Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Huawei aurait arrêté sa production de smartphones après son ajout sur la liste noire des Etats-Unis,
En pleine guerre commerciale avec la Chine

Le , par Stan Adkens

356PARTAGES

13  0 
« Comme la nouvelle situation a surgit, il est trop tôt pour dire si nous sommes en mesure d'atteindre l'objectif », a déclaré Zhao Ming, le président de Honor, l'une des marques de téléphones intelligents de Huawei, lors d'une conférence de presse qui s'est tenue vendredi soir à Shanghai, lorsqu’il répondait aux questions sur l’objectif de Huawei de dépasser Samsung Electronics et de devenir le plus grand fournisseur mondial de smartphones avant la fin 2020, selon un rapport du South China Morning Post. Selon M. Ming, Huawei Technologies serait en train de réévaluer cet objectif, après qu'un décret d’interdiction commerciale signé par le président des Etats-Unis ait affecté considérablement, non seulement, ses capacités de production de nouveaux smartphones, mais également, ses capacités de distribution à l’internationale, a rapporté le quotidien de Hong Kong.

En effet, le 15 mai dernier, le président Donald Trump a signé un décret établissant les bases pour empêcher des entreprises de télécommunications chinoises telles que Huawei de vendre du matériel aux États-Unis, visant à neutraliser la capacité de Beijing à compromettre les réseaux sans fil et les systèmes informatiques américains de la prochaine génération. Le 16 mai, le Bureau de l'industrie et de la sécurité (BIS) du département du Commerce des États-Unis, qui administre et applique les règlements américains sur l'administration des exportations (EAR), a expressément ajouté Huawei Technology Ltd. et 68 de ses filiales à sa liste noire commerciale.


L’ajout de Huawei sur la liste noire commerciale par le gouvernement américain prive l'entreprise des services et des pièces de rechange qu’elle acquérait avec des entreprises américaines, qui doivent dorénavant obtenir une autorisation gouvernementale avant la vente de tout produit et service aux entreprises originaires des « pays adversaires » des Etats-Unis.

Après l’entrée en vigueur de l’interdiction commerciale, les partenaires américains du géant chinois, dont les fabricants de puces Intel, Qualcomm, Xilinx et Broadcom, ont dit à leurs employés de ne pas fournir Huawei jusqu'à nouvel ordre, au risque de subir les conséquences juridiques du non-respect de l’interdiction américaine. Google a également suspendu l'accès de Huawei aux futures mises à jour du système d'exploitation Android, affectant sa capacité à offrir des applications Google populaires sur ses téléphones dans l'avenir. D’autres entreprises et organisation comme ARM, Wi-Fi Alliance et SD Association ont fait de même. Le mouvement s’est même étendu hors des Etats-Unis, à certaines entreprises en Europe.

Selon Bloomberg, Huawei, qui avait prévu la détérioration de ses relations avec Google, avait développé son propre OS pour mobile et serait en train de construire une alternative au Play Store de Google afin de continuer sa production de smartphones. Mais Foxconn, le fabricant taïwanais d'appareils électroniques qui assemble des produits pour de nombreuses marques de téléphones, y compris Apple et Xiaomi, a arrêté plusieurs lignes de production pour les téléphones Huawei ces derniers jours, a rapporté le South China Morning Post.

En effet, Huawei aurait réduit ses commandes de nouveaux téléphones auprès de Foxconn, selon des personnes familières avec la question, et qui s’exprimaient sous le couvert de l’anonymat. Réduction de la production temporaire ou à long terme ? Ce n’est pas encore clair. Cependant, le quotidien chinois a également rapporté que les ventes mondiales de smartphones de la société ont augmenté à 15,7 % au premier trimestre 2019, contre 10,5 % à la même période l'an dernier, selon les données du cabinet d'études Gartner. Selon les mêmes données, l’américain Apple, le troisième fournisseur mondial, et le Coréen Samsung, actuellement le plus grand fournisseur de smartphones, ont vu leur part de marché baisser respectivement à 11,9 % et 19,2 %, au cours de la même période.


