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31 sénateurs républicains s'opposent à un projet de loi visant à débloquer 79 Mds $ pour stimuler l'industrie des semi-conducteurs aux États-Unis

Le , par Stéphane le calme

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Un projet de loi visant à stimuler la production de semi-conducteurs aux États-Unis a réussi à faire presque l'impensable : unir le sénateur socialiste démocrate Bernie Sanders et la droite fiscalement conservatrice. Le projet de loi qui fait son chemin au Sénat est une priorité absolue de l'administration Biden. Il ajouterait environ 79 milliards de dollars au déficit sur 10 ans, principalement en raison de nouvelles subventions et d'allégements fiscaux qui subventionneraient le coût que les fabricants de puces informatiques encourent lors de la construction ou de l'expansion d'usines de puces aux États-Unis.

Les partisans disent que les pays du monde entier dépensent des milliards de dollars pour attirer les fabricants de puces. Les États-Unis doivent faire de même ou risquer de perdre un approvisionnement sûr en semi-conducteurs qui alimentent les automobiles, les ordinateurs, les appareils électroménagers et certains des systèmes d'armes les plus avancés de l'armée. Mais le sénateur Bernie Sanders ainsi qu'un large éventail de législateurs conservateurs, de groupes de réflexion et de médias ont une vision différente. Pour eux, ce projet de loi va plutôt permettre aux entreprises d'engranger des milliards de dollars et de payer « des rémunérations scandaleuses à leurs PDG » plutôt que de profiter au citoyen lambda.


En mai 2021, dans une lettre adressée aux dirigeants de la Chambre des représentants et du Sénat, la Semiconductors in America Coalition (SIAC - un groupe de lobbying formé entre autres par certains des plus gros acheteurs de puces du monde, dont Apple Inc, Microsoft Corp et Google d'Alphabet Inc afin d'obtenir des subventions gouvernementales pour la fabrication de puces) a déclaré que le Congrès avait déjà montré son engagement à sécuriser les chaînes d'approvisionnement nationales en semi-conducteurs en promulguant la loi CHIPS for America, mais qu'un financement supplémentaire des programmes de cette loi était nécessaire.

« À plus long terme, un financement solide de la loi CHIPS for America aiderait l'Amérique à construire la capacité supplémentaire nécessaire pour avoir des chaînes d'approvisionnement plus résilientes afin de garantir que les technologies critiques seront là quand nous en aurons besoin », a déclaré la SIAC dans la lettre. « Les incitations à la fabrication financées par le Congrès devraient s'attacher à combler les principales lacunes de notre écosystème national des semi-conducteurs et couvrir toute la gamme des technologies des semi-conducteurs ».

Le « CHIPS for America Act » autorise les incitations fédérales visant à promouvoir la fabrication de semi-conducteurs et les investissements fédéraux dans la recherche sur les semi-conducteurs. Le SIAC a déclaré qu'elle était d'accord avec la proposition du président Joe Biden de soutenir ces programmes avec un financement de 50 milliards de dollars afin de rester au niveau des programmes d'incitation offerts dans d'autres pays.

« Les gouvernements du monde entier offrent des subventions importantes pour attirer de nouvelles installations de fabrication et de recherche sur les semi-conducteurs », a déclaré le groupe industriel. « En conséquence, il est 20 à 40 % plus cher de construire et d'exploiter une installation de fabrication aux États-Unis qu'à l'étranger ».

Le CHIPS for America Act a été promulgué dans la loi d'autorisation de la défense nationale (NDAA) de l'exercice 2021. On peut lire sur le site Web de la Semiconductor Industry Association (SIA), une association commerciale et un groupe de lobbying fondé en 1977, qui représente l'industrie des semi-conducteurs aux États-Unis :

« La part de la capacité mondiale de fabrication de semi-conducteurs aux États-Unis s'est érodée, passant de 37 % en 1990 à 12 % aujourd'hui, principalement parce que les gouvernements d'autres pays ont investi de manière ambitieuse dans des incitations à la fabrication de puces et que le gouvernement américain ne l'a pas fait. Entre-temps, les investissements fédéraux dans la recherche sur les puces sont restés stables en pourcentage du PIB, alors que d'autres pays ont considérablement augmenté leurs investissements dans la recherche ».

