une lettre ouverte à Visa et Mastercard, pour leur signifier que leurs sanctions les empêchent de partir du pays ou de subvenir à leurs besoins

Les professionnels de l'IT de Russie partent du pays en raison de leur sevrage des services en ligne via lesquels ils gagnent leur vie, selon l'Association russe des communications électroniques

La Russie accorde un sursis militaire aux professionnels des hautes technologies, des incitations financières sont proposées pour rester en Russie

L'industrie IT russe fait face à la « fuite des cerveaux » : plus de 50 000 professionnels de l'IT ont quitté le pays, 100 000 autres envisagent de faire de même dans les prochains mois
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Avatar de Bruno
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 22/04/2022 à 13:55
SAP a annoncé mardi qu'il se retirait de la Russie après 30 ans d'activités dans le pays,
laissant les clients sur site sans support logiciel

« Nos cœurs et nos espoirs sont avec le peuple ukrainien. Plus que tout, nous voulons que cette guerre prenne fin », a déclaré le géant Allemand du logiciel, faisant référence à l'invasion illégale de l'Ukraine par le président russe Vladimir Poutine, dans un communiqué en conserve annonçant sa sortie.

SAP a interrompu toutes ses ventes en Russie au début du mois de mars, conformément aux sanctions internationales. Le géant des logiciels d'entreprise SAP a déclaré qu'il suspendait toutes ses ventes dans le pays à la suite de l'invasion de l'Ukraine par Moscou. Les sanctions économiques contre la Russie sont un mécanisme important dans les efforts pour restaurer la paix. SAP est en échange constant avec les gouvernements du monde entier, « nous avons toute confiance en leurs conseils et nous soutenons pleinement les actions entreprises jusqu'à présent. Nous cessons toute activité en Russie alignée et en outre, nous interrompons toutes les ventes de services et de produits SAP en Russie ».


Avec des centaines de milliers de personnes qui fuient leurs maisons, il est crucial de trouver et de fournir rapidement un abri. Nous avons alloué une aide humanitaire initiale d'un million d'euros à la population ukrainienne et travaillons avec les organisations nationales de la Croix-Rouge, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) et d'autres organisations pour proposer notre technologie afin de soutenir leurs efforts. Cependant, l'entreprise a fait face à des critiques pour avoir continué à soutenir ses produits en Russie. Dans un tweet viral, le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a reproché à SAP, ainsi qu'à Microsoft et Oracle, de soutenir la technologie en Russie.

Le 14 mars, Oracle a indiqué sur Twitter qu'il avait quitté la Russie, laissant les clients existants sans mises à jour logicielles ni assistance. Microsoft n'a pas fait de même. Le vice-premier ministre ukrainien, Mykhailo Fedorov, a fait monter la pression en publiant une série de tweets accusateurs à l'encontre de SAP.

Le 24 mars, l'entreprise a annoncé qu'elle mettait fin à ses services de cloud computing en Russie. Deux jours plus tard, Mykhailo a fait l'éloge de SAP et a déclaré que l'entreprise avait non seulement accepté de soutenir un blocus numérique de la Russie, mais qu'elle ouvrirait un jour un centre de R&D en Ukraine. Les logiciels SAP peuvent faire l'objet d'une licence pour une utilisation sur site, ou être obtenus sous forme de service d'abonnement basé sur le cloud, ce qui fait qu'il n'est pas simple de fermer entièrement son produit en Russie.

« Au-delà de la mise en œuvre des sanctions et de l'arrêt de toutes les ventes, nous arrêtons activement nos opérations de cloud computing en Russie. Nous avons reçu des questions sur la capacité de SAP à arrêter tous les produits existants pour les clients russes. Certains clients russes ont acheté et déployé leurs produits SAP sur site et les utilisent au sein de leur propre service informatique. Cela signifie qu'indépendamment de toute décision de SAP de ne pas fournir de support ou d'engagement de quelque nature que ce soit, ces clients sont toujours en mesure de continuer à utiliser ces produits indépendamment de SAP.

« Pour répondre aux besoins humanitaires et aux besoins des réfugiés sur le terrain, nous utilisons notre technologie pour aider les organisations multinationales dans une série d'efforts d'aide. Il s'agit notamment de garantir l'approvisionnement des groupes d'aide et des professionnels de la santé. Le 9 mars, nous avons permis aux fournisseurs de SAP Business Network de déclarer qu'ils étaient prêts à fournir une aide humanitaire ; quelque 1 500 d'entre eux l'ont déjà fait. Nous aidons également le gouvernement ukrainien à commander des fournitures pour les hôpitaux afin qu'ils puissent obtenir le plus rapidement et le plus facilement possible les équipements dont ils ont besoin en urgence.

