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Huawei aurait arrêté sa production de smartphones après son ajout sur la liste noire des Etats-Unis,
En pleine guerre commerciale avec la Chine

Le , par Stan Adkens

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« Comme la nouvelle situation a surgit, il est trop tôt pour dire si nous sommes en mesure d'atteindre l'objectif », a déclaré Zhao Ming, le président de Honor, l'une des marques de téléphones intelligents de Huawei, lors d'une conférence de presse qui s'est tenue vendredi soir à Shanghai, lorsqu’il répondait aux questions sur l’objectif de Huawei de dépasser Samsung Electronics et de devenir le plus grand fournisseur mondial de smartphones avant la fin 2020, selon un rapport du South China Morning Post. Selon M. Ming, Huawei Technologies serait en train de réévaluer cet objectif, après qu'un décret d’interdiction commerciale signé par le président des Etats-Unis ait affecté considérablement, non seulement, ses capacités de production de nouveaux smartphones, mais également, ses capacités de distribution à l’internationale, a rapporté le quotidien de Hong Kong.

En effet, le 15 mai dernier, le président Donald Trump a signé un décret établissant les bases pour empêcher des entreprises de télécommunications chinoises telles que Huawei de vendre du matériel aux États-Unis, visant à neutraliser la capacité de Beijing à compromettre les réseaux sans fil et les systèmes informatiques américains de la prochaine génération. Le 16 mai, le Bureau de l'industrie et de la sécurité (BIS) du département du Commerce des États-Unis, qui administre et applique les règlements américains sur l'administration des exportations (EAR), a expressément ajouté Huawei Technology Ltd. et 68 de ses filiales à sa liste noire commerciale.


L’ajout de Huawei sur la liste noire commerciale par le gouvernement américain prive l'entreprise des services et des pièces de rechange qu’elle acquérait avec des entreprises américaines, qui doivent dorénavant obtenir une autorisation gouvernementale avant la vente de tout produit et service aux entreprises originaires des « pays adversaires » des Etats-Unis.

Après l’entrée en vigueur de l’interdiction commerciale, les partenaires américains du géant chinois, dont les fabricants de puces Intel, Qualcomm, Xilinx et Broadcom, ont dit à leurs employés de ne pas fournir Huawei jusqu'à nouvel ordre, au risque de subir les conséquences juridiques du non-respect de l’interdiction américaine. Google a également suspendu l'accès de Huawei aux futures mises à jour du système d'exploitation Android, affectant sa capacité à offrir des applications Google populaires sur ses téléphones dans l'avenir. D’autres entreprises et organisation comme ARM, Wi-Fi Alliance et SD Association ont fait de même. Le mouvement s’est même étendu hors des Etats-Unis, à certaines entreprises en Europe.

Selon Bloomberg, Huawei, qui avait prévu la détérioration de ses relations avec Google, avait développé son propre OS pour mobile et serait en train de construire une alternative au Play Store de Google afin de continuer sa production de smartphones. Mais Foxconn, le fabricant taïwanais d'appareils électroniques qui assemble des produits pour de nombreuses marques de téléphones, y compris Apple et Xiaomi, a arrêté plusieurs lignes de production pour les téléphones Huawei ces derniers jours, a rapporté le South China Morning Post.

En effet, Huawei aurait réduit ses commandes de nouveaux téléphones auprès de Foxconn, selon des personnes familières avec la question, et qui s’exprimaient sous le couvert de l’anonymat. Réduction de la production temporaire ou à long terme ? Ce n’est pas encore clair. Cependant, le quotidien chinois a également rapporté que les ventes mondiales de smartphones de la société ont augmenté à 15,7 % au premier trimestre 2019, contre 10,5 % à la même période l'an dernier, selon les données du cabinet d'études Gartner. Selon les mêmes données, l’américain Apple, le troisième fournisseur mondial, et le Coréen Samsung, actuellement le plus grand fournisseur de smartphones, ont vu leur part de marché baisser respectivement à 11,9 % et 19,2 %, au cours de la même période.


Plus tôt ce mois, avant l’ajout de Huawei sur la liste BIS, la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis la Chine s’était davantage intensifiée. Le président Trump avait annoncé la fin des négociations officielles et avait augmentant de 15 % les droits de douane sur les importations chinoises d'une valeur de 200 milliards de dollars, faisant passer les tarifs de 10 à 25 %. Suite à cette augmentation, la réaction de la Chine ne s’était pas fait attendre. Le gouvernement chinois avait répondu en augmentant également les droits de douane sur 60 milliards de dollars de marchandises américaines, à compter du 1er juin.

Pour rappel, Huawei a lancé une offensive le mercredi dernier. Lors d’une sortie de l’entreprise, en lien avec la décision de l’administration Trump de l’exclure du marché américain des technologies, Huawei a demandé (dans une plainte déposée il y a peu auprès d’un tribunal US) l’annulation de l’interdiction faite aux administrations fédérales d’acheter ses équipements.

Selon un rapport publié jeudi dernier, Huawei a pris d’autres mesures à l’égard des Etats-Unis. L’entreprise a ordonné à ses employés de ne plus organiser de réunions techniques avec leurs contacts américains. L’équipementier chinois a également renvoyé des citoyens américains exerçant des fonctions de recherche et développement à son siège à Shenzhen, selon le Financial Times. Cette décision de Huawei est intervenue deux semaines, après que le président américain Donald Trump ait signé le décret interdisant à Huawei de se substituer aux fournisseurs américains.

Selon ce rapport de Financial Times, depuis la décision du président Trump, Huawei vérifie que les visiteurs étrangers ne détiennent pas de passeports américains et a demandé à tous les employés américains d'éviter de discuter technologie, car il essayait de se conformer à la réglementation, a déclaré Dang Wenshuan, architecte en stratégie de Huawei.

Par ailleurs, selon Global Times, un autre quotidien chinois, la Chine s’apprête à publier sa propre liste d’entités étrangères jugées à risque et à bannir de son marché, d’après une récente communication du ministre du Commerce de ce pays. La liste noire chinoise comprendra des entités, individus et entreprises étrangères qui bloquent la chaîne d’approvisionnement ou prennent des mesures discriminatoires pour des raisons non commerciales et qui, par leurs actions, mettent en danger les activités des entreprises chinoises ainsi que les consommateurs et entreprises mondiales.

Selon South China Morning Post, M. Ming a également déclaré, lors de la conférence de presse organisée le vendredi dernier pour dévoiler sa série phare Honor 20 destinée au marché chinois, que « Toutes les difficultés nous rendent plus forts, que ce soit dans la mentalité ou dans l'action ». Certes, l’entreprise chinoise subit sévèrement les conséquences de son bannissement général, mais qu’arrivera-t-il aux pays dont le plan de déploiement de la 5G reposait sur Huawei ?

Source : South China Morning Post

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
L’interdiction américaine aurait déjà eu raison de Huawei sur le plan des smartphones ?

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 04/06/2019 à 16:33
L'IEEE décide de lever les sanctions contre Huawei sur les activités éditoriales,
après les éclaircissements du département américain du Commerce

Le mois dernier, suite à une longue liste d’entreprises et d'organisations internationales qui se sont désolidarisées de Huawei depuis que le président Donald Trump a signé un décret interdisant l’achat ou l’utilisation de toute technologie de communication produite par des entités contrôlées par « un adversaire étranger », assorti d’une mesure connexe prise par le ministère américain du Commerce interdisant aux entreprises américaines de traiter avec Huawei et 68 affiliés, l'Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE) a interdit aux employés de Huawei d'examiner les articles publiés dans ses revues en raison des sanctions mentionnées ci-dessus.

IEEE est une importante société scientifique basée à New York qui dispose d’un large éventail d'activités et d'avantages pour ses membres, les bénévoles et la communauté technique, y compris ses quelque 200 revues. Mais l’association a déclaré le mois dernier aux rédacteurs en chef des revues qu'elle craignait des « conséquences juridiques graves » si elle continuait à avoir les scientifiques de Huawei comme examinateurs pour la révision des documents techniques. Ils « ne peuvent pas s'occuper des papiers » jusqu'à ce que les sanctions soient levées, pouvait-on lire dans un courriel envoyé aux rédacteurs en chef par l’association. Toutefois, l’IEEE a rassuré que l'impact de la politique commerciale aurait des effets limités sur ses membres, et que les employés de la firme chinoise pouvaient continuer à siéger aux comités de rédaction de l'IEEE et faire bien d’autres choses qu’ils faisaient avant.

Des réactions en chaîne

Le 15 mai dernier, le président des États-Unis a signé un décret établissant les bases pour empêcher des entreprises de télécommunications chinoises telles que Huawei de vendre du matériel aux États-Unis, visant à neutraliser la capacité de Beijing à compromettre les réseaux sans fil et les systèmes informatiques américains de la prochaine génération. Le 16 mai, le Bureau de l'industrie et de la sécurité (BIS) du département du Commerce des États-Unis, qui administre et applique les règlements américains sur l'administration des exportations (EAR), a expressément ajouté Huawei Technology Ltd. et 68 de ses filiales à sa liste noire commerciale.