Plus tôt ce mois, avant l’ajout de Huawei sur la liste BIS, la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis la Chine s’était davantage intensifiée. Le président Trump avait annoncé la fin des négociations officielles et avait augmentant de 15 % les droits de douane sur les importations chinoises d'une valeur de 200 milliards de dollars, faisant passer les tarifs de 10 à 25 %. Suite à cette augmentation, la réaction de la Chine ne s’était pas fait attendre. Le gouvernement chinois avait répondu en augmentant également les droits de douane sur 60 milliards de dollars de marchandises américaines, à compter du 1er juin.

Pour rappel, Huawei a lancé une offensive le mercredi dernier. Lors d’une sortie de l’entreprise, en lien avec la décision de l’administration Trump de l’exclure du marché américain des technologies, Huawei a demandé (dans une plainte déposée il y a peu auprès d’un tribunal US) l’annulation de l’interdiction faite aux administrations fédérales d’acheter ses équipements.

Selon un rapport publié jeudi dernier, Huawei a pris d’autres mesures à l’égard des Etats-Unis. L’entreprise a ordonné à ses employés de ne plus organiser de réunions techniques avec leurs contacts américains. L’équipementier chinois a également renvoyé des citoyens américains exerçant des fonctions de recherche et développement à son siège à Shenzhen, selon le Financial Times. Cette décision de Huawei est intervenue deux semaines, après que le président américain Donald Trump ait signé le décret interdisant à Huawei de se substituer aux fournisseurs américains.

Selon ce rapport de Financial Times, depuis la décision du président Trump, Huawei vérifie que les visiteurs étrangers ne détiennent pas de passeports américains et a demandé à tous les employés américains d'éviter de discuter technologie, car il essayait de se conformer à la réglementation, a déclaré Dang Wenshuan, architecte en stratégie de Huawei.

Par ailleurs, selon Global Times, un autre quotidien chinois, la Chine s’apprête à publier sa propre liste d’entités étrangères jugées à risque et à bannir de son marché, d’après une récente communication du ministre du Commerce de ce pays. La liste noire chinoise comprendra des entités, individus et entreprises étrangères qui bloquent la chaîne d’approvisionnement ou prennent des mesures discriminatoires pour des raisons non commerciales et qui, par leurs actions, mettent en danger les activités des entreprises chinoises ainsi que les consommateurs et entreprises mondiales.

Selon South China Morning Post, M. Ming a également déclaré, lors de la conférence de presse organisée le vendredi dernier pour dévoiler sa série phare Honor 20 destinée au marché chinois, que « Toutes les difficultés nous rendent plus forts, que ce soit dans la mentalité ou dans l'action ». Certes, l’entreprise chinoise subit sévèrement les conséquences de son bannissement général, mais qu’arrivera-t-il aux pays dont le plan de déploiement de la 5G reposait sur Huawei ?

Source : South China Morning Post

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
L’interdiction américaine aurait déjà eu raison de Huawei sur le plan des smartphones ?

Lire aussi

La demande mondiale de nouveaux smartphones serait en chute libre, Huawei pourrait en profiter pour devenir le numéro 2 du marché devant Apple
Les liens de Google avec Huawei vus d'un mauvais œil par des législateurs américains, qui y voient une menace pour la sécurité des États-Unis
Huawei prévoit une enveloppe de 2 milliards USD sur cinq ans pour la cybersécurité, afin de rassurer ses clients occidentaux
L'Europe doit se méfier de Huawei, dit un responsable technique européen, après l'arrestation d'un dirigeant de Huawei dans le cadre d'une enquête
L'IEEE interdit à Huawei l'évaluation par pairs des articles, et des scientifiques chinois démissionnent pour protester

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-le nous !

Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 04/06/2019 à 16:33
L'IEEE décide de lever les sanctions contre Huawei sur les activités éditoriales,
après les éclaircissements du département américain du Commerce

Le mois dernier, suite à une longue liste d’entreprises et d'organisations internationales qui se sont désolidarisées de Huawei depuis que le président Donald Trump a signé un décret interdisant l’achat ou l’utilisation de toute technologie de communication produite par des entités contrôlées par « un adversaire étranger », assorti d’une mesure connexe prise par le ministère américain du Commerce interdisant aux entreprises américaines de traiter avec Huawei et 68 affiliés, l'Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE) a interdit aux employés de Huawei d'examiner les articles publiés dans ses revues en raison des sanctions mentionnées ci-dessus.