« En promulguant la loi CHIPS for America dans la loi d'autorisation de la défense nationale (NDAA) de l'exercice 2021, le Congrès a reconnu le rôle essentiel que joue l'industrie américaine des semi-conducteurs dans l'avenir de l'Amérique. Maintenant, l'administration et le Congrès doivent financer pleinement les dispositions relatives à la fabrication de semi-conducteurs et à la recherche autorisées par la NDAA – et promulguer un crédit d'impôt à l'investissement – afin de renforcer le leadership mondial de l'Amérique dans la technologie des puces pour les années à venir ».

La pénurie actuelle a eu un effet profond sur l'économie américaine, le directeur du Conseil économique national de la Maison-Blanche, Brian Deese, affirmant qu'elle a fait chuter d'un point le pourcentage du PIB en 2021.

Deese a déclaré qu'il existait des risques importants d'une future pénurie, et a déclaré que les mesures économiques prises par la Chine indiquent qu'elle est pleinement consciente et prête à utiliser les problèmes de sécurité nationale liés aux puces à son propre avantage.

La Maison-Blanche a noté que CHIPS Act ajouterait des incitations supplémentaires aux 80 milliards de dollars qui, selon elle, ont été dépensés pour l'industrie nationale des semi-conducteurs au cours de la première année de mandat de Biden. L'administration n'est cependant pas patiente pour financer l'industrie des semi-conducteurs : elle veut que la loi COMPETES Act soit sur le bureau du président dès que possible.


32 sénateurs s'opposent à cet ensemble de subventions

Le projet de loi attendu au Congrès américain propose 79 milliards de dollars (sur 10 ans) pour stimuler la production de semi-conducteurs aux États-Unis, principalement grâce à de nouvelles subventions et à des allégements fiscaux qui subventionneraient le coût que les fabricants de puces informatiques encourent lorsqu'ils la construction ou l'expansion d'usines de puces aux États-Unis.*Mais 31 sénateurs républicains s'opposent au projet de loi ainsi que le sénateur socialiste démocrate Bernie Sanders.

« Pas trop de gens dont je me souvienne – j'ai été partout dans ce pays – disent: "Bernie, retournes là-bas et fais le travail, permets aux sociétés extrêmement rentables, qui paient des rémunérations scandaleuses à leurs PDG, d'engranger encore des milliards et des milliards de dollars en bien-être des entreprises », a déclaré Sanders.

Le sénateur Mitt Romney (républicain - Utah) fait partie des probables partisans républicains. Interrogé sur l'argument de Sanders contre le projet de loi, Romney a déclaré que lorsque d'autres pays subventionnent la fabrication de puces de haute technologie, les États-Unis doivent rejoindre le club. « Si vous ne jouez pas comme ils jouent, alors vous n'allez pas fabriquer de puces de haute technologie, et elles sont essentielles pour notre défense nationale ainsi que pour notre économie », a déclaré Romney.

« Ma crainte est que de plus en plus d'entreprises implantent leurs installations de fabrication dans d'autres pays et que nous soyons de plus en plus vulnérables », a déclaré la sénatrice Susan Collin (républicaine - Maine).

Les partisans du projet de loi restent convaincus qu'il sera adopté par le Sénat américain, mais alors « la fenêtre pour faire passer le projet de loi à la Chambre est étroite si les progressistes se joignent à Sanders et si la plupart des républicains s'alignent dans l'opposition en raison de préoccupations budgétaires ».

« La Maison Blanche estime que le projet de loi doit être adopté d'ici la fin du mois parce que les entreprises prennent maintenant des décisions sur l'endroit où construire ».

Du côté des entreprises de l'industrie des puces, un désaccord est également apparu. Certains acteurs craignent que le libellé final de la législation n'apporte un soutien disproportionné aux fabricants comme Intel et qu'il ne soutienne guère les concepteurs de puces comme AMD, Qualcomm et Nvidia. En effet, Intel, ainsi que des entreprises comme Texas Instruments et Micron Technology inc., conçoit et fabrique ses propres puces. Ces entreprises bénéficieront des subventions du projet de loi CHIPS Act pour construire des usines.

Dans le cadre d'une autre mesure appelée FABS Act, ces entreprises bénéficieront également d'un crédit d'impôt à l'investissement pour l'achat d'outils destinés à être utilisés dans leurs usines. Au début de l'année, Intel a déclaré qu'il dépenserait 20 milliards de dollars pour une usine dans l'Ohio, après avoir posé la première pierre de deux nouvelles usines en Arizona l'année dernière. Par contre, AMD, Qualcomm et Nvidia conçoivent leurs propres puces, mais font appel à des partenaires pour les fabriquer. De ce fait, ils ne bénéficieront pas directement de subventions pour construire des usines ou d'aides fiscales pour les outils.