Ces décisions ont contraint certaines grandes entreprises et organisations à mettre fin à leur collaboration avec Huawei. Quelques jours seulement après la prise de la mesure, Google a mis une pause à sa collaboration avec Huawei en lui bloquant certains services Android ; ARM aurait ensuite ordonné à ses employés de suspendre leurs activités avec la firme ; les fabricants de puces, Intel et Qualcomm auraient également coupé des liens avec Huawei ; Wi-Fi Alliance et SD Association ont également rompu tout lien avec l’entreprise chinoise.

Selon la déclaration de l’association, il était toujours permis à Huawei et ses employés de continuer à participer à d'autres activités en tant que membre, y compris accéder à la bibliothèque numérique de l'IEEE, soumettre des articles techniques pour publication, faire des présentations à des conférences parrainées par l'IEEE et accepter des prix IEEE. Les employés de Huawei pouvaient également continuer à exercer leur droit de vote, assister aux réunions d'élaboration des normes, soumettre des propositions et faire des commentaires lors des débats publics sur les nouvelles normes, en tant que membres de l’association. Les membres affiliés à Huawei pouvaient également participer à des réunions d'affaires, de logistique et autres, y compris celles liées à la planification de conférences.


Cette déclaration a suscité de l’indignation parmi les professeurs chinois membres de l’association. Ils reprochent aux responsables de l’association de laisser la politique s'immiscer dans la collaboration universitaire, en soulignant le danger que cela pourrait représenter. Haixia(Alice) Zhang, professeur à l’Institut de microélectronique à l’Université de Pékin, a écrit dans un courriel, en réponse à la décision de l’IEEE :

« Haixia Zhang de l'Université de Pékin, en tant que vieille amie et membre senior de l'IEEE, je suis vraiment choquée d'apprendre que l'IEEE est impliqué dans « US-Huawei Ban » pour remplacer tous les réviseurs de Huawei, ce qui est bien au-delà du domaine scientifique et technologique de base que je suis depuis ma formation professionnelle ».

« Aujourd'hui, ce message de l'IEEE pour « remplacer tous les réviseurs de Huawei dans les revues de l'IEEE » remet en question mon intégrité professionnelle. Je dois dire qu'en tant que professeur, je ne l'accepte PAS. Par conséquent, j'ai décidé de quitter le comité de rédaction de l'IEEE NANO et de l'IEEE JMEMS jusqu'au jour où il reviendra à notre intégrité professionnelle commune », a-t-elle ajouté.

La décision de l’IEEE a suscité également de nombreux commentaires sur les sites Web et plusieurs commentateurs lient la décision à la négociation commerciale qui a lieu depuis des mois entre les États-Unis et la Chine. Selon un autre commentaire, Huawei et ses entreprises seraient traqués parce que la société aurait une longueur d'avance sur les entreprises américaines en termes d'infrastructure 5G et que l'Amérique craint de ne pas être dans la course à un développement technologique qui pourrait représenter des centaines de milliards de dollars.

Après les éclaircissements, l’IEEE lève les sanctions

Le jeudi 16 mai 2019, le département américain du Commerce a appliqué des restrictions de contrôle des exportations à Huawei Technology Ltd. et à 68 de ses filiales. L’IEEE a publié une déclaration concernant la conformité et a précisé que si le gouvernement américain clarifiait l’application du Règlement d’exportation des exportations des États-Unis en ce qui concerne l’examen par les pairs. L’IEEE fournirait une mise à jour à la communauté de l’IEEE.

L’IEEE a reçu les éclaircissements demandés par le département américain du Commerce sur l’applicabilité de ces restrictions de contrôle des exportations aux activités de publication de l’IEEE. Sur la base de ces nouvelles informations, l’IEEE a déclaré que les employés de Huawei et de ses filiales peuvent participer en tant qu’évaluateurs et réviseurs à ses processus de publication. Tous les membres de l'IEEE, quel que soit leur employeur, peuvent continuer à participer à toutes les activités de l'IEEE.

« Notre approche initiale, plus restrictive, était uniquement motivée par notre volonté de protéger nos bénévoles et nos membres contre les risques juridiques. Avec la clarification reçue, ce risque a été traité. Nous apprécions les nombreuses questions et commentaires de nos membres et de nos bénévoles du monde entier et les remercions de leur patience alors que nous travaillions dans une situation complexe sur le plan juridique.

« L'IEEE propose un large éventail d'activités et d'avantages pour ses membres, ses volontaires et la communauté technique au sens large, notamment en parrainant plus de 1 900 conférences et événements annuels dans le monde entier et en donnant accès à plus de 4,8 millions de publications sur IEEE Xplore®.

« IEEE reconnaît que la science et la technologie sont une activité mondiale. Nous sommes fiers du travail accompli par nos membres dans le monde entier et nous nous engageons à promouvoir l'excellence technologique au profit de l'humanité« l'»

Source : IEEE

Huawei aurait arrêté sa production de smartphones après son ajout sur la liste noire des Etats-Unis, en pleine guerre commerciale avec la Chine
Vente de smartphones : Huawei enregistre la plus forte croissance et reste second malgré son absence aux USA, d'après les statistiques de Gartner
La Chine s'apprête à publier sa liste d'entreprises étrangères jugées à risque et à bannir de son marché comme l'ont fait les USA avec Huawei
Huawei a demandé à ses employés de ne plus avoir de réunions techniques avec leurs contacts US, et a remercié ses employés US travaillant en R&D
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Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 11/06/2019 à 6:12
Huawei encourage les développeurs à publier des applications sur sa vitrine de téléchargement AppGallery,
suite à l'interdiction américaine

Le mois dernier, Google a exclu Huawei de ses mises à jour Android, bien que le département américain du Commerce ait accordé à l’équipementier chinois une licence générale de trois mois pour mettre à jour les appareils existants, assouplissant ainsi temporairement les restrictions d'accès des composants américains à Huawei. Les téléphones Huawei fonctionnent sur une version du système d'exploitation mobile Android de Google.

Un développeur anonyme a partagé lundi un courriel sur le forum Android XDA Developers, faisant découvrir une invitation de Huawei à rejoindre AppGallery. Le courriel indiquait que AppGallery compte 270 millions d'utilisateurs actifs mensuels sur 350 millions de téléphones et une communauté de 560 000 développeurs.

AppGallery

Pour rappel, AppGallery est la plateforme officielle de distribution d‘applications Android de HUAWEI. Pour encourager les utilisateurs à se tourner vers sa vitrine de téléchargement, l’équipementier explique sur la page dédiée qu’elle est doté d’une détection des menaces en quatre étapes : « il s’agit d’un système de sécurité professionnel doté des fonctions suivantes: détection de comportement malveillant, contrôle de confidentialité, analyse de vulnérabilité du système de sécurité, vérification de l'authenticité du nom, de la personne, de l´appareil et de l'environnement d’identification garantissant que toutes les applications de AppGallery sont sans danger ».

Il met également en avant ce qu’il appelle la sélection Smart app : « AppGallery offre une sélection d’applications diverses et choisies pour vous dans les catégories lifestyle, voyage, divertissement et bien d’autres encore. Les algorithmes Machine Learning vous aident à trouver précisément et rapidement ce dont vous avez besoin.»

Il évoque également d’autres éléments comme le classement d’applications « les plus téléchargées, les mieux notées, les plus vendues, les plus grands succès et les applications dernier cri… Nos classements sont actualisés tous les jours pour que vous puissiez télécharger les meilleures applications ». Sans oublier le gestionnaire d’applications : « AppGallery vous permet de gérer les mises à jour et installations d’applications ou de packages ainsi que de libérer de l’espace. Vous pouvez également configurer la mise à jour automatique de vos applications sur Wi-Fi ».


Opération séduction des développeurs

« Afin de garantir une utilisation fluide de votre application à nos utilisateurs, Huawei s'est engagée à vous fournir une assistance complète pour vous aider à publier votre application dans AppGallery », aurait déclaré l'invitation envoyée par courrier électronique.

Le chinois offre également l’accès gratuit au portail Huawei Developer, a rapporté XDA Developers.

Hongmeng OS, Oak OS, le système d’exploitation d’Huawei

Huawei n'aurait apparemment pas l'intention immédiate de lancer son propre système d'exploitation, qui est en développement depuis 2012 et pourrait s'appeler "Hongmeng” pour le marché chinois et “Oak” à l’extérieur de la Chine (c’est en tout cas un nom qu’a déposé Huawei auprès de Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) le 24 mai 2018). Des informations à ce sujets ont fusé et laissaient entendre que cette option est envisagée comme ultime recours si Android est définitivement supprimé en tant qu'option pour ses clients possédant un smartphone.