IEEE est une importante société scientifique basée à New York qui dispose d’un large éventail d'activités et d'avantages pour ses membres, les bénévoles et la communauté technique, y compris ses quelque 200 revues. Mais l’association a déclaré le mois dernier aux rédacteurs en chef des revues qu'elle craignait des « conséquences juridiques graves » si elle continuait à avoir les scientifiques de Huawei comme examinateurs pour la révision des documents techniques. Ils « ne peuvent pas s'occuper des papiers » jusqu'à ce que les sanctions soient levées, pouvait-on lire dans un courriel envoyé aux rédacteurs en chef par l’association. Toutefois, l’IEEE a rassuré que l'impact de la politique commerciale aurait des effets limités sur ses membres, et que les employés de la firme chinoise pouvaient continuer à siéger aux comités de rédaction de l'IEEE et faire bien d’autres choses qu’ils faisaient avant.

Des réactions en chaîne

Le 15 mai dernier, le président des États-Unis a signé un décret établissant les bases pour empêcher des entreprises de télécommunications chinoises telles que Huawei de vendre du matériel aux États-Unis, visant à neutraliser la capacité de Beijing à compromettre les réseaux sans fil et les systèmes informatiques américains de la prochaine génération. Le 16 mai, le Bureau de l'industrie et de la sécurité (BIS) du département du Commerce des États-Unis, qui administre et applique les règlements américains sur l'administration des exportations (EAR), a expressément ajouté Huawei Technology Ltd. et 68 de ses filiales à sa liste noire commerciale.

Ces décisions ont contraint certaines grandes entreprises et organisations à mettre fin à leur collaboration avec Huawei. Quelques jours seulement après la prise de la mesure, Google a mis une pause à sa collaboration avec Huawei en lui bloquant certains services Android ; ARM aurait ensuite ordonné à ses employés de suspendre leurs activités avec la firme ; les fabricants de puces, Intel et Qualcomm auraient également coupé des liens avec Huawei ; Wi-Fi Alliance et SD Association ont également rompu tout lien avec l’entreprise chinoise.

Selon la déclaration de l’association, il était toujours permis à Huawei et ses employés de continuer à participer à d'autres activités en tant que membre, y compris accéder à la bibliothèque numérique de l'IEEE, soumettre des articles techniques pour publication, faire des présentations à des conférences parrainées par l'IEEE et accepter des prix IEEE. Les employés de Huawei pouvaient également continuer à exercer leur droit de vote, assister aux réunions d'élaboration des normes, soumettre des propositions et faire des commentaires lors des débats publics sur les nouvelles normes, en tant que membres de l’association. Les membres affiliés à Huawei pouvaient également participer à des réunions d'affaires, de logistique et autres, y compris celles liées à la planification de conférences.


Cette déclaration a suscité de l’indignation parmi les professeurs chinois membres de l’association. Ils reprochent aux responsables de l’association de laisser la politique s'immiscer dans la collaboration universitaire, en soulignant le danger que cela pourrait représenter. Haixia(Alice) Zhang, professeur à l’Institut de microélectronique à l’Université de Pékin, a écrit dans un courriel, en réponse à la décision de l’IEEE :

« Haixia Zhang de l'Université de Pékin, en tant que vieille amie et membre senior de l'IEEE, je suis vraiment choquée d'apprendre que l'IEEE est impliqué dans « US-Huawei Ban » pour remplacer tous les réviseurs de Huawei, ce qui est bien au-delà du domaine scientifique et technologique de base que je suis depuis ma formation professionnelle ».

« Aujourd'hui, ce message de l'IEEE pour « remplacer tous les réviseurs de Huawei dans les revues de l'IEEE » remet en question mon intégrité professionnelle. Je dois dire qu'en tant que professeur, je ne l'accepte PAS. Par conséquent, j'ai décidé de quitter le comité de rédaction de l'IEEE NANO et de l'IEEE JMEMS jusqu'au jour où il reviendra à notre intégrité professionnelle commune », a-t-elle ajouté.

