IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Le jeu du chat et de la souris autour des armes à feu imprimées en 3D a commencé : un activiste propose un outil pour déjouer la détection automatisée, sans altérer la fonction de l'arme

Le , par Mathis Lucas

65PARTAGES

17  0 
Un conflit technologique et juridique oppose les régulateurs américains aux défenseurs des armes imprimées en 3D. Face aux nouvelles règles de New York et de Californie imposant des logiciels de blocage de fichiers sur les imprimantes, l'activiste Cody Wilson a lancé un outil nommé « Hochulization ». Ce procédé technique vise à modifier la signature numérique des fichiers pour contourner la détection automatisée sans altérer la fonction de l'objet. Les critiques dénoncent une violation des libertés civiles. Ce duel met en lumière les limites de la surveillance numérique face à la distribution en libre accès de modèles d'armes à feu de plus en plus performants.

L'histoire des armes à feu imprimées en 3D débute en 2013 avec le « Liberator », premier pistolet en plastique fonctionnel conçu par Cody Wilson (Defense Distributed). Initialement peu fiables, ces armes à feu ont évolué vers des modèles semi-automatiques combinant polymères et pièces métalliques, ce qui les rend difficiles à détecter et presque impossibles à tracer. Les autorités tentent depuis des années de contrecarrer cette menace persistante.

Ces armes sont également connues sous le nom de « ghost guns » (armes fantômes). Fin 2024, l'affaire Luigi Mangione, accusé d'avoir tué le PDG d'UnitedHealthcare avec une arme imprimée en 3D, a relancé le débat aux États-Unis et déclenché une vague de projets de loi dans plusieurs États, dont la Californie. Le 17 février 2026, l'élue californienne Rebecca Bauer-Kahan a déposé un projet de loi intitulé « California Firearm Printing Prevention Act ».

Son objectif affiché : empêcher l'impression 3D de pièces d'armes à feu non traçables. Le texte interdirait la vente ou le transfert de toute imprimante 3D en Californie à moins qu'elle ne figure sur une liste officielle tenue par le ministère de la Justice (DOJ), certifiant que l'appareil est équipé d'une « technologie de détection et de blocage des fichiers d’armes ». Les fabricants seraient appelés à soumettre « une attestation pour chaque modèle vendu ».

« Cette législation adopte une approche proactive en matière de sécurité publique en garantissant que les imprimantes 3D vendues en Californie intègrent la technologie permettant de bloquer la production d'armes à feu illégales », a déclaré l'élue démocrate Rebecca Bauer-Kahan à propos de cette législation. Des projets de loi similaires ont aussi été proposés à Washington et à New York, mais ils ont finalement été abandonnés à la suite d'objections.

L’émergence de la technologie d'occultation « Hochulization »

Cody Wilson, basé à Austin au Texas, affirme avoir mis au point une méthode pour contourner les logiciels imposés par l’État visant à empêcher l’impression d’armes à feu. Il qualifie son outil d'occultation de « Hochulization » en guise de provocation directe envers la gouverneure de l'État de New York, Kathy Hochul, à l'origine de la première loi obligeant les fabricants de nouvelles imprimantes à installer des logiciels de détection de fichiers d'armes.


Cody Wilson mène une campagne contre les législateurs et les régulateurs depuis plusieurs années. L'activiste considère le développement de cette technologie est une « mesure d'autodéfense » face aux tentatives des autorités visant à contrôler l'impression 3D open source. De plus, son entreprise, Defense Distributed, gère sur sa plateforme DEFCAD la plus grande base de données de fichiers d'armes en 3D au monde avec plus de 200 000 entrées.

Les systèmes de blocage traditionnels reposent généralement sur des signatures numériques uniques, appelées « hachages », générées par un algorithme pour chaque fichier d'arme à feu. En théorie, le logiciel de l'imprimante identifie ces hachages spécifiques pour bloquer automatiquement l'impression. L'outil Hochulization développé par Cody Wilson perturbe ce filtrage simple en insérant une série de petits octets de données dans chaque fichier.