Comme rapporté précédemment, HongMeng OS devrait être le nom utilisé pour le marché chinois, pas de changement à ce niveau là. Il est décrit comme un système d’exploitation compatible non seulement avec les smartphones de Huawei, mais aussi avec ses tablettes et montres connectées, voire ordinateurs pour remplacer Windows. Ce dernier point est encore à éclaircir.

Si l’on sait que le groupe travaille depuis des années à une telle solution, il est très fort probable qu’il ne s’agisse pas d’un OS reprenant tout de zéro mais basé sur Android Open Source Project, qui comme son nom l’indique est libre de droit. Huawei devrait s’appuyer sur son App Gallery et proposer une compatibilité avec les applications Android. Les développeurs n’auront alors pas besoin de développer des applications destinées spécialement au magasin de Huawei.


Le bannissement d'Android a fait suite à un décret des États-Unis publié en mai. qui établit les bases pour empêcher des entreprises de télécommunications chinoises telles que Huawei de vendre du matériel aux États-Unis. La mesure vise à neutraliser la capacité de la Chine à compromettre les réseaux sans fil et les systèmes informatiques américains de la prochaine génération. L’ordonnance interdit l’achat ou l’utilisation de toute technologie de communication produite par des entités contrôlées par « un adversaire étranger » susceptible de saboter des systèmes de communication américains ou de créer des « effets catastrophiques » sur l’infrastructure américaine. Y faisant suite, le ministère américain du Commerce a pris une mesure connexe qui interdit aux entreprises américaines de vendre des composants et des logiciels à Huawei et à 70 de ses affiliés (désormais inscrits sur la liste américaine d’entités à bannir) sans autorisation.

Huawei a déposé une requête devant un tribunal américain afin que la législation américaine interdisant aux agences fédérales d'acheter ses produits soit jugée inconstitutionnelle. Cependant, craignant des répercurssions juridiques, certains fournisseurs de matériel et de logiciels ont préféré se tenir à l’écart de l’équipementier Huawei : Amazon Japon ne vendrait plus d'appareils Huawei, et Microsoft aurait retiré les ordinateurs portables MateBook de Huawei de sa boutique en ligne.

Les scientifiques de Huawei se sont vus interdire l'examen d'articles scientifiques par l'éditeur américain Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE). Mais l'IEEE a fait marche arrière après avoir reçu plus d’informations du ministère américain du commerce.

Fin mai, Trump aurait fait valoir à la presse qu'il attendrait une offre pour sortir Huawei de la liste noire, une entrée dans la liste noire qui a d’ailleurs été le levier de l'escalade des tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis.

Google met en garde la Maison Blanche contre le bannissement de Huawei

Suite à ces décisions (décret présidentiel), Google était l’une des premières entreprises américaines à s’aligner et à sevrer Huawei de sa licence Android. D’après les derniers retours au sujet de cette rixe entre Américains et Chinois, la firme de Mountain View veut faire machine arrière. De hauts responsables de Google font pression sur le gouvernement américain pour que l’entreprise soit exemptée de l’interdiction du ministère du Commerce de vendre des composants et logiciels à Huawei, ce, d’après les retours d’un trio d’individus au courant des tractations.

La firme de Mountain View joue la carte de la sécurité pour faire plier le gouvernement Trump. Google craint particulièrement que le fait que les smartphones Huawei ne reçoivent pas de mises à jour pousse l’entreprise chinoise à foncer sur la piste d’un fork d’Android. D’après les informateurs, le géant de la recherche en ligne souligne en sus que le camp chinois est susceptible d’avoir une meilleure maîtrise technologique de la pile Android avec sa version modifiée de l’OS. Il viendrait alors que cette dernière (et donc les smartphones de Huawei) serait plus perméable à des tentatives de piratage de la Chine.

Un autre aspect auquel la firme de Mountain View ne touche pas dans son argumentaire c’est celui qui concerne son business. En effet, avec les restrictions américaines en place, Google perd (pour le moment) un gros client. Malgré son absence aux États-Unis, Huawei maintient son rang de deuxième fournisseur mondial de smartphones et continue à réduire l'écart avec Samsung. D’après de récentes statistiques de Gartner, Les ventes de smartphones Huawei ont augmenté dans toutes les régions. « Huawei a particulièrement bien réussi dans deux de ses plus grandes régions, l’Europe et la Grande Chine, où ses ventes de smartphones ont augmenté de 69 % et 33 %, respectivement », indique la firme spécialisée en analyse des marchés. Ce détail a son importance quand on sait que la mise à l’écart de Huawei risque de sevrer Google d’accès à tous ces terminaux desquels l’entreprise pourrait extirper son pétrole – ces précieux data qui constituent l’une de ses plus importantes sources de revenus.


La Maison-Blanche demande plus de temps afin de préparer l’interdiction pour les entrepreneurs travaillant avec Huawei

Le gouvernement fédéral a interdit l'achat direct d'équipement Huawei, ce qui devrait entrer en vigueur cette année. Mais le Bureau de la gestion et du budget (OMB) de la Maison-Blanche a demandé au Congrès américain de lui accorder plus de temps pour interdire progressivement les contrats fédéraux avec les entreprises qui font affaire avec Huawei. Toute chose qui arrange les autorités chinoises qui demandent à ce que les entreprises de technologique ne se précipitent pas pour appliquer l’interdiction américaine, mais aussi les entreprises chinoises qui auront le temps de se préparer avant une éventuelle interdiction définitive.

Selon Reuters, le gouvernement américain aurait besoin de deux années supplémentaires pour élaborer des règles afin de compléter la loi qui exige que les fournisseurs et entrepreneurs tiers limitent leurs achats et l'utilisation du matériel Huawei. Dans un communiqué, Jacob Wood, porte-parole de l'OMB, a déclaré :
« Il s'agit de s'assurer que les entreprises qui font affaire avec le gouvernement américain ou qui reçoivent des subventions et des prêts fédéraux ont le temps de ne plus faire affaire avec Huawei et d'autres entreprises technologiques chinoises inscrites sur la liste de la NDAA ».

Reuters rapporte que plus tôt cette semaine, Russ Vought, directeur par intérim de l'OMB, a empêché la publication d’une lettre par le Congrès. Selon M. Vought, ce délai supplémentaire « assurerait la mise en œuvre effective de l'interdiction sans compromettre les objectifs de sécurité souhaités » et qu'il y aurait une « réduction spectaculaire » du nombre d'entrepreneurs capables de vendre au gouvernement des États-Unis. Ce délai supplémentaire complète à quatre ans la période pendant laquelle les entrepreneurs du gouvernement peuvent encore acheter l'équipement Huawei avant que la restriction n’entre en vigueur pour eux. Selon M. Vought, ce délai donnerait « plus de temps pour réfléchir aux impacts potentiels et aux solutions possibles ».

Toutefois, ce délai n’enlèverait rien aux conséquences du décret signé par le président Trump en mai dernier, ainsi qu’aux mesures qui ont ajouté Huawei sur la liste noire commerciale américaine, selon Reuters. Cependant, malgré ces mesures d’interdiction en vigueur, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a déclaré dimanche que le président Donald Trump pourrait assouplir les restrictions américaines sur Huawei s'il y avait des progrès dans le différend commercial avec la Chine.

Source : XDA, Huawei

Et vous ?

Demander aux développeurs de publier sur sa vitrine de téléchargement serait-il un élément qui indique que Huawei se préparerait à lancer son système d'exploitation mobile ?

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 01/07/2019 à 11:46
G20 : l'administration Trump autorise les ventes américaines à Huawei,
tandis que la Chine et les États-Unis reprennent les négociations commerciales

Samedi 29 juin, en marge du G20, à Osaka (Japon) Donald Trump et Xi Jinping ont convenu de relancer les négociations commerciales.

« D’énormes changements se sont produits dans la situation internationale et les relations entre la Chine et les États-Unis, mais un fait de base demeure inchangé : la Chine et les États-unis bénéficient toutes les deux de la coopération et perdent toutes les deux dans des affrontements. La coopération et le dialogue sont mieux que les frictions et les affrontements », a souligné le Président chinois.

S’adressant à Donald Trump devant les journalistes, il a ajouté « récemment, monsieur le Président, vous et moi avons eu une communication fermée via des appels téléphoniques et échanges de lettres. Aujourd’hui, je suis préparé à échanger des points de vue avec vous sur l’issue fondamentale que représente la croissance de la relation entre la Chine et les États-unis afin de déterminer la direction que prendra notre relation dans la période à venir pour une relation basée sur coordination, la coopération et la stabilité »

De son côté, le Président américain a déclaré « j’ai hâte de travailler avec vous car, comme vous le savez, nous avons eu une excellente rencontre ». Il a continué en disant « Je pense que nous sommes très proches, mais quelque chose s’est produit qui nous a un peu éloigné mais cela serait historique si nous pouvions avoir un accord Fair Trade. Nous sommes totalement ouvert à cette finalité, je sais que vous l’êtes également et tous vos représentants ont travaillé très dur avec nos représentants et je puis avancer que cette rencontre sera très productive ».