La décision de l’IEEE a suscité également de nombreux commentaires sur les sites Web et plusieurs commentateurs lient la décision à la négociation commerciale qui a lieu depuis des mois entre les États-Unis et la Chine. Selon un autre commentaire, Huawei et ses entreprises seraient traqués parce que la société aurait une longueur d'avance sur les entreprises américaines en termes d'infrastructure 5G et que l'Amérique craint de ne pas être dans la course à un développement technologique qui pourrait représenter des centaines de milliards de dollars.

Après les éclaircissements, l’IEEE lève les sanctions

Le jeudi 16 mai 2019, le département américain du Commerce a appliqué des restrictions de contrôle des exportations à Huawei Technology Ltd. et à 68 de ses filiales. L’IEEE a publié une déclaration concernant la conformité et a précisé que si le gouvernement américain clarifiait l’application du Règlement d’exportation des exportations des États-Unis en ce qui concerne l’examen par les pairs. L’IEEE fournirait une mise à jour à la communauté de l’IEEE.

L’IEEE a reçu les éclaircissements demandés par le département américain du Commerce sur l’applicabilité de ces restrictions de contrôle des exportations aux activités de publication de l’IEEE. Sur la base de ces nouvelles informations, l’IEEE a déclaré que les employés de Huawei et de ses filiales peuvent participer en tant qu’évaluateurs et réviseurs à ses processus de publication. Tous les membres de l'IEEE, quel que soit leur employeur, peuvent continuer à participer à toutes les activités de l'IEEE.

« Notre approche initiale, plus restrictive, était uniquement motivée par notre volonté de protéger nos bénévoles et nos membres contre les risques juridiques. Avec la clarification reçue, ce risque a été traité. Nous apprécions les nombreuses questions et commentaires de nos membres et de nos bénévoles du monde entier et les remercions de leur patience alors que nous travaillions dans une situation complexe sur le plan juridique.

« L'IEEE propose un large éventail d'activités et d'avantages pour ses membres, ses volontaires et la communauté technique au sens large, notamment en parrainant plus de 1 900 conférences et événements annuels dans le monde entier et en donnant accès à plus de 4,8 millions de publications sur IEEE Xplore®.

« IEEE reconnaît que la science et la technologie sont une activité mondiale. Nous sommes fiers du travail accompli par nos membres dans le monde entier et nous nous engageons à promouvoir l'excellence technologique au profit de l'humanité« l'»

Source : IEEE

Huawei aurait arrêté sa production de smartphones après son ajout sur la liste noire des Etats-Unis, en pleine guerre commerciale avec la Chine
Vente de smartphones : Huawei enregistre la plus forte croissance et reste second malgré son absence aux USA, d'après les statistiques de Gartner
La Chine s'apprête à publier sa liste d'entreprises étrangères jugées à risque et à bannir de son marché comme l'ont fait les USA avec Huawei
Huawei a demandé à ses employés de ne plus avoir de réunions techniques avec leurs contacts US, et a remercié ses employés US travaillant en R&D
17  0 
Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 02/12/2019 à 5:41
Huawei, qui était dépendant des constructeurs US, a présenté un smartphone sans puces américaines
dans un contexte où les entreprises US voudraient reprendre les affaires avec lui

Mi-mai, l'administration Trump a publié un décret qui plaçait Huawei sur une liste noire, une décision qui contraignait les entreprises américaines à ne plus faire affaire avec l'équipementier chinois, à moins de disposer d'une autorisation officielle. Suite à cette décision, Google a décidé de ne plus fournir de logiciels, de matériel informatique ou service technique à Huawei à l’exception des services disponibles en open source. L'éditeur d'Android a toutefois assuré que Google Play et les protections de sécurité de Google Play Protect continueront de fonctionner sur les appareils Huawei existants.

En plus d’être coupé du système d’exploitation le plus vendu au monde, Huawei a vu certains des principaux concepteurs et fournisseurs de puces au monde suspendre également leurs relations commerciales jusqu’à nouvel ordre.