Il change complètement la signature de hachage sans altérer la structure ou la fonctionnalité finale de l'objet imprimé. Selon Cody Wilson, l'application systématique de ce procédé empêchera les autorités de constituer une « bibliothèque complète de hachages » exploitable. Bien que ce contournement soit jugé techniquement viable, certains soulignent que le hachage reste un filtre utile pour dissuader les utilisateurs occasionnels ou moins motivés.

L'évolution rapide de la menace et les mesures réglementaires

Les armes à feu imprimées en 3D représentent un défi de sécurité publique croissant, les saisies policières à New York étant passées d'une seule unité en 2021 à 109 en 2024. Les technologies ont progressé depuis la création de l'arme à coup unique « Liberator » en 2013. Désormais, des modèles sophistiqués capables de tirer plusieurs salves à haute vélocité sans se briser circulent entre les mains de réseaux criminels ou de rebelles à l'étranger.

Par ailleurs, les composants imprimés comme les silencieux ou les sélecteurs de tir automatique offrent des alternatives illégales simples à obtenir pour contourner les licences d'acquisition classiques. Face à ce que la gouverneure Hochul appelle une « filière plastique » du marché noir, des initiatives législatives à New York et en Californie cherchent à contraindre l'intégration de logiciels de blocage sur toutes les nouvelles imprimantes 3D.

Les débats sur la surveillance numérique et l'expression libre

Pour faire face à des systèmes de filtrage plus sophistiqués analysant directement la géométrie tridimensionnelle des objets, l'équipe de Defense Distributed développe d'autres techniques de contournement basées sur le « bruit contradictoire ». À titre d'exemple, en modifiant légèrement la structure d'un fichier ou en y insérant une géométrie inutilisée, Cody Wilson a déclaré être parvenu à tromper des modèles d'IA de détection.

Il souligne que ces systèmes prédictifs complexes souffrent d'un taux de faux positifs estimé à 30 %, ce qui témoigne des limites techniques de l'analyse géométrique. Outre les défenseurs des armes, les créateurs, défenseurs des droits numériques et professionnels s'inquiètent de ces technologies de filtrage qu'ils perçoivent comme une « surveillance numérique invasive » susceptible de restreindre l'expression et de bloquer des objets légitimes.

Cody Wilson défend l'idée que les fichiers de conception d'armes à feu constituent une forme d'expression protégée par la Constitution, prolongeant une longue bataille juridique sur la nature des codes informatiques. Il aborde le débat sur la numérisation en tant que fervent défenseur du deuxième amendement.

Un logiciel de détection perçu comme un outil de surveillance

La législation adoptée par la Californie interdit la commercialisation de toute imprimante absente de la liste approuvée par le DOJ. Désactiver ou contourner le logiciel de blocage constituerait un délit pénal et les infractions civiles pourraient atteindre 25 000 dollars par violation. L'auteur a évoqué un cas où la police a arrêté un homme dans le comté de Sonoma, en Californie, dans le cadre d'une enquête sur la fabrication d'armes à feu illégales.

La police a saisi trois imprimantes 3D, ainsi que 157 armes de poing, dont beaucoup semblent être des récepteurs inférieurs imprimés en 3D pour les armes à feu. Mais cette proposition fait l'objet de controverses de la part de fournisseurs de pièces informatiques et de membres de la communauté open source.

La législation introduit en effet un volet « surveillance » : les imprimantes certifiées devraient conserver des journaux internes et potentiellement signaler aux autorités toute activité suspecte ou tentative d'impression de fichiers réglementés. Ce mécanisme d'autodéclaration a valu à la loi son surnom « d'imprimante qui se dénonce elle-même ». Il a déclenché un grand débat sur les forums en ligne, de nombreux utilisateurs décriant la législation.

« Comment ce logiciel va-t-il savoir que vous n'êtes pas en train de réparer un pistolet à eau ? La Californie provoque le cancer », a écrit un critique. Un autre ironise : « profitons de l'occasion pour emprisonner les professeurs de physique qui révèlent à leurs élèves qu'une chute de pierre peut tuer ».

Critiques : une loi inefficace et dangereuse pour l'open source

La communauté open source voit dans cette législation une menace existentielle. Selon les critiques, il pourrait provoquer la disparition des logiciels open source destinés aux imprimantes 3D ou les rendre illégaux. Imposer un firmware approuvé par le DOJ reviendrait de fait à interdire les firmwares open source en Californie, car ce type de logiciel permet par définition à l'utilisateur de modifier ou remplacer le code, y compris les fonctions de surveillance.