En échange d'une flexibilité sur Huawei, Trump a déclaré que la Chine avait accepté de gros achats de produits agricoles américains « presque immédiatement ». Mais il n'a révélé aucune précision et les responsables chinois n'ont pas confirmé l'offre. « Nous avons discuté de beaucoup de choses et nous sommes de retour sur la bonne voie », a déclaré Trump. « Nous allons voir ce qui se passe »

Selon l'agence officielle chinoise Xinhua, les négociations, qui avaient été brutalement interrompues en mai, vont reprendre et Washington a levé sa menace d'imposer de nouvelles taxes à l'importation, qui auraient frappé la totalité des plus de 500 milliards de dollars de biens chinois achetés chaque année par les Etats-Unis.

Mais les taxes déjà en vigueur, qui concernent près de la moitié des exportations chinoises vers les Etats-Unis, près de 250 milliards de dollars, ne sont pas levées pour autant. Et sur le fond, les différends concernant notamment la propriété intellectuelle ou les nouvelles technologies stratégiques n'ont pas été réglés.

En mai, Trump a signé un décret autorisant le gouvernement américain à bloquer les ventes des entreprises américaines à des entreprises étrangères considérées comme un risque pour la sécurité. On ne sait pas tout de suite quelles sont les mesures - ou le cas échéant - qui ont été prises pour lever la restriction sur les ventes à la société de technologie chinoise assiégée. Selon le Washington Post, Trump a déclaré à la presse qu'il rencontrerait des responsables américains dans le but d'alléger la pression sur Huawei, mais qu'ils n'avaient pas encore pris la décision formelle de les lever, tandis que le Wall Street Journal rapporte qu'il a indiqué que les deux pays ne vont pas évoquer les conditions entourant la levée de restrictions sur Huawei jusqu'à la fin des négociations.

Les fonctionnaires de la Maison Blanche ont clarifié les propos du président dimanche. Larry Kudlow, président du Conseil économique national, a déclaré dimanche à Fox News que le département du Commerce « accordera quelques licences supplémentaires là où il y a une disponibilité générale » des pièces nécessaires, et que « les préoccupations en matière de sécurité nationale resteront primordiales ».

Huawei est pris dans la plus grande guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. Bien que les deux pays se soient mutuellement taxés, les responsables américains de la sécurité ont mis en garde sur la possibilité que la compagnie de télécommunications maintienne des liens avec le gouvernement chinois et que cela puisse représenter une menace pour la sécurité des États-Unis. L’ordre exécutif de Trump a provoqué des maux de tête immédiats pour Huawei: Google a retiré la licence Android de la société, les fabricants de puces ont cessé de fournir des pièces, Microsoft a cessé de vendre des ordinateurs portables Huawei et la société n’est pas autorisée à utiliser des cartes microSD dans ses appareils.


Huawei n'a pas tardé à réagir. l'équipementier chinois a encouragé les développeurs à rejoindre AppGallery, sa plateforme officielle de distribution d‘applications Android. Mais le chinois a également montré qu'il pouvait aller plus loin et a envisagé de lancer son propre système d'exploitation, qui est en développement depuis 2012 et pourrait s'appeler "Hongmeng” pour le marché chinois et “Oak” à l’extérieur de la Chine (c’est en tout cas un nom qu’a déposé Huawei auprès de Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) le 24 mai 2018). Des informations à ce sujets ont fusé et laissaient entendre que cette option est envisagée comme ultime recours si Android est définitivement supprimé en tant qu'option pour ses clients possédant un smartphone.

Le président Donald Trump a-t-il renoncé à imposer ses nouvelles taxes sous la pression des milieux d'affaires américains, qui y sont opposés car elles affaiblissent également l'économie américaine ? S'agit-il d'un véritable geste envers les Chinois ou d'une volte-face stratégique ? Quoi qu’il en soit, aucun calendrier pour la reprise des discussions n'a été communiqué. En effet, Trump n'a pas annoncé la date à laquelle son négociateur en chef, le représentant américain au Commerce, Robert E. Lighthizer, va rencontrer le vice-Premier ministre chinois Liu He, qui dirige l’équipe de négociation de Beijing. Le président n'a également fixé aucune nouvelle date butoir pour parvenir à un accord.

Les deux hommes répètent ainsi le scénario du dernier G20, en Argentine fin 2018. Ils avaient alors suspendu les hostilités pour quelques mois, afin de reprendre les négociations commerciales approfondies... lesquelles avaient cependant tourné court.

D'ailleurs, pour Ely Ratner, assistant de sécurité nationale du vice-président Joe Biden « Il s'agit d'une trêve temporaire ». Selon lui, « Ils ne sont pas en voie de résoudre les problèmes fondamentaux au centre du conflit ».

Les deux parties sont divisées sur la question de savoir si et comment rapidement supprimer les barrières commerciales qu’elles ont érigées au cours de l’année écoulée, ainsi que les dispositions visant à faire appliquer un accord et les détails de l’augmentation des commandes chinoises de produits agricoles, énergétiques et industriels américains. « Les deux parties ne font que gagner du temps », a déclaré Scott Kennedy, conseiller pour la Chine au Center for Strategic and International Studies. « Je ne vois pas cela comme une sorte d'avancée ».

Source : Washington Post, WSJ, Reuters

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ? Trêve temporaire et fortuite ou véritable avancée dans les échanges commerciaux entre la Chine et les USA ?
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Avatar de Bruno
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 14/08/2019 à 8:18
Impôt : Trump retarde l'application des droits de douane sur certaines importations chinoises.
Cette mesure peut-elle apaiser la guerre commerciale américano-chinoise ?

Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé hier le report de ses 10 % de droits de douane sur les importations chinoises, fixant ainsi les droits de douane sur les téléphones portables, ordinateurs portables et autres biens de consommation, dans le but d'atténuer leur impact sur les ventes des vacances.

Donald Trump, s’adressant aux journalistes, a déclaré que ce retardement visait en partie à éviter de perturber les clients américains pour Noël. « Nous le faisons pour la saison de Noël, au cas où certains des tarifs auraient un impact sur les clients américains », a déclaré Trump à des journalistes au New Jersey. « Juste au cas où ils pourraient avoir un impact sur les gens, ce que nous avons fait, c'est que nous l'avons retardé afin qu'ils ne soient pas pertinents pour la saison des achats de Noël ».


L'annonce faite par l'USTR a été publiée quelques minutes après que le ministère chinois du Commerce ait déclaré que le vice-premier ministre Liu He avait passé un appel téléphonique avec des responsables américains du commerce. Certains analystes ont déclaré que l’action de mardi ne signifiait pas que la guerre commerciale était terminée. Elena Duggar, directrice générale associée de l'agence de notation Moody's, a déclaré : « Cet apparent apaisement des tensions actuelles pourrait constituer un sursis temporaire ... Les relations entre les deux plus grandes économies du monde resteront controversées, ponctuées de mesures ponctuelles de compromis ».

L’incertitude entourant la guerre commerciale a pesé sur les marchés. Les actions américaines ont connu leur pire journée de l’année le 5 août, lorsque la Chine a laissé sa devise s’affaiblir, franchissant le seuil de 7 yuans pour un dollar et annonçant qu’elle mettrait fin aux importations de produits agricoles en provenance des États-Unis.

Les investisseurs technologiques ont bien accueilli l'annonce des exemptions, poussant l'indice des actions à puce à la hausse de 2,8 %. Les parts des détaillants et des industries ont également augmenté, avec General Electric en hausse de 4,4 %. À Wall Street, les trois principaux indices boursiers ont augmenté de plus de 2 % à un moment donné. Le Dow Jones et le S & P 500 ont progressé de 1,4 %, tandis que le Nasdaq, dominé par les technologies, a terminé en hausse de 1,9 %, mené par une hausse de 4 % pour Apple.

Au Royaume-Uni, les valeurs exposées au commerce mondial ont également augmenté, le mineur Glencore clôturant en hausse de 2,3 %. Les actions du principal marché Apple Inc. ont grimpé de 4,2 % après avoir appris que ses principaux produits pour iPhone, tablette et ordinateur portable seraient épargnés pour le moment. Le président Trump a annoncé le 1er août qu'il imposerait un droit de douane de 10 % sur 300 milliards de dollars de produits chinois, accusant la Chine de ne pas avoir honoré ses promesses d'acheter davantage de produits agricoles américains.

Il a aussi personnellement reproché au président chinois Xi Jinping de ne pas avoir fait plus pour freiner les ventes de fentanyl synthétique, un opioïde synthétique dans le contexte d'une crise de surdose d'opioïdes aux États-Unis. Mais dans un tweet, mardi, M. Trump a laissé entendre qu'il s'attendait à quelque chose en retour, suggérant que l'échec de la Chine à « acheter gros » aux agriculteurs américains pourrait être sur le point de changer.