S'étant sans doute vite rendu compte de la sévérité du décret de Trump et de ses conséquences sur les USA eux-mêmes, Washington a réduit les restrictions commerciales imposées à Huawei. L’administration Trump a publié un nouvel arrêté qui prolonge de 90 jours (désormais jusqu’en février 2020) « ;la période de grâce ;» durant laquelle elle autorise les entreprises américaines à faire des affaires avec l’entreprise chinoise Huawei Technologies. Il a également été rapporté que le département américain du Commerce examinait en parallèle la possibilité d’octroyer des licences individuelles aux entreprises locales qui souhaitent continuer à faire des affaires avec des entités « ;à risque ;» comme Huawei qui figurent sur la liste noire du gouvernement US pour des raisons de sécurité nationale. Des sociétés comme Google, Intel ou Microsoft sont particulièrement intéressées par la seconde option qui leur procurerait, à eux ainsi qu’à leurs partenaires (Huawei en l’occurrence) une certaine stabilité et de meilleures garanties pour la poursuite de leurs transactions commerciales.

Les entreprises de technologie américaines ont donc obtenu le feu vert de Washington pour reprendre leurs affaires avec le constructeur de smartphones Huawei Technologies Co., mais il est peut-être trop tard : l'entreprise construit actuellement des smartphones sans puce américaine.


Le dernier téléphone de Huawei, qu'il a dévoilé en septembre (le Mate 30 avec un écran incurvé et des caméras grand angle qui rivalise avec l'iPhone 11 d'Apple Inc.) ne contenait aucune pièce américaine, selon une analyse effectuée par UBS et Fomalhaut Techno Solutions, un Laboratoire technologique japonais qui a démonté l'appareil pour en inspecter l'intérieur.

Le décret de Trump en mai a empêché des sociétés comme Qualcomm Inc. et Intel Corp. de vendre des puces à Huawei, bien que certaines ventes de pièces aient repris au cours de l’été, après que les sociétés ont déterminé qu’elles n’étaient pas concernées par cette interdiction. Pendant ce temps, Huawei a beaucoup progressé dans la réduction de sa dépendance vis-à-vis de sociétés américaines.

Huawei a longtemps compté sur des fournisseurs tels que Qorvo Inc., le fabricant de puces basé en Caroline du Nord pour connecter des smartphones avec des tours de téléphonie cellulaire, et Skyworks Solutions Inc., une entreprise basée à Woburn, dans le Massachusetts, qui fabrique des puces similaires. Il a également utilisé des composants de Broadcom Inc., le fabricant de puces Bluetooth et Wi-Fi basé à San Jose, et de Cirrus Logic Inc., une société basée à Austin, au Texas, qui fabrique des puces pour la production de son.

« Lorsque Huawei a lancé ce téléphone haut de gamme - et il s'agit de son produit phare - sans contenu américain, cela a eu l'effet d'une grosse annonce », a déclaré Christopher Rolland, analyste des semi-conducteurs chez Susquehanna International Group.

Les dirigeants de Huawei ont dit à Rolland que la société s'éloignait des pièces américaines, mais la vitesse à laquelle cela se produit reste surprenante même pour les analystes. Néanmoins, nombreux sont ceux qui pensent que cette réduction de la dépendance aux entreprises US devait arriver, mais que le décret de Trump a été le catalyseur qui a précipité les choses.

Sur le marché du smartphone, Huawei conserve sa seconde place selon les baromètres depuis plusieurs trimestres déjà, se rapprochant sensiblement du numéro un mondial Samsung. Par exemple, Gartner indiquait qu'Huawei a enregistré la plus forte croissance parmi les constructeurs malgré une absence aux USA, précisant que « Huawei a particulièrement bien réussi dans deux de ses plus grandes régions, l’Europe et la Grande Chine, où ses ventes de smartphones ont augmenté de 69% et 33%, respectivement ».

Huawei s'est également préparé à l'éventualité de perdre sa licence d'exploitation sur Android et a continué de développer son propre OS au cas où ses relations avec Google se dégraderaient. De plus, le constructeur est également en train de développer une alternative au Play Store de Google, avec sa galerie d'applications, présente depuis un certain temps sur les appareils Android Huawei et Honor.

En 2018, Huawei a promis aux développeurs d’applications de les aider à percer en Chine, le plus grand marché de smartphones du monde, s’ils construisaient des applications pour sa vitrine de téléchargements. En passe de devenir le fabricant de smartphones le plus prolifique au monde cette année, Huawei a aussi assuré à des partenaires développeurs d’applications que 50 millions de personnes utiliseraient son app store en Europe en 2018. La société aurait également proposé de fournir « un outil simple permettant de modifier les applications écrites pour Play Store afin qu'elles fonctionnent avec App Gallery », sa boutique d'applications. Une situation qui pourrait avoir des répercussions sur les entrées de Google.