« La technologie n'est qu'une des ressources que nous offrons. Le total des dons de SAP et de ses employés a dépassé les 3 millions d'euros et continue de croître. Plus de 4 000 employés ont proposé un logement et d'autres aides aux réfugiés. Nous mettons également à la disposition de SAP un espace de bureau pour stocker des dons tels que des médicaments et de la nourriture. »

« Il y a des clients en Russie qui ont acheté et déployé leurs produits SAP sur place et qui font fonctionner ces produits au sein de leurs propres services informatiques internes », a déclaré SAP fin mars. « Cela signifie qu'indépendamment de toute décision de SAP de ne pas fournir de support ou d'engagement de quelque nature que ce soit, ces clients sont toujours en mesure de continuer à utiliser ces produits indépendamment de SAP. » Luka Mucic, directeur financier de SAP, aurait déclaré : « Il n'y a pas de bouton rouge magique sur lequel SAP pourrait appuyer pour faire disparaître ces licences logicielles des ordinateurs ».

SAP donne trois options aux abonnés du cloud en Russie qui ne sont pas autrement soumis à des sanctions : faire supprimer leurs données, les restituer ou les faire migrer vers un centre de données hors de Russie. Ceux qui choisissent la migration seront contraints de trouver une solution alternative à terme, car SAP a déclaré qu'elle ne renouvellerait pas les abonnements. Pour les produits sur site, SAP a déclaré qu'elle évaluait les moyens de mettre fin au support et à la maintenance tout en honorant ses obligations envers les clients non sanctionnés.

Amazon, Apple, Airbus, Boeing, Disney, Google, Ford et Nike, ainsi que des entreprises de services financiers, de divertissement et de pétrole, entre autres, ont limité la disponibilité de leurs services et produits en Russie. Spotify a fermé son bureau en Russie pour une durée indéterminée.

Les géants des puces électroniques AMD, Intel, TSMC et GlobalFoundries ont suspendu leurs expéditions de composants vers la Russie. Dell, HP et Lenovo ont également cessé d'expédier des produits dans le pays. Cette décision intervient après que les États-Unis ont imposé de nouvelles sanctions à la Russie pour l'occupation de l'Ukraine.

Mykhailo Fedorov, vice-premier ministre ukrainien, a exhorté « toutes les sociétés de développement de jeux à bloquer temporairement tous les comptes russes et bélarussiens », a fait pression sur le monde de l'ESport pour qu'il exclue les équipes russes et bélarussiennes des événements internationaux, et a déclaré que Sony et Microsoft devraient retirer PlayStation et Xbox, respectivement, de Russie.

Selon l'agence de presse gouvernementale russe, TASS, le Premier ministre russe Mikhaïl Mishustin a déclaré mercredi que toutes les sociétés informatiques seraient exemptées du paiement de l'impôt sur le revenu et de l'inspection par les autorités de régulation pendant trois ans.

SAP est très présent dans la région, puisqu'il aurait fourni ses services à plus de la moitié des 100 premières entreprises russes en termes de chiffre d'affaires, avant la guerre et la pandémie de 2018. Toutefois, ses activités combinées en Russie, au Belarus et en Ukraine ne représentent que 1,5 % de son chiffre d'affaires total.

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Voir aussi :

Oracle et SAP suspendent leurs activités en Russie en raison de l'invasion du pays, les sanctions économiques contre la Russie seraient un mécanisme important dans les efforts pour restaurer la paix

La société de paiement en ligne PayPal a cessé d'accepter de nouveaux utilisateurs en Russie, Moscou a réagi aux sanctions en empêchant les investisseurs étrangers de quitter le pays

AMD et Intel auraient suspendu leurs livraisons de processeurs à usage industriel à la Russie, TSMC pourrait leur emboîter les pas dans les prochaines heures

La Russie affirme que les sanctions américaines pourraient entraîner un crash de l'ISS, Musk, le fondateur de SpaceX, suggère que son entreprise pourrait maintenir l'ISS en vol
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Le 06/04/2022 à 17:47
Le système russe de blocage des sites ne fonctionne pas et pourrait même s'effondrer
problème, l'équipement utilisé n'est pas installé sur les réseaux de tous les opérateurs

Le Centre général des fréquences radio (CGFR), qui dépend de Roskomnadzor, a demandé aux opérateurs de vérifier le blocage des ressources Internet avant le 31 mars. Les systèmes russes de blocage de sites visant à restreindre l'accès aux contenus protégés par le droit d'auteur et à tout autre contenu jugé indésirable ne fonctionnent pas selon les normes exigées par le gouvernement.