L'agence de presse Xinhua a annoncé que les autorités chinoises avaient publié « une protestation solennelle » contre les sanctions prévues à compter du 1er septembre. M. Liu a convenu avec le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, et le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, de reprendre la parole par téléphone dans les deux prochaines semaines, a annoncé le ministère. Les deux parties devraient tenir une autre série de réunions à Washington en septembre, mais la détérioration des relations au cours des deux dernières semaines laisse planer un doute quant à la tenue ou non des négociations.

Le gouvernement Trump envisage toujours d’imposer des droits de douane de 10 % sur des milliers de produits alimentaires, de vêtements et autres produits électroniques grand public chinois à compter du 1er septembre. Parmi ceux-ci figurent des montres intelligentes de fabrication chinoise Apple et Fitbit, des haut-parleurs intelligents d'Amazon.com Inc. Google et Apple, ainsi que des écouteurs et autres appareils Bluetooth, catégorie estimée à 17,9 milliards de dollars US.

Les téléviseurs à écran plat en provenance de Chine, d’une valeur de 4,5 milliards de dollars, feront également l’objet d’une réduction de 10 % le 1er septembre, après avoir été épargnés par la première série des tarifs de Trump il y’a plus d’un an. Les animaux vivants, les produits laitiers, les skis, les balles de golf, les lentilles de contact, les piles au lithium ion et les souffleuses à neige recevront également des tarifs le 1er septembre.

Un représentant d'un groupe professionnel a déclaré que l'USTR les avait informés qu'il avait choisi de différer les droits de douane sur les articles pour lesquels la Chine fournissait plus de 75 % du total des importations américaines. Les catégories de produits pour lesquelles la Chine fournit moins de 75 % vont encore faire face à des tarifs le 1er septembre, a déclaré le représentant, qui a requis l'anonymat parce que l'information n'a pas été rendue publique. Selon les données du recensement américain, la Chine a fourni 82 % des téléphones cellulaires américains et 94,5 % des ordinateurs portables américains en 2018.


Dans une récente sortie, la Retail Industry Leaders Association a déclaré : « Le retrait de certains produits de la liste et le report de 10 % de droits de douane supplémentaires sur d’autres produits, tels que les jouets, les produits électroniques grand public, les vêtements et les chaussures, jusqu’au 15 décembre sont une bonne nouvelle, car cela atténuera certaines difficultés. Consommateurs tout au long de la saison des vacances ».

La Consumer Technology Association a applaudi le retard sur certains articles, mais a ajouté : « Le mois prochain, nous commencerons à payer davantage pour certains de nos appareils technologiques préférés y compris les téléviseurs, les haut-parleurs intelligents et les ordinateurs de bureau. L'administration devrait supprimer définitivement ces droits de douane néfastes et trouver un autre moyen de tenir la Chine pour responsable de ses pratiques commerciales déloyales ».


Source : Reuters, BBC News

Et vous ?

Donald Trump serait-il un bon président pour les Américains ou un bon président tout court ?

Préfériez-vous vous le président Trump au vote ?

Devrait-on placer des obstacles à l'économie chinoise ?

Voir aussi :

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Très critiquée, la loi « anti-Huawei » pour sécuriser la 5G est désormais une réalité, mais elle ne discrimine pas un équipementier en particulier

L'armée chinoise va remplacer le système d'exploitation Windows dans la crainte d'un piratage américain, elle ne fait pas non plus confiance à Linux
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Le 30/07/2019 à 18:18
Le chiffre d'affaires de Huawei est en hausse de 23 % au premier semestre de 2019
malgré la répression américaine

Huawei annonce aujourd’hui ses résultats du premier semestre de l’année 2019. Contrairement à ce que beaucoup de personnes pourraient croire, le chiffre d’affaires de l’entreprise chinoise n’a pas baissé ni stagné. Au contraire, Huawei a annoncé tôt ce matin que son chiffre d'affaires a progressé de 23,2 % au premier semestre de 2019, soit une accélération nettement supérieure à celle de l'année dernière (15 %). Cette hausse remarquable du chiffre d’affaires de l’entreprise intervient alors que Huawei est interdit de vente de smartphones et d’autres produits sur le marché américain depuis mai dernier.

Huawei a été mis sur liste noire par Washington depuis la moitié du mois de mai 2019, mais cela n’a pas empêché l’entreprise de réaliser de gros bénéfices et de renforcer sa position de leader sur le marché. L’entreprise, qui est un acteur non coté en bourse et dont les résultats trimestriels ont commencé à être publiés cette année, a annoncé un chiffre d'affaires de 401,3 milliards de yuans (58,28 milliards de dollars) au premier semestre, contre 325,7 milliards de yuans un an auparavant. Ce chiffre d'affaires de Huawei représente une croissance d’environ 23 % au premier semestre, contre 15 % à la même période de l'année dernière.

Selon les analystes, les fortes ventes de smartphones et les nouveaux contrats des opérateurs 5G sont en grande partie à l’origine de cette croissance. Elles ont permis de compenser l'impact de l'interdiction d'exportation qui menace de restreindre l'accès de Huawei à des composants et logiciels avancés américains, tels que Google Android. En effet, les données d’analyse ont révélé que Huawei a renforcé son avance sur le marché chinois des smartphones au deuxième trimestre, tandis que les ventes de smartphones à l'étranger ont légèrement diminué par rapport à l'année précédente.


« Les revenus ont augmenté rapidement jusqu'en mai », a déclaré le président de Huawei, Liang Hua, dans un communiqué ce matin. « Étant donné les bases que nous avons posées au premier semestre de l'année, nous continuons de voir une croissance même après notre ajout sur liste noire par Washington. Cela ne veut pas dire que nous n'avons pas de difficultés. Nous en avons, et elles pourraient affecter le rythme de notre croissance à court terme », a-t-il ajouté. Cette croissance infirme les déclarations faites aux journalistes par le fondateur et PDG de Huawei, Ren Zhengfei le mois dernier.

Selon lui, l'impact de la liste noire était pire que prévu. « Cela pourrait coûter à la société 30 milliards de dollars de revenus et les revenus de Huawei cette année et en 2020 pourraient rester à peu près identiques à ceux de 2018 », avait-il déclaré. Mais, vu la tournure des événements, cette croissance pourrait se répéter au cours des prochains semestres, voire augmenter. Selon le cabinet d’étude de marché Canalys, l’entreprise s’est assise sur le marché national avec 37,3 millions de smartphones livrés en Chine au cours du trimestre clos en juin. Il s’agit d’une hausse de 31 % par rapport à 2018.

Selon le communiqué de l’entreprise, les livraisons de smartphones de Huawei (y compris les téléphones Honor) ont atteint 118 millions d'unités, en hausse de 24 % en glissement annuel. La société a également constaté une croissance rapide de ses livraisons de tablettes, d’ordinateurs personnels et de dispositifs portables. Huawei commence à adapter son écosystème d'appareils pour offrir une expérience intelligente plus transparente dans tous les principaux scénarios d'utilisation. À ce jour, l'écosystème de Huawei Mobile Services compterait plus de 800 000 développeurs enregistrés et 500 millions d'utilisateurs dans le monde.


Selon Canalys, cela a permis à Huawei de voir sa part de marché progresser de plus de 10 % pour atteindre 38 % en Chine, alors même que tous les autres principaux fournisseurs ont perdu du terrain sur le plus grand marché de smartphones au monde. S’agit-il d’un soutien patriotique des Chinois ? Tout porte à le croire. « L’ajout à la liste a créé de l’incertitude à l’étranger, mais la société se concentre désormais sur son marché national, où elle a investi dans une expansion off-line agressive pour attirer les consommateurs avec un argumentaire patriotique », a déclaré Mo Jia, analyste chez Canalys.

De plus, des appels pour soutenir Huawei ont régulièrement fait surface sur les réseaux sociaux chinois. Bien que Huawei ait anticipé une telle décision du gouvernement US, celle-ci a été un coup dur qui, pour certains observateurs, pourrait avoir de graves conséquences pour le géant des télécoms, et pas seulement dans le domaine mobile. Mais en Chine, les utilisateurs semblent moins inquiets. Considérant Huawei comme une « fierté nationale », les internautes chinois ont apporté un soutien ferme à l'entreprise après le retrait de sa licence Android par Google et les autres restrictions annoncées par le gouvernement US.