Source : WSJ

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?
16  0 
Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 19/02/2020 à 8:20
Huawei serait-il en train de prendre l'avantage sur le bras de fer l'opposant aux États-Unis ?
Les Américains ne parviennent pas à pousser la Grande-Bretagne et l'Allemagne à bannir l'entreprise

La campagne mondiale des États-Unis pour empêcher ses alliés les plus proches d'utiliser Huawei, la grande enseigne chinoise des télécommunications, dans le déploiement de la prochaine génération de réseaux sans fil semble ne pas porter ses fruits ; les dirigeants des nations alliées révoquent l'argument des États-Unis selon lequel l'entreprise représente une menace à leur sécurité.

Une situation qui a conduit les responsables américains qui, jusqu’à lors, étaient restés plutôt vagues et maintenaient le secret sur les éventuelles preuves susceptibles de confirmer les soupçons qui pèsent sur Huawei en matière d’espionnage technologique, à affirmer détenir des preuves que Huawei installe et entretient des portes dérobées dans les réseaux de télécommunications du monde entier où l’entreprise a pu gagner des marchés, à commencer par les équipements 4G vendus en 2009. Washington a été contraint de partager ces éléments de preuve avec le Royaume-Uni et l'Allemagne.

La Grande-Bretagne a déjà qualifié de bluff les décisions de l'administration Trump, pariant que les responsables reculeraient devant leur menace de cesser de partager des informations avec tout pays utilisant des équipements Huawei dans son réseau. Elle a décidé de ne pas céder à la pression américaine.

L'Allemagne lui a emboîté le pas, malgré un flot alterné de promesses et de menaces du secrétaire d'État Mike Pompeo, du secrétaire à la Défense Mark T. Esper et d'autres responsables américains lors d'une conférence mondiale sur la sécurité à Munich le week-end dernier.

Dans des discours publics et des conversations privées, Pompeo et Esper ont continué à rappeler les dangers de laisser une entreprise chinoise dans des réseaux qui contrôlent les communications critiques, disant que cela donnerait au gouvernement chinois la capacité d'espionner (ou, en temps de conflit, de couper) ces réseaux. Les risques pour la sécurité sont si graves, ont-ils averti, que les États-Unis ne pourraient plus partager de renseignements avec aucun pays dont le réseau utilise Huawei.

« Si les pays choisissent d'emprunter la voie Huawei », a déclaré Esper aux journalistes samedi, « cela pourrait bien mettre en péril tout le partage d'informations et le partage de renseignements dont nous avons parlé, et cela pourrait saper l'alliance, ou du moins notre relation avec ce pays ».


Une méthode qui s’essouffle

Pourtant, les responsables sentent que leur rythme continu d'avertissements perd de son efficacité en Europe, de sorte que l'administration modifie son approche. Les États-Unis visent maintenant à paralyser Huawei en étouffant son accès à la technologie américaine dont ils ont besoin et en essayant de concocter une alternative américano-européenne viable pour la concurrencer.

À en croire les récentes informations rapportées par le quotidien londonien Financial Times, l’administration Trump pourrait envisager de subventionner (à travers des crédits) les concurrents de Huawei, à savoir le suédois Ericsson et le finlandais Nokia (qui a avalé le franco-américain Alcatel-Lucent) pour les rendre plus attractifs auprès des opérateurs télécom. Selon les analyses du journal, ce geste revient à admettre que Huawei est clairement le moins cher. Cela pourrait aussi signifier que malgré la position actuelle délicate de Huawei, bon nombre d’opérateurs télécom dans le monde ont tout de même du mal à le concurrencer.

Selon le Financial Times, Washington serait prêt à délivrer des crédits à Ericsson et Nokia pour leur permettre de mieux résister au géant chinois. Parallèlement, les États-Unis tentent de convaincre des sociétés américaines de se lancer sur le marché des équipements 5G. Le Financial Times a expliqué que l'objectif de Washington est de permettre à ces entreprises de s'aligner commercialement avec Huawei qui propose des conditions de financement généreuses (grâce au soutien des banques de Pékin) à ses clients et des délais de paiement plus longs.