L'autorité de régulation des télécommunications Roscomnadzor doit procéder lui-même au blocage à l'aide des moyens techniques de lutte contre les menaces (TCTU) qui sont installés sur les réseaux des opérateurs de télécommunications. Selon les experts, le problème est que l'équipement n'est pas installé sur les réseaux de tous les opérateurs et qu'il peut présenter des dysfonctionnements. À long terme, la situation pourrait être aggravée par une pénurie de composants.

Parallèlement aux terribles images partagées dans le monde entier, la Russie utilise ses systèmes de blocage de sites pour refuser l'accès aux sites web qui osent remettre en question le récit de l' « opération spéciale » de Poutine. L'autorité de régulation des télécommunications Roscomnadzor s'efforce plus que jamais de maintenir ses blocages contre tout, de Google News, Twitter, Facebook et Instagram aux milliers de sites pirates et autres ressources figurant sur les listes noires du pays. Mais, à l'instar de l'invasion elle-même, les choses ne se déroulent pas non plus comme prévu.


Kommersant a étudié la lettre du Centre de radiofréquences de l'entreprise unitaire de l'État fédéral aux opérateurs, datée du 22 mars. Dans ce document, l'agence demande de vérifier de toute urgence le blocage des ressources Internet. Selon la lettre, les opérateurs de télécommunications doivent le faire en coopération avec les représentants du département technique de Roskomnadzor jusqu'au 31 mars. La lettre ne précise pas à quelles ressources elle fait référence. Rostelecom a confirmé à Kommersant qu'elle avait reçu la lettre de GRCTS et qu'elle la vérifiait. MTS, VimpelCom, MegaFon, ER-Telecom et Tele2 ont refusé de faire des commentaires.

Depuis le début de l'opération militaire russe en Ukraine, le régulateur a bloqué les sites web de plus de 30 médias, ainsi que Twitter, Facebook et Instagram (la société mère de ces deux derniers, Meta, est reconnue comme extrémiste en Russie). Roskomnadzor a précédemment expliqué qu'un « ensemble exhaustif de mesures stipulées par la loi russe » est utilisé pour bloquer Facebook, Instagram et Twitter.

Des problèmes sont également signalés avec le système d'inspection approfondie des paquets, TSPU, que Roskomnadzor installe sur les réseaux des opérateurs en vertu de la loi sur le « runet souverain », entrée en vigueur le 1er novembre 2019 et intégré dans les réseaux d'environ 80 FAI locaux et récemment utilisé pour restreindre le trafic Tor, VPN et Twitter.

Les TCBM sont des équipements de filtrage du trafic de type Deep Packet Inspection (DPI). En avril 2021, Roskomnadzor a déclaré que TSPU était installé sur les réseaux de plus de 80 entreprises, dont tous les opérateurs de téléphonie mobile, ainsi que les principaux opérateurs de téléphonie fixe. Selon le PDG de Telecom Daily, Denis Kuskov, il existe plusieurs milliers d'opérateurs dans l'ensemble de la Russie, mais 65 % du marché est détenu par les cinq plus grands.=

Selon la source chez l'un des opérateurs, Roskomnadzor vérifie l'efficacité avec laquelle TSPU bloque Facebook, Instagram et Twitter : « Il semble que l'inspection ait été lancée après des plaintes des autorités supérieures concernant la mauvaise qualité du blocage ». Il a ajouté que le blocage ne se fait pas seulement par le biais du TSPU mais aussi avec les opérateurs. Toutefois, l'un des opérateurs affirme que Roskomnadzor effectue lui-même tous les blocages.

Selon l'informaticien indépendant Philip Kulin, tous les opérateurs russes n'ont pas installé TSPU : « En outre, l'équipement peut ne pas être installé sur tous les réseaux et ne pas toujours fonctionner correctement. » Oleg Blinov, maître de conférences à l'école numérique de Moscou, note que personne ne sait exactement comment fonctionne le TSPU.

Comme il n'existe pratiquement aucune information publique détaillée sur le fonctionnement du système TSPU, il est presque impossible de dire quels sont les problèmes ou ce qui les a causés. Cela étant dit, les rapports suggèrent que TPSU ne fonctionne pas sur tous les FAI et que sur d'autres, il n'est pas configuré correctement. Toutefois, si les problèmes d'aujourd'hui préoccupent le Kremlin, ils risquent de s'aggraver dans quelques mois.