Sur les réseaux sociaux chinois, nombreux sont ceux qui ont juré de ne pas abandonner l'entreprise alors que d'autres disent se préparer à rejoindre la grande famille d'utilisateurs d'appareils Huawei. La plupart des commentaires sur Weibo, le site chinois de microblogging, indiquent que les Chinois sont confiants que Huawei n'aura aucun problème à surmonter la sanction des USA. Ce qui est sans doute en train d’arriver quand on observe la marge de progression importante entre le chiffre d’affaires de l’entreprise au premier semestre de 2019 par rapport au premier semestre de l’année antérieur. De nombreux internautes ont déclaré qu'ils attendaient avec impatience le système d'exploitation Huawei.

Ces derniers ont fait savoir que l'une des conséquences potentielles de la guerre commerciale sino-américaine serait que tous les smartphones chinois basculent éventuellement vers un système d'exploitation chinois et utilisent des puces et des produits électroniques fabriqués en Chine. Si cela arrivait, Google (avec son système d’exploitation Android) et Intel et AMD (comme fabricants de puces pour smartphones) pourraient être sérieusement touchés, car le plus grand marché de smartphones dans le monde aurait basculé vers une solution locale. La part de marché de ces entreprises va donc chuter considérablement.

D’ailleurs, dans ce sens, la Chine prévoit un fonds de 47 milliards de dollars pour stimuler son industrie de semi-conducteurs et réduire le fossé technologique avec les USA. Selon la firme de recherche International Business Strategies Inc., près de 90 % des 190 milliards de dollars des puces utilisées en Chine sont importées ou produites en Chine par des entreprises étrangères. Avec la sanction des États-Unis contre ZTE, les dirigeants pensent que la Chine devrait davantage soutenir les efforts actuellement déployés pour améliorer la conception des puces domestiques. Cela pourrait essentiellement contribuer à réduire la dépendance des entreprises chinoises des fabricants de puces américains.

Kitty Fok, qui suit le secteur des smartphones en Chine au sein de la société de recherche IDC, a déclaré que les consommateurs avaient réagi au chahut de Huawei avec un sentiment prochinois, ce qui a permis de renforcer l'attrait déjà fort de la marque dans le pays. « Le produit lui-même est déjà bien reconnu et la guerre commerciale a aidé les gens à ressentir le besoin de soutenir Huawei. Le seul souci était de ne pas obtenir l'approvisionnement en composants, mais finalement, ils l'ont fait », a déclaré Fok. Résultat, les ventes de smartphones de Huawei au deuxième trimestre ont augmenté dans le pays, même si les expéditions chinoises de smartphones ont diminué.


De plus, selon Canalys, Oppo, Vivo, Xiaomi Corp et Apple Inc., les quatre principaux fournisseurs derrière Huawei, ont enregistré une baisse de leurs livraisons et de leur part de marché au cours du trimestre. « Il est clair que le marché international est désormais risqué, alors qu'en Chine, où l'écosystème Android est le plus mature, Huawei dispose d'un avantage certain en matière de canaux de vente et de revenus logiciels, en matière de négociation de prix », a déclaré Mo Jia, analyste chez Canalys.

Sources : Huawei, Canalys

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

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La Chine prévoit un fonds de 47 milliards de dollars pour stimuler son industrie de semi-conducteurs et réduire le fossé technologique avec les USA
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Le 19/08/2019 à 22:19
Les États-Unis accordent à Huawei 90 jours supplémentaires pour acheter auprès de fournisseurs américains,
Afin de permettre aux consommateurs américains d’être prêts à s'éloigner du matériel Huawei

Reuters avait appris des sources la semaine dernière que le gouvernement américain allait renouveler la licence spéciale de Huawei pour que la firme chinoise continue de faire des affaires avec les entreprises américaines après la fin de la première période d’exemption d’interdiction qui expire ce lundi. Eh bien ! 90 autres jours sont accordés, même si le président Donald Trump a suggéré dimanche qu'une telle prolongation ne serait pas accordée, a rapporté Reuters dans un rapport publié ce lundi.

En effet, une interdiction faite, en mai dernier, par Washington au géant chinois des télécommunications d'exporter ses produits et d'acheter des marchandises américaines, empêchant ainsi les entreprises américaines (et les entreprises utilisant des technologies d'origine américaine) de faire des affaires avec Huawei, a été perçue comme une escalade majeure dans la guerre commerciale entre les deux principales économies du monde.


Mais le Département américain du Commerce a ensuite accordé que Huawei continue d'acheter des produits de fabrication américaine, peu de temps après l'inscription sur la liste noire de l'entreprise. Cette décision avait pour but de réduire au minimum les perturbations pour ses clients, dont beaucoup exploitent des réseaux dans les régions rurales d'Amérique. L’exemption de 90 jours, qui expire ce lundi 19 août, a permis au plus grand fabricant d’équipement de télécommunication au monde de soutenir des clients existants dans le secteur des téléphones intelligents et de l'infrastructure cellulaire.

« La licence générale temporaire donne aux exploitants le temps de prendre d'autres dispositions et au ministère l'espace nécessaire pour déterminer les mesures à long terme appropriées pour les Américains et les fournisseurs de télécommunications étrangers qui dépendent actuellement du matériel Huawei pour leurs services essentiels. Bref, cette licence permettra aux utilisateurs de téléphones mobiles et aux réseaux à large bande ruraux de Huawei de poursuivre leurs activités ». C’est ainsi que le ministère du Commerce a décrit l'exemption en mai dernier.

Les États-Unis accordent à Huawei 90 jours supplémentaires de « licence générale temporaire » pour acheter auprès de fournisseurs américains, selon Reuters. La décision qui était attendue pour le week-end, après un entretien téléphonique attendu entre le président américain Donald Trump et le président chinois Xi Jinping, a été annoncée lundi par le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross. M. Ross a indiqué que la dernière extension visait également à éviter les perturbations dans les activités de ces mêmes clients de Huawei.

Le Ministère du Commerce a déclaré dans un communiqué que cette prolongation de 90 jours « a pour but d'accorder aux consommateurs de toute l'Amérique le temps nécessaire pour s'éloigner de l'équipement Huawei, compte tenu de la menace persistante pour la sécurité nationale et la politique étrangère ». « Alors que nous continuons d'inciter les consommateurs à abandonner les produits de Huawei, nous reconnaissons qu'il faut plus de temps pour éviter toute perturbation », a ajouté M. Ross.


Il faut noter aussi que cette prolongation s’accompagne de l’extension de la liste des sociétés affiliées à Huawei (46 sociétés de plus) ajoutées la « liste des entités » du ministère américain du Commerce, portant le nombre total à plus de 100 entités Huawei couvertes par ces restrictions.

Dans une déclaration à propos de la prolongation temporaire, Huawei a déclaré que la décision du gouvernement américain « ne change pas le fait que Huawei a été traité injustement. La décision d'aujourd'hui n'aura pas d'impact substantiel sur les affaires de Huawei ». Huawei s'est aussi opposé à la décision d'ajout de 46 autres affiliés à la liste des entités. « Il est clair que cette décision, prise à ce moment précis, est motivée par des considérations politiques et n'a rien à voir avec la sécurité nationale », a déclaré la société.

Le président Trump aussi ne serait pas pour la décision de prolongation. Il avait indiqué au cours du week-end qu'il n'y aurait pas de prolongation, disant que ce qui se passerait serait le « contraire » de ce qui a été rapporté le vendredi. « En fait, nous sommes ouverts à ne pas faire affaire avec eux », a déclaré M. Trump dimanche.

Le blocage de Huawei exacerbé par la guerre commerciale entre Washington et Pékin

Huawei est pris dans la plus grande guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. Bien que les deux pays se soient mutuellement taxés, les responsables américains de la sécurité ont mis en garde sur la possibilité que la compagnie de télécommunications maintienne des liens avec le gouvernement chinois et que cela puisse représenter une menace pour la sécurité des États-Unis. Après la signature d’un décret en mai par le président Trump, écartant Huawei du milieu des affaires aux Etats-Unis et dans ces pays alliés, plusieurs entreprises, comme Google, Microsoft, ARM et Infineon ont commencé à suspendre toute activité avec l’entreprise.

Les Etats-Unis accusent Huawei de collaborer avec le gouvernement communiste chinois. Ils affirment que les téléphones intelligents et l'équipement réseau de Huawei pourraient être utilisés par la Chine pour espionner les Américains. Mais l’entreprise a toujours nié ces allégations. Dans un rapport publié cette semaine par le Wall Street Journal, le quotidien américain a affirmé que la société aidait aussi les gouvernements africains à espionner leurs citoyens, ce que Huawei a également nié.

Les négociations commerciales entre Washington et Pékin étaient interrompues en mai, mais une rencontre en marge du sommet du G20 en fin juin a relancé les échanges. Le Washington Post a rapporté, après la rencontre, qu’en échange d'une flexibilité sur Huawei, Trump a déclaré que la Chine avait accepté de gros achats de produits agricoles américains « presque immédiatement ». Mais il n'a révélé aucune précision et les responsables chinois n'ont pas confirmé l'offre. « Nous avons discuté de beaucoup de choses et nous sommes de retour sur la bonne voie », a déclaré Trump. « Nous allons voir ce qui se passe ».