Pour cela, ils soutiennent une nouvelle version du FABS Act introduite à la Chambre des représentants des États-Unis, qui contient à la fois le crédit d'impôt pour la fabrication et un crédit d'impôt pour les activités de conception de puces qui leur profiterait directement. Cette version du FABS Act - qui plaît davantage à un plus grand nombre d'acteurs de l'industrie des puces - est celle que la Semiconductor Industry Association (SIA), qui représente les fabricants de puces américains, a appelé les législateurs à adopter. L'association a déclaré qu'elle souhaite que toutes les entreprises bénéficient du même traitement.

« Nous sommes encouragés par le fait que la législation progresse et nous continuons à soutenir l'adoption de 52 milliards de dollars d'investissements dans le cadre du projet de loi CHIPS Act et d'un crédit d'impôt à l'investissement dans le cadre du projet de loi FABS Act pour la fabrication et la conception », a déclaré l'association. La législation actuelle du Sénat ne prévoit pas de crédit d'impôt pour la conception. Un porte-parole de la SIA a déclaré que les principales sociétés de conception de puces avaient fait savoir à l'association qu'elles ne prévoyaient pas de s'opposer au projet de loi sur cette question.

« Vous avez Intel qui pourrait obtenir 20 milliards de dollars avec le CHIPS Act en plus de 5 ou 10 milliards de dollars avec le FABS Act. Donc 30 milliards de dollars vont à votre concurrent direct, et vous ne recevez pas un centime ? Cela va causer des problèmes sur le marché », a déclaré une personne dans une entreprise qui a débattu de sa position sur le projet de loi, s'exprimant sous couvert d'anonymat parce que la personne n'était pas autorisée à parler à la presse. « Cela va profiter à quelques entreprises seulement », s'insurge une personne d'une deuxième entreprise. Elle non plus n'était pas autorisée à parler à la presse.

Source : AP

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Avatar de Bruno
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 10/08/2022 à 10:33
Biden signe un projet de loi sur la concurrence avec la Chine pour stimuler les fabricants américains de puces,
les fabricants vont recevoir des milliards de dollars de subventions

Le président Joe Biden a signé le 9 août la loi CHIPS et Science Act, donnant force de loi à ce paquet de 280 milliards de dollars qui comprend 52 milliards de dollars de financement pour stimuler la fabrication nationale de semi-conducteurs aux États-Unis. « Aujourd'hui est un jour pour les bâtisseurs. Aujourd'hui, l'Amérique tient ses promesses », a déclaré Biden lors de la cérémonie de signature à la Maison-Blanche mardi. « La loi CHIPS et Science est un investissement unique en son genre dans l'Amérique elle-même ».

L'accord bipartisan visant à relancer l'innovation américaine en opposition à la domination technologique croissante de la Chine intervient dans un contexte de pénurie mondiale de semi-conducteurs. Cette pénurie a incité des fabricants comme Intel à investir dans de nouvelles usines afin de répondre à la demande croissante de produits technologiques tels que les ordinateurs portables et les smartphones dans le monde entier. Mais les responsables américains craignent que, sans intervention du gouvernement, les fabricants de puces continuent à délocaliser leurs nouvelles fonderies en Chine, laissant peu de place aux États-Unis pour tirer profit d'une industrie dont ils ont été les pionniers il y a plusieurs décennies.


Les dirigeants d'entreprises telles que Micron, Intel, HP et Lockheed Martin ont assisté au coup de crayon de Joe Biden, aux côtés des leaders de l'industrie automobile et d'autres parties prenantes. Ils espèrent que ces nouvelles subventions mettront fin à « une pénurie persistante » de puces mémoire qui, selon certains observateurs, a affecté « tout, des voitures aux armes en passant par les machines à laver et les jeux vidéo. »

Au total, la loi CHIPS and Science Act - également connue sous le nom de Creating Helpful Incentives to Produce Semiconductors for America Act - autorise jusqu'à 200 milliards de dollars de subventions sur 10 ans, si les États-Unis décident de poursuivre leurs investissements. La vision à long terme est de propulser les États-Unis devant la Chine et d'autres pays investis dans une course mondiale pour devenir le leader de l'industrie.