La Russie est confrontée à une grave crise du stockage informatique après le retrait des fournisseurs occidentaux de services cloud, ce qui ne laisse à la Russie que deux mois avant d'être à court de stockage de données. Le gouvernement russe se prépare à cette pénurie de capacités informatiques, qui pourrait entraîner dans les prochains mois des problèmes de fonctionnement des systèmes d'information de l'État.

Selon les médias russes, les autorités sont prêtes, si nécessaire, à racheter la capacité des centres de données commerciaux et à reprendre les ressources informatiques des entreprises qui ont annoncé leur retrait de la Fédération de Russie. Pour l'instant, le ministère du numérique a indiqué « qu'il analyse la situation ». Les exploitants de centres de données soulignent qu'ils ont eux-mêmes besoin d'aide : les prix des systèmes de stockage et des serveurs ont explosé, les banques n'accordent pas de prêts et la chaîne logistique est perturbée.

Si le gouvernement décide de pressurer le secteur privé, les experts estiment que les services de divertissement seront les premiers à en souffrir. « L'offre d'équipements de centres de données en proie aux sanctions pourrait obliger le gouvernement à "réutiliser" les ressources privées ».

Alors que les sanctions commencent à faire sentir leurs effets, la Russie subit une pression croissante. Il s'agit notamment d'un manque d'équipements de télécommunications dû à une pénurie de composants, ce qui affectera directement non seulement l'efficacité des systèmes de blocage russes, mais aussi l'ensemble du secteur des télécommunications.

Selon un rapport de Kommersant citant une étude de la commission russe RSPP pour les communications et les technologies de l'information, les conditions économiques désastreuses ont conduit à une évaluation selon laquelle les FAI et autres sociétés de télécommunications ne disposent que de réserves de matériel suffisantes pour assurer le fonctionnement des infrastructures pendant quatre à six mois.

Si l'on ajoute à cela une augmentation de 40 % des prix d'achat des équipements et les prévisions selon lesquelles jusqu'à 30 % des experts techniques pourraient quitter le pays dans les prochains mois, il n'est pas difficile d'imaginer la crise qui s'annonce. En effet, Entre 50 000 et 70 000 professionnels russes de l'informatique ont quitté le pays ces dernières semaines et d'autres prévoient de suivre. C’est ce qui ressort d’un récent rapport de l'Association russe des communications électroniques. Les concernés évoquent leur sevrage des services en ligne au travers desquels ils gagnent leur vie. Le tableau fait suite à des plaintes desdits professionnels de leur impossibilité de sortir du pays en raison des sanctions à leur encontre au travers des réseaux Visa et Mastercard : « Ici Alex au nom de la communauté informatique russe (plus de 40 000 personnes). Veuillez lire notre message.

L'arrêt des transactions Visa et Mastercard à l'étranger va bloquer des milliers de spécialistes en informatique au sein du régime. Ces personnes tentent actuellement de fuir le pays. Pour les autorités russes, cependant, le désir de bloquer semble plus grand que jamais, comme en témoigne l'instruction donnée cette semaine de bloquer une section de Wikipédia.

« Nous vous informons par la présente que, suite à une demande du Procureur Général de la Fédération de Russie ou son adjoint pour prendre des mesures visant à restreindre l'accès à la ressource d'information "ru.wikipedia.org" contient des informations diffusées en violation de la loi avec des Faux rapports sur des actes de terrorisme ou autres information trompeuse d'intérêt public diffusés sous le couvert de rapports crédibles qui met en danger la vie et/ou la santé de la santé et la propriété des citoyens, la menace d'une perturbation massive l'ordre public et/ou la sécurité publique ou une menace d'interférer avec ou la perturbation du fonctionnement des fonctions vitales », a déclaré Roskomnadzor.

L'ordre, daté du 28 mars exige le blocage des informations liées à « l'invasion russe de l'Ukraine », ce qui semble décrire précisément cette situation. Cependant, selon le Kremlin, cette page contient de « faux rapports » d'actes de terrorisme et de fausses informations « distribuées sous l'apparence de messages fiables. » La page représente une « menace ou une atteinte à la vie » et pourrait conduire à une « violation massive de l'ordre public », ajoute l'avis.