Les petits fabricants...
La fin de cet article est réservée aux abonnés. Soutenez le Club Developpez.com en prenant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !

Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/08/2026 à 11:13
Citation Envoyé par der§en Voir le message
@Anselme45: Non, les armes imprimées en 3D ne sont pas indétectables, seul les parties en résine sont remplacés par l’impression 3D, le canon, le percuteur les ressorts, etc reste en acier, faut arrêter de croire à la propagande des médias…
Faux!

Les armes imprimées en 3D ne comportant que des pièces en résine existent!

La présence d'éléments en acier rendant l'arme détectable est exigée par les lois de certains pays justement pour s'assurer que ces armes soient détectables mais ces éléments en acier ne sont pas indispensables!!!

Les armes en plastique imprimées en 3D intègrent souvent des composants métalliques (comme le canon ou le percuteur) pour respecter les lois sur la détectabilité, bien que certains modèles dits « fantômes » (ghost guns) en polymère pur cherchent à contourner les contrôles
A cela s'ajoute que ces armes bricolées ne sont pas porteuses d'un numéro de série officiel; Ce qui empêche leur traçabilité... Il s'agit donc bien d'armes destinées à rien d'autre qu'aux actes terroristes!

Les médias ne sont pas toujours à l'origine de la propagande...
6  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/08/2026 à 16:35
Citation Envoyé par der§en Voir le message
N’importe quoi, une simple cartouche en 9mm ferait exploser n’importe quel canon en résine !

c’est le même problème avec les révolvers qui sont utiliser pour les fusées de détresse en mer, mets donc dedans une cartouche de chasse et ensuite compte combien de doigts il te reste dans la mains qui l’a utilisé !

Vous êtes un expert en arme à feu? Un expert en munition peut-être? Un expert en "expertise" alors?

Prenez la peine de vous renseigner avec de nous faire part de votre avis... En étant curieux, vous trouverez même des vidéos montrant qu'une arme en résine peut parfaitement tirer une munition sans exploser dans la main du tireur

Et voici un exemple de tir d'une arme 100% résine tirant du 9mm



Et quand on écoute le mec à l'origine de l'arme en question, il confirme parfaitement la situation... C'est un illuminé dangereux!!!
6  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 27/08/2026 à 10:22
Citation Envoyé par der§en Voir le message
Il faut au minimum un canon en acier, usiné (ou pas) mais, oui il y a besoin de pièces métalliques dans ces armes, exemple simple: https://fr.wikipedia.org/wiki/FGC-9
Votre lien wikipedia prouve surtout ce que j'avance, c'est-à-dire que les promoteurs de ce genre d'arme sont des "malades du bulbe"!!!

Je cite votre page wikipedia de référence:

FGC-9 est l'acronyme de « Fuck Gun Control », qui pourrait se traduire en français par « J'emmerde le contrôle des armes »
Le FGC-9 a été conçu et fabriqué initialement entre 2018 et 2020 par JStark1809, un concepteur underground d'armes européen,
Le concepteur a créé cette arme avec le souci de ne pas utiliser une seule pièce d'arme à feu réglementée au sens de la législation européenne de manière à permettre à n'importe quel citoyen d'un pays avec des lois restrictives sur les armes de le construire.
Plus que édifiant!!!

PS: Il va falloir modifier votre page wikipedia parce que le mot "acier" n'y apparait jamais... C'est dommage quand on veut l'utiliser comme preuve qu'un canon en acier est indispensable dans la conception d'une arme en résine
6  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/08/2026 à 22:37
Citation Envoyé par der§en Voir le message
@Anselme45:

Alors oui, j’ai un peu d’expérience en armes à feu…

Si tu prends un peu de temps pour regarder l’arme présenté dans ta vidéo, tu peux apercevoir un petit peu le canon métallique !