Lors de la cérémonie de signature à la Maison-Blanche, le chef de la majorité du Sénat américain, Chuck Schumer (D-NY), a déclaré que la loi CHIPS et Science était « la chose la plus importante que nous ayons faite pour l'Amérique depuis des années, voire des décennies ». Schumer a qualifié l'investissement substantiel prévu par la nouvelle loi d'affirmation que les meilleures années de l'Amérique sont encore à venir.

Dans une déclaration, la secrétaire d'État américaine au commerce, Gina Raimondo, a qualifié cette initiative d'« investissement historique qui contribuera à revitaliser l'économie manufacturière américaine, à stimuler la recherche et le développement dans les industries essentielles et à nous permettre de continuer à surpasser la concurrence et à innover dans le reste du monde ».

Le financement comprend 39 milliards de dollars d'incitations à la fabrication, 2 milliards de dollars pour couvrir les anciennes puces dans les véhicules et les systèmes de défense, 13,2 milliards de dollars pour la recherche et le développement ainsi que la formation de la main-d'œuvre, et 500 millions de dollars supplémentaires pour sécuriser les technologies de communication de l'information internationale et la chaîne d'approvisionnement des semi-conducteurs. Un crédit d'impôt à l'investissement de 25 % est également prévu pour les dépenses en capital liées à la fabrication de semi-conducteurs.

Le projet de loi fait suite à la guerre commerciale entre l'administration Trump et la Chine, qui a obligé les entreprises américaines, chinoises et autres à reconsidérer la manière dont elles se procurent leurs produits dépendant des semi-conducteurs et l'alignement géopolitique de leurs partenaires de fabrication. La tension entre les États-Unis et la Chine est devenue plus évidente lors de la récente visite de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, à Taïwan, où se trouve TSMC et qui est au centre des préoccupations concernant le fonctionnement des chaînes d'approvisionnement en semi-conducteurs si les relations entre les États-Unis et la Chine continuent de se détériorer.

« L'Amérique a inventé le semi-conducteur, mais produit aujourd'hui environ 10 % de l'offre mondiale - et aucune des puces les plus avancées », a déclaré la Maison-Blanche dans un communiqué. « Au lieu de cela, nous dépendons de l'Asie de l'Est pour 75 % de la production mondiale ».

La signature de la loi a suscité les louanges des groupes commerciaux technologiques.

« Ce n'est pas seulement une victoire pour la technologie, c'est aussi une victoire pour les consommateurs qui ont eu du mal à trouver et à acheter des produits pendant la pénurie mondiale de puces », a déclaré Adam Kovacevich, PDG de la Chambre du progrès, un groupe commercial soutenu par de grandes entreprises technologiques, dans un communiqué. « Ce genre d'investissement historique va avoir des répercussions sur l'ensemble de l'économie pour les travailleurs, pour les entrepreneurs et pour tous ceux qui veulent voir les États-Unis continuer à être à la tête du secteur technologique mondial. »

Une autre association industrielle, SEMI, avait des choses tout aussi agréables à dire sur tout l'argent dirigé vers leurs membres.

« SEMI se réjouit de poursuivre la collaboration avec le gouvernement américain et nos sociétés membres pour assurer la mise en œuvre opportune de ces programmes visant à renforcer la chaîne d'approvisionnement des semi-conducteurs américains », a déclaré Ajit Manocha, président et PDG de SEMI, dans un communiqué.

« Le financement de la loi CHIPS et de la loi sur la science sera également déterminant pour soutenir le Centre national de technologie des semi-conducteurs (NSTC), le Programme national de fabrication d'emballages avancés et les programmes connexes afin de stimuler les innovations de l'industrie des puces qui amélioreront la vie des gens dans le monde entier. »

Grâce aux subventions et aux crédits d'impôt prévus par la nouvelle loi, la société américaine Micron Technology a déclaré qu'elle prévoyait d'investir 40 milliards de dollars dans la fabrication de puces mémoire d'ici la fin de la décennie, créant ainsi 40 000 nouveaux emplois dans la construction et la fabrication.

Micron a déclaré qu'elle prévoyait que la part de marché des États-Unis dans la production de puces mémoire passerait de moins de 2 % actuellement à 10 % dans huit ans. Lundi, en prévision de la signature de la loi CHIPS and Science Act, Qualcomm et GlobalFoundries ont annoncé hier l'extension de leur partenariat de fabrication existant, ce qui représente un investissement de 4,2 milliards de dollars dans les installations de GlobalFoundries dans l'État de New York.