En apportant des clarifications sur la déclaration de Trump, Larry Kudlow, président du Conseil économique national, a déclaré à Fox News que le département du Commerce « accordera quelques licences supplémentaires là où il y a une disponibilité générale » des pièces nécessaires, et que « les préoccupations en matière de sécurité nationale resteront primordiales ».

La prolongation vue comme un dernier préavis à l'ensemble des consommateurs américains

La prolongation, jusqu'au 18 novembre, renouvelle un accord qui maintient la capacité de la société chinoise à maintenir les réseaux de télécommunications existants et à fournir des mises à jour logicielles aux combinés Huawei. Par ailleurs, le secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, a déclaré aux journalistes à la fin du mois dernier qu'il avait reçu plus de 50 demandes et qu'il s'attendait à en recevoir davantage, a rapporté Reuters. Selon Reuters, l'industrie des semi-conducteurs a fait pression pour vendre des articles non sensibles que Huawei pourrait facilement acheter à l'étranger, faisant valoir qu'une interdiction générale nuit aux entreprises américaines.

Pourvu que la prolongation permette aux derniers consommateurs américains de juguler leur dépendance du géant chinois. Selon le rapport de Reuters, sur les 70 milliards de dollars dépensés par Huawei pour l'achat de composants en 2018, quelque 11 milliards de dollars sont allés à des entreprises américaines comme Qualcomm, Intel et Micron Technology.

Reuters rapporte également que Doug Jacobson, avocat spécialisé en droit commercial à Washington, a déclaré qu'il n'est pas surprenant que la prolongation ait été accordée : « Il faut du temps aux fournisseurs de télécommunications pour trouver d'autres fournisseurs d'équipement ».

Lorsque M. Ross a été interrogé sur ce qui se passera en novembre, à la fin de cette dernière période de sursis, pour les clients américains de Huawei, il a répondu : « Tout le monde en a été averti, il y a eu beaucoup de discussions avec le président ».

Source : Reuters

Et vous ?

Que pensez-vous de cette prolongation de la licence spéciale de Huawei ?
Est-ce pour que Huawei continue d’assurer le service minimum aux clients existants ou pour permettre aux entreprises américaines de vendre à l’entreprise chinoise ?
Pensez-vous que la prolongation permettra aux entreprises américaines d’être en mesure de ne plus faire des affaires avec le chinois Huawei ?
La 5G tiendrait-elle ses promesses si un acteur majeur, Huawei, venait à être écarté définitivement de son processus de déploiement ?

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Avatar de Coeur De Roses
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 03/06/2019 à 11:44
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Ça dépend comment on regarde, parce qu'à la fin il y a l'armée et ce sont les USA qui ont la plus grosse.
Ils ne savent pas très bien s'en servir, mais c'est eux qui ont la dépense militaire la plus importante et de très très loin, depuis des lustres.
"Ils ne savent pas très bien s'en servir" Tu as l'air d'en savoir plus sur leur propre management de leur l'armée, mieux qu'eux même, sans même avoir mis les pieds dans une quelconque organisation US relative à l'armée, je dois dire que je suis impressionné.
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Avatar de Mingolito
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 03/06/2019 à 16:05
Les US ont besoin de la Chine pour tous un tas de raisons (composants, métaux, etc). Pire encore c'est la Chine qui doit posséder le plus gros de la dette US.
Donc Trump aura beau faire son numéro de Mariolle pour faire son intéressant, à un moment donné il devra composer avec la Chine.
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Avatar de vxlan.is.top
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 08/06/2019 à 15:16
Citation Envoyé par ShigruM Voir le message
bof, je vois pas l’intérêt de la 5G par rapport à la 4G, donc pour moi dépenser des milliards dans la 5G à huawei ou un autre c'est débile...
Si vous avez un cas pratique dite le moi. On me dit que la 5G vas révolutionner les objects connecté, pourquoi ? pourquoi la 4G ne peut elle pas le faire ?
les voitures autonomes ? bah si elles sont autonome elles n'ont pas besoin d'une connection internet justement.
Regarder des videos en 8K ? pourquoi faire la 4K est largement suffisante sur nos écran de smartphones 7 pouces... et meme sur nos télé de 65 pouces
Ca, c'est la surface de l'iceberg qui t'est visible...
Sortons donc de l'anecdoctique...

Déjà, quelques specs :
- débit max 20 Gb/s contre 1 Gb/s,
- latence 1 ms contre 10 ms,
- densité de connexion 1000000 d'équipements au km² contre 100000.

D'un point de Networking, c'est également une multitude de changements structurants qui vont se banaliser chez les opérateurs:
- backbones basés sur des infras de type Software Defined (Control et User planes complètement dissociés et donc augmentation des performances des équipements Core),
- agilité et richesse fournie par la virtualisation de fonctions réseau, l'opérateur sera en mesure de tailler sur mesure certains services de façon granulaire par client sur son infra mutualisée (dans le jargon, c'est le "network slicing"),
- de nouveaux protocoles de routage conçus pour ces grosses infras planétaires (Segment Routing notamment)

Couplée avec le big data, le machine learning et l'IA, c'est une multitude de nouveaux services et d'applications qui vont émerger dans notre quotidien futur.

Dans le domaine de la santé, avec la télémédecine, la télésurveillance et même la téléchirurgie.
Dans le divertissement et les medias avec la banalisation de la réalité virtuelle/augmentée.
Dans les transports, et ça va au-delà de la voiture simplement connectée, c'est la régulation de trafic en temps réel et les liaisons permanentes voiture à voiture. Et puis bien sûr que si que la voiture autonome aura besoin d'accès au net, la navigation relèvera du "Edge Computing" qui sera en mesure de fournir de nouveaux services en fonction du lieu.
Je pense également au monde urbain (les fameuses smart cities) pour notre maîtrise énergétique et la sécurité publique par exemple.
Et puis il y aussi toutes les industries du futur qui ont une forte adhérence au télépilotage temps réel et à la robotique.
Sans parler de l'accélération naturelle qui va s'opérer dans le monde de la recherche avec les nouvelles solutions qui vont stimuler le travail collaboratif et le traitement massif des données.

Dans moins de 10 ans, on pourra échanger en temps réel avec d'autres humains qui ne parlent pas notre langue, c'est quelque part dans le réseau que se fera la trduction instantanée. On pourra aussi amener l'éducation de façon interactive vers les gosses qui doivent se taper 10 bornes à pied tous les jours pour se rendre dans des écoles pourries. On pourra aussi marquer, tracer des espèces en voie en disparition et étudier en temps réel leurs déplacements et leurs migrations en aménageant, pourquoi pas, des couloirs maritimes/aériens de façon temporaire pour leur sauvegarde. On pourra également quadriller quasiment toute la planète avec des balises 5G air/mer/terre qui collecteront les données qui pourront être traitées en temps réel et mieux anticiper les cataclysmes et affiner les modèles. Quand on voyagera, finies les galères avec le Wifi à l'aéroport, au café ou à l'hôtel et le changement d'opérateur puisque notre connectivité au monde digital deviendra une constante basique, transparente et homogène de notre quotidien.

Des exemples, je peux encore en fournir à la pelle.
Je veux bien qu'on m'explique comment on pourrait faire ça avec la 4G... Comment on pourra connecter les 60 milliards d'équipements dans les 10 ans à venir, quasiment en full-meshed à temps réel avec une techno comme la 4G qui suffoque dès qu'on a besoin de faire un peu de qualité de service...

Les temps modernes aspirent l'homme à aller toujours plus haut et plus vite. La 4G sera bientôt à bout de souffle...

Citation Envoyé par ShigruM Voir le message
Ensuite l'europe ferais mieux de faire comme les USA et de faire du protectionnisme en déployant la 5G avec un constructeur européen (genre nokia, alcatel... si il en existe encore avec la délocalisation massive des savoirs vers la chine)
L'article que j'ai cité donne un état de la situation plutôt clair.
Huaweï a eu une très forte pénétration du marché 4G en Europe. Et pour de nombreux opérateurs, la migration va en partie consister à procéder à des upgrades matériels/logiciels. Si Huaweï est mis à l'écart, il va falloir décommissionner et remplacer... Et ça coûte très très cher de refaire des backbones opérateurs "from scratch" avec du nouveau matos, ça relève d'un redesign complet, donc de testing, de misères d'interopérabilités, d'intégration, sans parler de tous les process qu'il va falloir revisiter pour faire le BUILD/RUN de tout ce nouveau bazar. Tu es codeur, tu dois certainement savoir de quoi je parle...
Huaweï a également une longueur d'avance en termes de stabilité de technologie et surtout en retour d'expérience sur les gros déploiements qu'ils ont déjà effectués en Asie. Ca également, c'est d'une importance capitale quand on veut déployer des infras à très large magnitude...