Un peu de lecture avant de faire des affirmations sans fondements et de relayer des fake News:

Il est impossible d'imprimer entièrement un canon d'arme à feu fiable et résistant uniquement en plastique avec une imprimante 3D grand public. [1]

Fonctionnement et Limites Techniques

  • Matériaux en plastique : Le plastique fondu ou les polymères (PLA, ABS) ne supportent pas la pression extrême des explosions de poudre lors d'un tir réel. Une arme 100 % plastique risque d'éclater. [1]
  • Modèles hybrides : La majorité des armes dites « imprimées en 3D » (comme le modèle FGC-9) sont en réalité hybrides. Le corps ou la carcasse est imprimé en plastique, mais des composants essentiels et le canon doivent être en métal ou fabriqués à partir de tubes d'acier. , ],
  • Risques : Les canons improvisés ou mal adaptés manquent de fiabilité et peuvent blesser gravement l'utilisateur par l'explosion de la chambre.
J'adore!

Faire un copier-coller de ce que raconte l'IA de google ne fait pas de vous un expert

Vous auriez au moins pu faire l'effort de faire une mise en forme du texte fourni par l'IA, histoire de faire semblant

PS1: Personne n'a affirmé qu'une arme 100% résine était une arme fiable!

PS2: Heureux pour vous que la totalité des services de sécurité du monde aient tort et que vous êtes le seul à avoir raison!
5  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 29/08/2026 à 9:46
Citation Envoyé par der§en Voir le message
Comme vous avez tord sur l’usage obligatoire de pièces en acier pour ces armes, vous partez sur un autre argumentaire, donc non elle ne peuvent pas passer les détecteurs de métaux !

Pour la morale et l’éthique, je laisse chacun sa vision des choses, je n’ai commenté que pour corriger une idée et une affirmation erronée…
Faux!

Je vous laisse le soin de relire l'entier de nos échanges!!!

Mon intervention dès le début était axée sur les motivations qui poussent des gens à vouloir fabriquer des armes non-légales, je ne passe donc pas à un "autre argumentaire". C'est vous seul qui avait détourné la discussion en mettant en doute les risques à la sécurité de tous qu'entraînent ces armes, en arguant que ces armes ne pouvaient pas exister sans des pièces en acier facilement détectables...

Par contre, je vais quitter la morale et l'éthique pour passer à la phase judiciaire: La fabrication ou la possession d'une arme illégale en résine 3D est punissable en France de 5 ans d'emprisonnement et de 75 000 euro d'amende!!! Et là, on ne laisse pas à chacun "sa vision des choses"!!!!!!!!!!!!!!!
2  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/08/2026 à 10:19
Un conflit technologique et juridique oppose les régulateurs américains aux défenseurs des armes imprimées en 3D.
Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer les motivations de ces "défenseurs des armes imprimées en 3D"?

Ils ont une seule motivation: Disposer d'armes non-détectables au passage d'un système de sécurité!

Et pourquoi vouloir passer une arme sans que cela soit détecté?

Pas besoin d'ergoter pendant 10 ans... La place de ces "défenseurs des armes imprimées en 3D" est tout simplement en prison!
1  0 
Avatar de der§en
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 29/08/2026 à 17:35
En effet, c’est moi qui affabule :
Ils ont une seule motivation: Disposer d'armes non-détectables au passage d'un système de sécurité!

Et pourquoi vouloir passer une arme sans que cela soit détecté?
0  0 
Avatar de der§en
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 28/08/2026 à 22:22
Comme vous avez tord sur l’usage obligatoire de pièces en acier pour ces armes, vous partez sur un autre argumentaire, donc non elle ne peuvent pas passer les détecteurs de métaux !

Pour la morale et l’éthique, je laisse chacun sa vision des choses, je n’ai commenté que pour corriger une idée et une affirmation erronée…
0  2 
Avatar de der§en
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 26/08/2026 à 10:42
Combat perdu d’avance.

@Anselme45: Non, les armes imprimées en 3D ne sont pas indétectables, seul les parties en résine sont remplacés par l’impression 3D, le canon, le percuteur les ressorts, etc reste en acier, faut arrêter de croire à la propagande des médias…
0  6 
Avatar de der§en
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 26/08/2026 à 14:56
N’importe quoi, une simple cartouche en 9mm ferait exploser n’importe quel canon en résine !

c’est le même problème avec les révolvers qui sont utiliser pour les fusées de détresse en mer, mets donc dedans une cartouche de chasse et ensuite compte combien de doigts il te reste dans la mains qui l’a utilisé !
0  6