L'accord prolonge spécifiquement la collaboration de QGT, filiale américaine de Qualcomm, avec GlobalFoundries pour la fabrication de FinFET pour les émetteurs-récepteurs 5G, les produits Wi-Fi, automobiles et IoT.

En juillet 2021, Intel a publié sa feuille de route pour les quatre prochaines années. Lors de sa présentation, Intel a annoncé qu'elle produira au cours des quatre prochaines des puces basées sur les nœuds de processus 7nm, 4nm et 3nm. En outre, dès 2024, la société introduira sa nouvelle technologie de fabrication de puces, le nœud de processus Intel 20A (c'est-à-dire 20 angströms), qui devrait lui permettre de rattraper et reprendre de l'avance sur ses deux plus grands rivaux TSMC et Samsung Semiconductor. Intel ouvre également ses fonderies à d'autres concepteurs de puces, dont Qualcomm qui domine actuellement le marché des puces pour téléphones mobiles.

Le fabricant de puces Intel va consacrer au moins 20 milliards de dollars à un nouveau site de fabrication de puces à New Albany, près de Columbus, dans l'Ohio, a annoncé la société. Le site de 1 000 acres accueillera initialement deux usines de fabrication (fabs) de puces et devrait employer directement au moins 3 000 personnes et des « dizaines de milliers » de plus parmi les fournisseurs et les partenaires. La construction devrait démarrer cette année et le site devrait être opérationnel en 2025.

« Nous avons pour objectif d'investir jusqu'à 100 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie, mais sans le soutien du gouvernement fédéral, cet objectif sera difficile à atteindre dans ce laps de temps », a confirmé William Moss, porte-parole d'Intel. L'investissement initial de 20 milliards de dollars ne dépend toutefois pas des subventions fédérales.

Historiquement, les législateurs américains considèrent que des subventions aux entreprises d'une telle ampleur sont contraires à l'idée de garantir un marché libre et équitable. Mais les législateurs semblent penser qu'il est nécessaire de parer aux risques de sécurité nationale et de répondre aux préoccupations relatives à la chaîne d'approvisionnement mondiale en investissant des milliards dans la production américaine de puces, à l'instar de la manière dont l'Union européenne et la Chine ont investi dans leur propre production.


Cela pourrait aider les États-Unis à s'imposer comme l'un des principaux fabricants mondiaux de puces, mais certains signes indiquent que les États-Unis devront suivre de près les progrès accomplis afin de garantir une rentabilité maximale de leur investissement. L'initiative de Biden intervient juste après que l'industrie chinoise des puces a « sombré dans le chaos », avec l'arrestation de hauts responsables de l'industrie chinoise des puces pour corruption et utilisation abusive de fonds publics. Après avoir investi 30 milliards de dollars, la Chine doit encore débourser 20 milliards de dollars dans le cadre des enquêtes en cours, et sa technologie est toujours en retard sur celle de Taïwan.

Les experts ont déclaré qu'il n'y avait rien d'étonnant à découvrir des cas de corruption dans un secteur où tant d'argent « circule ». Aux États-Unis, la corruption liée à l'augmentation de l'aide aux entreprises a été fortement critiquée depuis les années 1980, lorsque des organismes de surveillance ont tenté pour la première fois d'« assécher le marécage » des sociétés à motivation politique et au contrôle financier qui travaillent contre les intérêts des consommateurs pour réaliser des profits.

La Chine est un exemple de la façon dont les investissements publics dans l'industrie des puces peuvent mal tourner - de l'argent gaspillé pour une technologie de faible qualité qui ne peut pas être compétitive dans le commerce mondial - mais elle illustre également pourquoi il est crucial de couper les liens avec les fournisseurs étrangers, même pour les législateurs plus économes qui, autrement, hésiteraient à approuver des subventions importantes aux entreprises.

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?

Cet investissement à coût des centaines de milliards de dollars serait suffisant pour concurrencer la Chine ?

Que font les autres Puissances économiques en Europe par exemple ?