Voici, ci-dessous, la procédure de restriction de l'accès à l'information appliquée par le régulateur russe :

  • Roskomnadzor, sur la base de la demande du Procureur général de la Fédération de Russie ou de son adjoint, Rosnadzor envoie immédiatement aux opérateurs de services de communication fournissant un accès à Internet ( opérateur de télécommunications) ;
  • une demande visant à prendre des mesures pour restreindre l'accès aux ressources d'informations sur laquelle sont affichées des informations diffusées en violation de la loi ;
  • l'opérateur de télécommunications est tenu de restreindre l'accès à la ressource d'information sur laquelle se trouve l'information diffusée en violation de la loi.

Voici, ci-dessous, la procédure à suivre pour répondre à cet avis par les opérateurs de services de communication :

  • le fournisseur d'hébergement ou la personne qui héberge la ressource d'information susmentionnée sur Internet doit : immédiatement après la réception de cet avis informer le propriétaire de la ressource d'information de la nécessité de retirer immédiatement les informations diffusées en violation de la loi ;
  • à l'expiration d'un délai de 24 heures à compter de la réception du présent avis, de restreindre l'accès à ladite ressource d'information en cas de refus ou d'inaction de l'utilisateur ;
  • Le propriétaire d'une ressource d'information est tenu, dans les 24 heures suivant la réception d'une notification de l'hébergeur ou de toute autre personne mentionnée ci-dessus, de retirer les informations diffusées en violation de la loi.

Les citoyens russes peuvent déposer un recours pour obtenir le déblocage d'une ressource, mais il semble peu probable qu'une grande attention soit accordée à ces recours dans le contexte actuel. Si le système de blocage de la Russie s'effondre, les détenteurs de droits d'auteur seront sans doute déçus.

Source : Kommersant

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Voir aussi :

Plus que deux mois et la Russie se retrouvera sans stockage de données, le Pays est en passe d'être confrontée à une crise informatique

Le principal FAI américain à la Russie interrompt ses services dans ce pays, invoquant une invasion non provoquée de l'Ukraine

Les professionnels de l'IT de Russie partent du pays en raison de leur sevrage des services en ligne via lesquels ils gagnent leur vie, selon l'Association russe des communications électroniques

La Russie punit de 15 ans d'emprisonnement les « fausses nouvelles », Twitter et Facebook désormais bloqués en Russie
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Avatar de athlon64
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Le 08/04/2022 à 15:20
Quel pays sérieux voudra encore s'exposer technologiquement aux produits et entreprises occidentaux ?

A part l'UE bien sûr, toutes les autres puissances voudront avoir leurs propres solutions, sur tout dans les activités critiques et sensibles.
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Avatar de Bill Fassinou
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Le 25/05/2022 à 21:31
La société russe VK lance "RuStore", un magasin d'applications mobiles, après le retrait des alternatives occidentales
une version bêta du RuStore est déjà disponible pour les appareils Android

Les autorités russes accentuent la course au remplacement des services technologiques occidentaux qui ont cessé d'opérer dans le pays après que la Russie a envahi l'Ukraine. Mercredi, le groupe Internet russe VK (VKontakte) a lancé "RuStore", un magasin d'applications maison. Une version bêta du RuStore est disponible pour les appareils Android. Le géant russe des médias sociaux a annoncé que RuStore compte déjà plus de 160 applications, dont des services de VK, Yandex, Sberbank, des services d'État, des applications d'opérateurs de téléphonie mobile, des places de marché, des jeux, etc.

À la suite de l'invasion russe en Ukraine, des dizaines d'entreprises technologiques occidentales ont annoncé qu'elles restreignaient, voire stopper, leurs activités en Russie. Depuis, Moscou a voté une série de lois pour limiter l'impact des sanctions occidentales sur son industrie technologique et son économie. Dans ce cadre, une autre alternative au magasin d'applications mobiles Google Play vient d'être lancée en Russie : la place de marché RuStore peut être téléchargée et installée par tous sur "rustore.ru". RuStore a été lancé par VK, surnommé Facebook russe, avec le soutien du ministère russe du Développement numérique, des communications et des médias de masse.



La société technologique russe Yandex, la banque russe Sberbank et la société de cybersécurité Kaspersky Lab auraient également apporté leur soutien au développement de RuStore. À l'heure actuelle, 167 applications Android seraient disponibles sur RuStore. Elles seraient classées en 13 catégories : "État", "Nourriture et boissons", "Santé et sports", "Outils", "Médecine", "Actualités", "Éducation", "Annonces et services", "Achats", "Divertissement", "Social", "Transports" et "Finances". Vous trouverez également des jeux dans une section séparée. RuStore héberge également des solutions logicielles de la Sberbank, Yandex, VK, Rostelecom et Tele2.