Enfin, comme j'ai tenté d'expliquer plus haut, il y a de nombreux nouveaux marchés à conquérir parce que les attentes vis-à-vis de la 5G sont très hautes. Des retards de plusieurs mois de déploiement de la 5G vont forcément pénaliser l'Europe. Parce que les autres auront déjà commencé à domestiquer les usages de cette nouvelle techno et à innover, et une fois déployée en Europe, leur avantage compétitif sera certain.

Ce qu'il y a derrière la 5G va au-delà de la technique pure. Ce sont des écosystèmes complets qui vont se former avec probablement de nouvelles dynamiques humaines et sociétales. Quand je regarde les 30 années passées dans le secteur de l'IT, j'ai vu chronologiquement quatre grandes révolutions technologiques qui ont profondément impacté l'humanité:
- la victoire d'Ethernet et d'IP,
- l'explosion de l'Internet,
- la banalisation de la téléphonie mobile,,
- la nécessité du Cloud.

Je pense que le prochain point d'inflexion viendra par la 5G et qu'il est très très loin d'être débile...

Citation Envoyé par ShigruM Voir le message
A un moment donné la techno deviens suffisamment puissante pour ne plus avoir la nécessité de la changer souvent et la 4g est je trouve suffisante, inutile de sauter le pas vers la 5g autant attendre un bon technologique plus important (6G ou 7G ou meme un réseau satellite basse altitude)
c'est comme pour les smartphones qui sont aujourd'hui tres puissant et ne nécessite plus de les changer chaque années, ou meme les pc aussi.
Là, ça me rappelle quelqu'un qui me disait il y a quelques années que la fibre à la maison c'est de la merde.
Maintenant, ça fait partie de ses critères de sélection pour le nouvel appartement qu'il veut acheter.

Par contre, je te rassure. Ceux qui n'auront pas besoin de ce progrès technologique pourront utiliser la 4G encore longtemps, elle ne sera pas décommissionnée du jour au lendemain.

-VX
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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 10/06/2019 à 16:49
Certaines grandes entreprises de technologie limitent l'accès des employés à Huawei,
ce qui rend difficile le déploiement de la technologie 5G

La mise sur liste noire de Huawei par les États-Unis continue de faire effet. Aujourd’hui, l’agence de presse londonienne Reuters a rapporté que les ruptures de lien entre le chinois Huawei et les grandes entreprises mondiales de technologie, en particulier américaines, continuent de se faire ressentir. Selon des sources proches du sujet, ces entreprises ont demandé à leurs employés de cesser de parler de technologie et de normes techniques avec leurs homologues de Huawei Technologies Co Ltd en réponse à la récente mise sur liste noire de l'entreprise chinoise. Cette situation, à en croire Reuters, rendrait difficile le déploiement de la 5G.

Après les nombreuses ruptures de contrats et de partenariats dont a été victime Huawei depuis sa mise sur liste noire par les USA, certaines entreprises semblent vouloir désormais cesser tout dialogue avec le chinois Huawei. Selon ce que rapporte Reuters, les fabricants de puces Intel Corp et Qualcomm Inc, la société de recherche en téléphonie mobile InterDigital Wireless Inc et le transporteur sud-coréen LG Uplus ont empêché leurs employés d'entretenir des conversations informelles avec Huawei, le plus grand fabricant mondial d'équipements de télécommunications.

L’entreprise chinoise étant actuellement l’un des plus grands activistes de la 5G dans le monde, son absence dans la mise en place de la technologie dans les régions du monde la rendrait non seulement difficile selon les experts, mais coûterait également plus qu’il n’en faut. Comme il a été indiqué en Europe par exemple, abandonner les équipements Huawei retarderait le déploiement de la 5G d’environ deux années minimum et d’autres informations d’il y a quelques jours ont indiqué que la 5G européenne coûterait environ 62 milliards de dollars de frais supplémentaires si les fournisseurs chinois sont bannis. L’Europe va-t-elle prendre le risque ?


Les discussions entre les employés de Huawei et les autres entreprises de technologie font partie de la routine des réunions internationales où les ingénieurs se réunissent pour définir des normes techniques pour les technologies de communication, y compris la prochaine génération de réseaux de téléphonie mobile appelée 5G. Cette situation semble délicate selon certains puisque, à en croire Reuters, dans son ordonnance contre Huawei, le Département américain du Commerce n’a pas interdit les contacts entre les entreprises et Huawei. L’instance américaine aurait autorisé les entreprises américaines à interagir avec Huawei dans les organismes de normalisation jusqu'au mois d'août « si nécessaire pour le développement des normes commerciales liées la 5G ».

Il s’agirait donc d’une initiative prise par ces entreprises elles-mêmes de cesser tout contact avec l’équipementier chinois. D’après Reuters, une poignée de grandes entreprises de technologie américaines et étrangères ont demandé à leurs employés de limiter certaines formes d’interaction directe avec les employés de Huawei, car ils cherchaient à éviter tout problème avec le gouvernement américain. D’un côté, Intel et Qualcomm auraient déclaré avoir fourni des instructions de conformité aux employés, mais ont refusé de les commenter davantage. D’un autre côté, souligne Reuters, un porte-parole d'InterDigital a déclaré qu'il avait fourni des conseils aux ingénieurs pour s'assurer que la société était en conformité avec la réglementation américaine.

Peut-on conclure là d’une pression de la part du gouvernement américain malgré les déclarations du Département du Commerce ? À part ces deux premières sociétés, un responsable de LG Uplus a déclaré que la société « s'abstient volontairement d'interagir avec les travailleurs de Huawei, mis à part la nécessité de se rencontrer pour des problèmes d'installation ou de maintenance de l'équipement réseau ». LG Uplus aurait déclaré à Reuters qu'il n'existait aucune politique officielle en matière de limitation des conversations avec Huawei. Ce dernier cependant n’a pas apporté de commentaire par rapport au sujet qui le concerne. Tout ceci dit, cette situation, rapportent certains experts du secteur, va considérablement nuire au déploiement de la 5G.

Selon eux, les nouvelles restrictions pourraient ralentir le déploiement de la 5G, qui devrait tout alimenter, allant des transmissions vidéo à haute vitesse aux voitures autonomes. Néanmoins, explique toujours Reuters, plusieurs travailleurs de petites entreprises de télécommunication ont déclaré qu’on ne leur avait pas dit d’éviter les discussions avec Huawei lors de réunions sur les normes, et de nombreux fournisseurs continuent de soutenir les accords existants avec Huawei. Il est difficile de savoir dans quelle mesure les communications avec Huawei ont été réduites, voire pas du tout, dans le secteur des technologies.

« Il y a eu beaucoup de malentendus à propos de ce que je vois et de ce que me disent les clients et collègues en ce qui concerne les restrictions imposées par le Département du Commerce », a déclaré Doug Jacobson, avocat spécialisé dans le contrôle des exportations basé à Washington. Il a déclaré que les entreprises interdisant à leurs employés de contacter Huawei étaient « excessives », car les restrictions n'empêchent pas la communication, mais uniquement le transfert de technologie. De ce fait, l’entreprise chinoise est devenue une figure centrale de la guerre commerciale entre les deux plus grandes économies du monde. Huawei a nié à plusieurs reprises être contrôlé par le gouvernement chinois, l'armée ou les services de renseignements, mais la situation reste pour l'instant inchangée.

D’après Reuters, les ingénieurs et architectes systèmes représentant leurs employeurs aux réunions du 3GPP (3rd Generation Partnership Project), un consortium mondial d'associations de l'industrie visant à définir les spécifications 5G d'ici à mars 2020, organisent souvent des discussions générales et formelles en sessions plus restreintes et moins documentées à mesure qu'ils essayent de trouver un accord avec ses rivaux. Mais lors de la réunion du 3GPP en Californie la semaine dernière, l'un des trois présidents du groupe, Balazs Bertenyi de Nokia, a déclaré aux participants qu'une plus grande partie des conversations, d'habitude « hors ligne », seraient désormais documentées par l'organisme de normalisation avec des notes et d'autres enregistrements publics.

Les entreprises ont choisi de limiter les conversations informelles dans lesquels leurs ingénieurs se sentent plus à l'aise pour discuter de la technologie propriétaire avec leurs concurrents afin de les persuader de la raison pour laquelle leurs recherches ou leurs innovations sont plus valables, ont déclaré les sources. Dans ce sens, Jorge Contreras, professeur de droit à l'Université de l'Utah et membre de l'IEEE a déclaré que Huawei n'est pas juste une entreprise. Ils sont, à bien des égards, le leader de la technologie 5G. Les exclure est très difficile, alors cela risque de perturber l'ensemble du projet. « Si l’idée est de créer une 5G non chinoise, je ne suis pas sûr que ce soit possible. Même si c'est le cas, serait-ce aussi bien ? », s’est-il interrogé sur la question qui fait débat.

Source : Reuters

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