Voir aussi :

USA : le Sénat adopte un projet de loi de 280 milliards pour subventionner l'industrie des puces, 9 milliards de dollars d'aides pour la production locale et 13 milliards pour les recherches

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TSMC augmente le prix des puces jusqu'à 20 % dans un contexte de pénurie d'approvisionnement, cette augmentation devrait se répercuter sur les prix des produits finis

Les dirigeants d'Intel, Nvidia et TSMC estiment que la pénurie de puces pourrait durer jusqu'en 2023, alors que l'industrie se hâte pour rapidement conjuguer cette crise au passé

La Chine injecte 2,2 milliards de dollars dans une entreprise locale de fabrication de puces, alors que Washington tente de couper Huawei des fournisseurs mondiaux de semi-conducteurs
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Avatar de Bruno
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 28/07/2022 à 16:42
Le Sénat adopte un projet de loi de 280 milliards destiné à subventionner l’industrie des semi-conducteurs aux États-Unis

Le Sénat américain a adopté le 27 juillet un projet de loi destiné à subventionner l’industrie des semi-conducteurs, avec l’espoir de permettre aux entreprises américaines de rivaliser avec la Chine et d’atténuer la pénurie récurrente de puces qui a affecté nombre de secteurs, comme l’automobile. La proposition de loi prévoit 52 milliards de dollars pour la relance de la production de semi-conducteurs aux Etats-Unis, un texte qui doit encore être entériné par la Chambre des représentants.

Ces montants sont inclus dans une loi plus large, qui alloue également plus de 100 milliards de dollars sur cinq ans pour la recherche et le développement. 64 sénateurs sur 100, démocrates et républicains, ont voté pour le Chips Act and science. « Le Sénat a adopté une loi historique qui va diminuer les coûts et créer des emplois », a immédiatement commenté le président Joe Biden, en appelant les élus de la Chambre à voter la loi « rapidement ».

La demande pour les semi-conducteurs, au coeur de toute l'électronique moderne, a explosé pendant la pandémie, causant des pénuries mondiales encore exacerbées par la fermeture d'usines chinoises face aux résurgences du Covid. Les problèmes d'approvisionnement pour ces puces, présentes aussi bien dans les smartphones que les hélicoptères, ont selon le gouvernement de Joe Biden alimenté l'inflation galopante dans le pays.

Elles ont notamment ralenti la production de voitures neuves l'an dernier, suscitant une flambée des prix dans l'automobile. La dépendance des Etats-Unis envers des usines principalement situées en Asie pose aussi une menace pour la sécurité nationale, de nombreux équipements militaires fonctionnant à l'aide de ces puces, relève le gouvernement.


Malgré un constat partagé par démocrates et républicains sur l'impératif de relancer la production nationale, les élus du Congrès ont échoué pendant des mois à se mettre d'accord sur un texte définitif. En ce qui concerne les micro-processeurs, la proposition de loi prévoit finalement 39 milliards de dollars d'aides pour encourager les entreprises à produire localement, et 13 milliards pour les laboratoires de recherche.

Plusieurs industriels ont déjà fait savoir qu'ils allaient utiliser ces fonds pour construire des usines dans l'Ohio ou l'Indiana. Le sénateur Bernie Sanders, une figure de la gauche américaine, s'était ému avant le vote des sommes allouées à des entreprises « rentables » qui, selon lui, « ont fermé 780 usines en 20 ans » aux Etats-Unis. « C'est un pot-de-vin pour qu'elles restent ici », a-t-il écrit dans un communiqué.

Le président Biden avait toutefois promis, le 25 juillet, que la loi « n'était pas un chèque en blanc ». Les entreprises devront selon lui remplir certaines conditions, notamment en termes de salaires, pour toucher ces aides publiques. « Nous ne leur permettrons pas d'utiliser ces fonds pour racheter des actions ou payer des dividendes », avait-il ajouté, en précisant qu'il donnerait lui-même le feu vert aux plus gros montants.