« La création d'un magasin d'applications russe est une tâche essentielle, dictée par les conditions du marché. Nous avons effectué un travail préparatoire important, tant en matière de réglementation législative qu'en matière de création de conditions favorables pour que les leaders de l'industrie informatique russe puissent travailler ensemble sur ce projet. L'initiative de créer RuStore vient du monde des affaires, et c'est la bonne façon de lancer un service de haute qualité, sécurisé et qui est pratique tant pour les utilisateurs que pour les développeurs d'applications », a déclaré Maksut Shadaev, ministre russe du Développement numérique.

La feuille de route du projet indique que les applications à télécharger sur RuStore seront modérées et vérifiées pour garantir l'absence de code malveillant à l'aide des solutions de Kaspersky Lab. Dans les prochaines semaines, ou mois, RuStore devrait également intégrer une plateforme de notifications instantanées, un système de paiement et des évaluations d'applications. D'ici la fin de l'année, des outils de marketing et d'analyse devraient être aussi disponibles. Les médias russes ont rapporté que certains développeurs ont déjà ouvert un compte personnel, qui leur permet de téléverser leurs propres applications sur RuStore.

« Je suis sûr que RuStore sera très demandé par les utilisateurs et les développeurs. Il a tout ce qu'il faut pour devenir le plus grand magasin d'applications russe », a déclaré le PDG de VK, Vladimir Kiriyenko. Un cabinet personnel aurait été mis à la disposition de certains développeurs pour leur permettre de téléverser de manière indépendante des applications dans le RuStore. En outre, une assistance 24/7 pour les utilisateurs et les développeurs est assurée par un service spécial de VK.

Confronté à un exode de spécialistes des technologies de l'information dès les premières semaines de ce que la Russie appelle son "opération militaire spéciale" en Ukraine, le gouvernement russe a promis des allégements fiscaux et des prêts préférentiels aux entreprises technologiques, ainsi qu'un report du service militaire pour les employés, dans le but de les retenir en Russie. Les politiciens encouragent les utilisateurs à se tourner vers les fournisseurs nationaux. Enfin, les autorités russes auraient également exigé que RuStore soit préinstallé sur tous les smartphones vendus en Russie.

Source : RuStore

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Voir aussi

La filiale de Google en Russie envisage de déposer le bilan après la saisie de son compte bancaire par les autorités russes, sans compte bancaire, Google Russie fonctionne à vide depuis mars

Google a ordonné aux traducteurs russes de ne pas qualifier de "guerre" la situation actuelle en Ukraine, se pliant ainsi aux exigences du Kremlin

Les grandes entreprises technologiques se retirent de Russie, dont Google, Apple, Samsung, Netflix et Spotify, cela pourrait créer une opportunité pour les entreprises chinoises comme Xiaomi

YouTube et Google Play suspendent tous les services basés sur le paiement en Russie, y compris les abonnements, les sanctions occidentales commencent à poser des problèmes bancaires dans le pays
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Avatar de Bruno
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 08/04/2022 à 13:25
Apple défie le gouvernement russe et rétablit l'application de vote de l'opposition,
Apple et Google ont retiré l'application en septembre dernier, quelques jours avant une élection clé

Apple a rétabli une application parrainée par Alexei Navalny, l’éminent opposant russe, dans la boutique d'applications russe de la société. Apple avait retiré l'application en septembre dernier, quelques jours avant les élections législatives russes, sous la pression du gouvernement russe.

Les électeurs russes se sont rendus aux urnes en septembre dernier pour élire des représentants pour un mandat de cinq ans à la Douma, le corps législatif de la Russie. La Russie ne connaissant pas d'élections libres et équitables, personne ne s'attendait à ce que le parti de Poutine, United Russia, perde sa majorité. Mais des figures de l'opposition comme Navalny ont tout de même vu dans ces élections une occasion importante d'exprimer la désapprobation du public à l'égard du régime de Poutine. Pour aider les partis de l'opposition russe à se coordonner, Navalny a créé une application qui répertorie les soutiens de centaines de candidats.


