Un nouveau rapport publié par le PIRG Education Fund a placé Apple et Lenovo en bas du classement en matière de réparabilité des ordinateurs portables, leur attribuant la note C-. Cette analyse annuelle, basée sur l'indice de réparabilité en vigueur en France, examine la conception du matériel, la disponibilité des pièces de rechange, la documentation et les liens avec les groupes de pression opposés à la réparation. Les mauvaises notes obtenues pour la démontabilité et les problèmes de conformité réglementaire ont lourdement pesé sur les deux fabricants. Malgré des progrès progressifs en matière d'accès aux pièces détachées, le rapport conclut que la réparabilité reste largement stagnante parmi les huit marques d'ordinateurs portables les plus populaires aux États-Unis.Pour rappel, l’indice de réparabilité de la France oblige les fabricants à communiquer une note sur 10, basée sur des critères tels que la démontabilité, l’accès aux pièces détachées et la disponibilité des manuels de réparation. En 2021, Apple a commencé à publier les scores de réparabilité de ses iPhone et MacBook afin de se conformer à cette réglementation. Les résultats étaient généralement modestes, avec des notes autour de 6 pour certains modèles récents et inférieures à 5 pour d’autres. Malgré des améliorations progressives, ces évaluations montrent à quel point les produits Apple sont difficiles à réparer.
Les groupes de recherche d'intérêt public (Public Interest Research Groups, ou PIRG) sont des organisations à but non lucratif américaines et canadiennes qui mènent des actions de mobilisation locale et de plaidoyer direct sur des questions telles que la protection des consommateurs, la santé publique et les transports. Bon nombre de ces PIRG sont étroitement liés au Fund for the Public Interest, qui se charge de collecter des fonds et de mener des campagnes de sensibilisation en leur nom.
Un nouveau rapport publié par l'association de défense des consommateurs PIRG Education Fund place Apple et Lenovo en bas du classement en matière de réparabilité des ordinateurs portables, avec la note C- pour les deux marques.
L'analyse annuelle « Failing the Fix » évalue les fabricants d'ordinateurs portables et de téléphones en fonction de la facilité avec laquelle leurs produits peuvent être démontés, de l'accessibilité des pièces de rechange et de la documentation, ainsi que de leur opposition active à la législation sur le droit à la réparation. Apple a obtenu des résultats encore plus médiocres dans la catégorie des téléphones, avec la note D-.
Comment sont calculées les notes
Le PIRG a examiné les 10 ordinateurs portables et téléphones les plus récents disponibles sur le site web français de chaque fabricant en janvier 2026. Le choix de la France était délibéré : ce pays impose en effet la mention d’un indice de réparabilité sur les produits vendus sur son territoire. Les défenseurs du droit à la réparation — dont fait partie le PIRG — estiment que les fabricants devraient étendre ces exigences de transparence à l’échelle mondiale.
Les notes attribuées aux ordinateurs portables se basaient sur l’indice français, mais accordaient une importance particulière à la facilité de démontage physique, que le PIRG considère comme le facteur le plus important pour les consommateurs. Parmi les autres critères figuraient la disponibilité des manuels de réparation, l’accès aux pièces de rechange, le rapport coût des pièces/coût de l’appareil, ainsi que des facteurs spécifiques au produit.
Les notes comportaient également des pénalités et des bonus liés au lobbying des entreprises. L'adhésion à TechNet ou à la Consumer Technology Association — deux groupes industriels qui s'opposent à la législation sur le droit à la réparation aux États-Unis — entraînait une pénalité de 0,5 point par groupe. Témoigner en faveur de la législation sur la réparation rapportait aux fabricants 0,25 point par projet de loi soutenu.
Nathan Proctor, directeur principal de la campagne « Right to Repair » (Droit à la réparation) de l’US PIRG Education Fund, a expliqué en quoi consistait cette pénalité liée à l’adhésion : « Même si l’adhésion d’une entreprise à ces associations ne signifie pas pour autant qu’elle s’oppose activement au « droit à la réparation », elle finance une organisation qui lutte contre cette législation, ce dont nous tenons compte dans notre notation. »
Apple, Dell et Samsung ont chacun perdu un point entier pour avoir fait partie des deux groupes. Seuls Acer (parmi les fabricants d'ordinateurs portables) et Motorola (parmi les fabricants de...
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