« Après des années de travail acharné, le Sénat adopte le plus grand investissement dans la science, la technologie et la fabrication de pointe depuis des décennies », a déclaré Chuck Schumer, chef de la majorité au Sénat, mercredi. « Ce projet de loi sur les puces et la science va créer des millions d'emplois bien rémunérés à l'avenir. Il allégera les chaînes d'approvisionnement, il contribuera à réduire les coûts et il protégera les intérêts de sécurité nationale de l'Amérique. »

« Trop souvent, notre gouvernement et nos entreprises sont accusés d'être trop à court terme », a-t-il poursuivi. « Mais il s'agit de l'un des projets de loi les plus importants à long terme que nous ayons adoptés depuis très longtemps. J'ai dit hier à notre caucus que nos petits-enfants occuperont des emplois bien rémunérés dans des industries que nous ne pouvons même pas imaginer grâce à ce que nous faisons maintenant. Et nous l'avons fait ensemble, les deux parties coopérant de bonne foi sur des questions vraiment difficiles. »

« Le peuple américain mérite de voir plus d'exemples comme celui-ci, où les deux parties s'unissent pour faire de très, très grandes choses qui auront un impact durable sur notre pays », a ajouté Schumer. « Et je suis convaincu que les générations futures se souviendront de l'adoption de ce projet de loi comme d'un tournant dans le leadership américain au 21e siècle ».

Lors de sa première intervention depuis son arrivée à la tête d'Intel en février, le PDG d’Intel Pat Gelsinger a prédit que les semi-conducteurs représenteront plus de 20 % de la nomenclature totale des véhicules haut de gamme d'ici 2030. Ce qui représente un taux de croissance cinq fois supérieur par rapport au chiffre de 4 % de 2019. Jusqu'à présent, seule une poignée d'entreprises ont réussi à intégrer les technologies nécessaires pour graver des éléments toujours plus petits dans le silicium, et la maîtrise de la lithographie dans l'ultraviolet extrême (EUV) par TSMC a contribué à la catapulter en tête du peloton.

En juillet 2021, Intel a publié sa feuille de route pour les quatre prochaines années. Lors de sa présentation, Intel a annoncé qu'elle produira au cours des quatre prochaines des puces basées sur les nœuds de processus 7nm, 4nm et 3nm. En outre, dès 2024, la société introduira sa nouvelle technologie de fabrication de puces, le nœud de processus Intel 20A (c'est-à-dire 20 angströms), qui devrait lui permettre de rattraper et reprendre de l'avance sur ses deux plus grands rivaux TSMC et Samsung Semiconductor. Intel ouvre également ses fonderies à d'autres concepteurs de puces, dont Qualcomm qui domine actuellement le marché des puces pour téléphones mobiles.

Selon une certaine source, Intel souhaitait fabriquer des plaquettes de silicium dans une usine située à Chengdu, en Chine, d'ici à la fin de cette année. Cependant, lorsque la société a récemment partagé les détails de ce plan avec le gouvernement américain, « les responsables de l'administration Biden ont fortement découragé le déménagement. » Le rapport ne précise pas la nature exacte des préoccupations de la Maison-Blanche en matière de sécurité.

Intel aurait également cherché à obtenir une aide fédérale « pour accélérer la recherche et la production aux États-Unis », Intel ajoutant dans une déclaration qu'« Intel et l'administration Biden partagent l'objectif de remédier à la pénurie actuelle de micropuces dans toute l'industrie, et nous avons exploré un certain nombre d'approches avec le gouvernement américain.

Nous nous concentrons sur l'expansion significative en cours de nos opérations de fabrication de semi-conducteurs existantes et sur nos projets d'investissement de dizaines de milliards de dollars dans de nouvelles usines de fabrication de plaquettes aux États-Unis et en Europe. » « S'il y a un camion à béton dans l'État de l'Ohio qui ne travaillera pas pour moi l'année prochaine, je veux le savoir », a plaisanté Pat Gelsinger.

Le fabricant de puces Intel va consacrer au moins 20 milliards de dollars à un nouveau site de fabrication de puces à New Albany, près de Columbus, dans l'Ohio, a annoncé la société. Le site de 1 000 acres accueillera initialement deux usines de fabrication (fabs) de puces et devrait employer directement au moins 3 000 personnes et des « dizaines de milliers » de plus parmi les fournisseurs et les partenaires. La construction devrait démarrer cette année et le site devrait être opérationnel en 2025.

« Nous avons pour objectif d'investir jusqu'à 100 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie, mais sans le soutien du gouvernement fédéral, cet objectif sera difficile à atteindre dans ce laps de temps », a confirmé William Moss, porte-parole d'Intel. L'investissement initial de 20 milliards de dollars ne dépend toutefois pas des subventions fédérales.