La répression de Poutine s'est accélérée ces dernières semaines. Facebook et Twitter ont été mis hors ligne par le gouvernement pour des millions de Russes. Les organes de presse qui ont survécu au harcèlement de l'État pendant des années ont fermé leurs portes ce mois-ci en raison d'une nouvelle loi imposant des peines de prison pouvant aller jusqu'à 15 ans pour la diffusion de "faussesnouvelles, c'est-à-dire de tout ce qui contredit la description par le Kremlin d'une "opération militaire spéciale" se déroulant avec précision en Ukraine.

Pour les militants russes, l'impact a été dévastateur

« Toutes les voies significatives et pratiques de la dissidence sont systématiquement fermées », a déclaré Pavel Khodorkovsky, fondateur de l'Institut pour la Russie moderne, basé à New York, dont le père était l'un des premiers oligarques russes avant de passer une décennie en prison après avoir affronté Poutine sur la corruption. « Je ne pense pas qu'il soit exagéré de dire que Poutine aspire à un retour à l'époque de l'Union soviétique », a déclaré Khodorkovsky, « non seulement en termes de pouvoir géopolitique mais aussi en termes de contrôle total au sein de l'État. »

Pour les proches vivants de part et d'autre de la frontière ukrainienne, la réalité s'est fracturée. Les civils des villes assiégées de Kiev, Kharkiv et Odessa ont décrit des conversations surréalistes avec des membres de leur famille en Russie qui refusent de croire que les forces russes bombardent des quartiers résidentiels, que des femmes et des enfants font partie des victimes et que deux millions de personnes ont fui un pays frappé par des pannes de courant et des pénuries alimentaires.

La guerre n'en est qu'à ses débuts. Et il pourrait s'avérer plus difficile pour le Kremlin de maintenir son blocus de l'information à mesure que les coûts du conflit, notamment le nombre croissant de victimes et les sanctions qui transforment le pays en paria économiquement abandonné, pénètrent la société russe.

Apple, Facebook, Twitter, YouTube et d'autres plateformes ont joué un rôle majeur dans la galvanisation de la réponse mondiale. Les images virales de la dévastation de l'Ukraine et les clips vidéo du leader résilient du pays, Volodymyr Zelensky, ont façonné l'opinion mondiale et révélé que les déclarations de guerre de Moscou étaient de la fiction. Les entreprises technologiques américaines ont utilisé leur pouvoir pour accroître la pression sur Poutine.

Mykhailo Fedorov, vice-premier ministre ukrainien et ministre de la transformation numérique, était le premier à faire l'annonce de la nouvelle sur Telegram, notant qu'Apple avait cessé de vendre sa technologie sur la boutique en ligne officielle en Russie. La mesure est à plus large spectre avec Apple qui indique l’arrêt de la vente de tous ses produits en Russie en raison de la décision du pays d’initier son opération militaire contre l’Ukraine.

« Nous avons pris un certain nombre de mesures en réponse à cette opération militaire russe contre l'Ukraine. Nous avons interrompu toutes les ventes de produits en Russie. La semaine dernière, nous avons arrêté toutes les exportations vers notre canal de vente dans le pays. Apple Pay et d'autres services ont été limités. RT News et Sputnik News ne sont plus disponibles en téléchargement sur l'App Store en dehors de la Russie. Nous avons désactivé le trafic et les incidents en direct dans Apple Maps en Ukraine par mesure de sécurité et de précaution pour les citoyens ukrainiens », indique le géant technologique américain.

« Nous sommes profondément préoccupés par l'invasion de l'Ukraine par la Russie et nous sommes aux côtés de toutes les personnes qui souffrent de la violence. Nous soutenons les efforts humanitaires, fournissons de l'aide pour la crise des réfugiés qui se déroule actuellement, et faisons tout ce que nous pouvons pour soutenir nos équipes dans la région. Nous continuerons à évaluer la situation et sommes en communication avec les gouvernements concernés sur les mesures que nous prenons. Nous nous joignons à tous ceux qui, dans le monde entier, appellent à la paix », ajoute-t-il.

La plateforme YouTube de Google a bloqué RT, Sputnik et d'autres chaînes de propagande russes dans le monde entier, et les a privées de revenus publicitaires. Facebook, que la Russie a cherché à déclarer organisation "extrémiste", a pris des mesures similaires contre les médias d'État. Apple a « mis en pause » les ventes d'iPhones et d'autres appareils en Russie et a retiré RT et Sputnik de sa boutique d'applications en dehors du pays.

Le gouvernement russe aurait envoyé des agents au domicile de hauts responsables d'Apple et de Google en Russie quelques jours avant l'élection, pour demander que l'application de Navalny soit retirée des boutiques d'applications de ces sociétés. Les autorités russes ont affirmé que le groupe de Navalny était une organisation « extrémiste ». Selon le gouvernement, si Apple et Google n'obtempéraient pas dans les 24 heures, leurs dirigeants russes iraient en prison.

Les tactiques d'intimidation ont fonctionné, et Apple et Google ont retiré les applications quelques jours seulement avant que les électeurs ne se rendent aux urnes, limitant ainsi l'influence de l'application sur l'élection. « C'était un coup dur pour nos partisans, a déclaré Leonid Volkov, directeur politique de Navalny, au Washington Post. Ils ont vraiment aidé Poutine. » Google aurait rétabli l'application quelques jours après l'élection. Apple n'a rétabli l'application qu'au cours des derniers jours.

Dans une lettre adressée à Navalny, Apple aurait déclaré que les ordres du gouvernement russe de retirer l'application « reflètent l'état de la loi en Russie, et Apple a été obligé de donner suite à ces ordres. » Les magasins d'applications ont le potentiel d'être un conduit pour des informations non censurées dans des pays comme la Russie, où les utilisateurs sont souvent bloqués pour accéder à des sites web critiques du régime. Mais cela a mis Apple et Google sous la pression des gouvernements répressifs.

Selon certains observateurs, il ne serait pas surprenant qu'Apple licencie une grande partie ou la totalité de ses employés russes, étant donné qu'il est peu probable que la société reprenne ses activités en Russie dans un avenir proche. Si tel est le cas, cela signifierait pour certains que le gouvernement russe a moins de poids sur Apple.

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Voir aussi :

Le vice-Premier ministre ukrainien exhorte Apple à réduire ses livraisons de produits et services en Russie, Apple Pay est désormais indisponible dans le pays après les sanctions imposées par les USA

Apple interrompt toutes les ventes de produits en Russie, arrête les exportations et limite Apple Pay en représailles au lancement de l'opération militaire russe en Ukraine

Les grandes entreprises technologiques se retirent de Russie, dont Google, Apple, Samsung, Netflix et Spotify, cela pourrait créer une opportunité pour les entreprises chinoises comme Xiaomi

La Russie demande à Apple de supprimer Telegram de sa vitrine de téléchargement, l'éditeur a un mois pour s'exécuter
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Avatar de OrthodoxWindows
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 08/04/2022 à 23:55
Citation Envoyé par Bruno Voir le message
Apple défie le gouvernement russe et rétablit l'application de vote de l'opposition,
Apple et Google ont retiré l'application en septembre dernier, quelques jours avant une élection clé
Ce serait bien si Apple voulait bien défier le gouvernement chinois (Apple fait l'inverse). Toutes ses sanctions et autre contre la Russie ne sont absolument pas réalisés dans un but humanitaire ; sinon, ça ferait longtemps que toutes les entreprises occidentales boycotteraient la Chine.
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Avatar de calvaire
Membre expert https://www.developpez.com
Le 05/05/2022 à 18:15
Citation Envoyé par blbird Voir le message
Il faudrait vraiment que tu t'achètes un cerveau, désolé de le dire, mais là, on est sur du grand n'importe quoi.

Il n'y a jamais eu de persécution des russes par les ukrainiens dans le Donbass, c'est juste totalement faux : tu n'as aucune preuve hormis la propagande Russe, consistant en des mensonges tellement gros qu'il faut être un abruti pour encore les croire.
c'est pas ce que dis l'ancien président ukrainien, qui voulait les exterminer... il le dit publiquement devant les caméras, je vois pas en quoi c'est de la propagande pro russe, c'est juste la réalité.
T'es juste tellement aveuglé par la propagande cnews/bfm que tu es incapable d'avoir une vision objective de cette guerre.

Donne moi les pays hors occident qui soutient la Russie ? déjà on enlève l'inde et la chine, paf 1/2 des humains sur terre ne soutient pas l'Ukraine.

Et si nous restons en France, notre pays on a plus de 7 millions de pauvres qui vont à l'aide alimentaire, il ne peuvent plus manger du pain (prix du blé), ne peuvent plus faire de frite (plus d'huile de tournesol) ne peuvent plus rouler (hausse du gazole) et le ministre de l'économie en costar leurs a dit de couper le gaz et de plus se chauffer.
C'est le résultat des sanctions contre la Russie, je doute que beaucoup de Français soutiennent cela bien longtemps.
Le prix du blé promet de jolies guerre civiles au moyen orient et en Afrique. Nous heureusement on échappera à la famine.
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