Les autres promesses d'Intel sont plus floues, comme l'idée que le site de l'Ohio pourrait abriter huit fabs au lieu de deux seulement. « En cas de construction complète, l'investissement total sur le site pourrait atteindre 100 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie, ce qui en ferait l'un des plus grands sites de fabrication de semi-conducteurs au monde », peut-on lire dans le communiqué de presse d'Intel. Mais il ne s'agit pas d'un engagement ferme c'est plutôt un objectif ambitieux, à condition qu’Intel obtient des subventions fédérales.

Le président américain Joe Biden a félicité Pat Gelsinger après cette annonce de 20 milliards de dollars d'investissement pour deux nouvelles installations de fabrication de puces, ou fabs, que la société construira juste à l'ouest de Columbus, Ohio. Maintenant que le Sénat a adopté un projet de loi de 280 milliards de dollars pour stimuler la production de puces informatiques aux États-Unis, attendons de voir si tous les camions à béton dans l'État de l'Ohio travailleront pour Pat Gelsinger l'année prochaine.

Et vous ?

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Voir aussi :

Joe Biden appelle le Congrès à adopter le CHIPS Act, une loi qui fournirait 52 milliards de dollars de subventions, pour faire progresser la fabrication de semi-conducteurs aux Etats-Unis

TSMC augmente le prix des puces jusqu'à 20 % dans un contexte de pénurie d'approvisionnement, cette augmentation devrait se répercuter sur les prix des produits finis

Les dirigeants d'Intel, Nvidia et TSMC estiment que la pénurie de puces pourrait durer jusqu'en 2023, alors que l'industrie se hâte pour rapidement conjuguer cette crise au passé

La Chine injecte 2,2 milliards de dollars dans une entreprise locale de fabrication de puces, alors que Washington tente de couper Huawei des fournisseurs mondiaux de semi-conducteurs
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Avatar de AoCannaille
Membre expert https://www.developpez.com
Le 29/07/2022 à 9:59
Et dés que leur "reliance on imported chips" aura suffisamment été "released", ils pourront laisser tomber Taïwan comme ils ont laissé tombé l'afghanistan, évitant sans doute la cause de la prochaine 3e guerre mondiale.

Et 20 Milliards de dollar pour éviter une guerre mondiale, c'est pas cher, ce n'est que quatre F-35.
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Avatar de marsupial
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 30/07/2022 à 3:15
A noter la mise au vote dans le même paquet de lois de décisions pour le gaz et le pétrole source lesechos.fr
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Avatar de infozoide
Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
Le 11/08/2022 à 5:54
...ils pourront laisser tomber Taïwan ...
C'est entièrement vrai. Ce n'est plus qu'une question de temps.
De toute façon, il est clair que les vies humaines comptent fort peu dans l'esprit des politiques dont l'ambition reste sans bornes.
L'exemple actuel de l'Ukraine est suffisamment significatif de l'impuissance à réussir à soutenir des modèles de sociétés qui tentent en vain de s'orienter vers une forme de démocratie, pour peu qu'ils soient la cible de pouvoirs autoritaires.

La récente visite de Nancy PELOSI ne constitue qu'un classique simulacre de soutien.
En ce moment, nos amis ricains souhaitent de toute évidence quelque peu temporiser l'élan certain de la Chine voisine.
Leur seul objectif réel, c'est de tenter de commencer par rattraper leur colossal retard sur ce qui fait encore aujourd'hui la richesse de TAIPEH : la production du "diamant noir" ainsi qu'ils surnomment les circuits intégrés.

Personne n'est dupe.
Seuls certains journalistes tentent parfois de nous donner le change, mais la plupart d'entre eux soulignent le fait que depuis des décennies ce pays est non reconnu de la plupart des instances internationales.
Autrement dit, le champ restera libre à terme pour la Chine, probablement d'ici l'horizon 2030.
Ceci ne constitue qu'une chronique d'un nouveau recul annoncé de la démocratie.
Bientôt, il adviendra à Taïwan exactement le même sort que celui réservé auparavant à Hong-Kong.

Ce n'est pas parce que l'on est l'une des principales plaques tournantes du business international qu'on le restera pour toujours.

L'aide apportée par Taïwan dans la démocratisation du progrès technologique avec des coûts de production réduits au maximum ne constituera pas une protection éternelle pour son peuple.
Gageons que la reconnaissance des différents pays du monde pour une certaine contribution apportée en son temps ne différera pas beaucoup de celle apportée aux jeunes habitants de Hong-Kong.
Côté américain, tout est dit. Et en ce qui concerne les européens, plus rien n'est à dire.
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