Le combat contre Huawei n'est qu'une partie d'une plus grande bataille américano-chinoise, alors que Washington essaie de contenir l'influence et le pouvoir de Pékin et de s'assurer que la deuxième économie mondiale ne domine pas les industries avancées qui pourraient lui donner un avantage économique et militaire. Cela inclut les réseaux de télécommunications de nouvelle génération que Huawei construit, connus sous le nom de 5G. Ces réseaux ultrarapides contrôleront les communications, les infrastructures critiques et, ce qui est le plus inquiétant pour les responsables américains, les appareils « Internet des objets » qui contrôlent déjà les usines, les véhicules autonomes et les opérations quotidiennes des bases militaires.

Les États-Unis tentent également de limiter plus largement l'accès de la Chine aux technologies américaines et envisagent de restreindre les ventes de micropuces, d'intelligence artificielle, de robotique et de certains types de logiciels avancés, ainsi que d'empêcher les entreprises technologiques de s'associer (ou même de faire de la recherche) avec les entreprises chinoises.


Une action en justice

La semaine dernière, des procureurs américains ont accusé l’entreprise Huawei d’avoir volé des secrets commerciaux pour soustraire des technologies clés à d’autres entreprises et chercheurs aux États-Unis et renvoyer ces informations en Chine. Les procureurs affirment que Huawei a même mis en place un système de primes pour les employés qui pourraient voler la meilleure technologie et a aidé l’Iran à traquer des manifestants. Le nouvel acte d’accusation qui remplace celui qui a été rendu public l’année passée et déposé devant la Cour fédérale de Brooklyn, à New York.

En tout, la société Huawei est poursuivie par le gouvernement américain pour 16 chefs d’accusation. Une panoplie de techniques aurait permis à la firme de Shenzhen de réduire ses coûts en matière de R/D et de prendre un avantage non négligeable sur ses concurrents. On peut voir dans le dossier d’accusation que le géant Huawei et certaines de ses filiales sont poursuivis pour conspiration, violation d’une loi sur le racket utilisée en général pour lutter contre le crime organisé, vol des secrets commerciaux dans six entreprises américaines, mais aussi pour fraude et blanchiment d’argent.

Le dossier d'accusation contient en outre de nouvelles allégations concernant l’implication de l’entreprise dans des pays faisant l’objet de sanctions (Iran et la Corée du Nord notamment) établies par les USA et affirme, entre autres, qu'elle a installé en Iran du matériel de surveillance qui a été utilisé pour surveiller, identifier et séquestrer des manifestants lors des manifestations antigouvernementales de 2009 à Téhéran.

Les nouvelles allégations de vol de secrets commerciaux proférées par l'Oncle Sam concernent le détournement (par des moyens physiques ou autres) de la technologie liée aux antennes cellulaires, de la technologie robotique, du code source et des manuels d’utilisation de routeurs. Huawei est aussi accusé d’avoir élaboré un programme récompensant les employés-informateurs ayant détourné et transmis le plus de données confidentielles sur ses concurrents, de recruter des employés d’autres entreprises, de faire des efforts pour obtenir la propriété intellectuelle de ces entreprises et d’utiliser des professeurs d’instituts de recherche et divers autres moyens pour s’approprier des technologies protégées par le droit d’auteur.

Les nouvelles accusations ont été ajoutées à un ensemble plus large déposé en 2019 qui accusait la société et son directeur financier, Meng Wanzhou, de fraude et d'évasion de sanctions. Dans le cadre de cette affaire, l'administration Trump a fait pression sur le Canada pour extrader Meng, qui a été arrêtée fin 2018 à Vancouver à la demande de responsables américains, afin qu'elle puisse faire face à des accusations aux États-Unis. Meng est la fille aînée du fondateur de Huawei, Ren Zhengfei.

Un bouc émissaire trop « complexe » pour les États-Unis ?

Ce mois-ci, l'administration devrait essayer de resserrer encore l’étau autour d’Huawei en fermant une échappatoire qui a permis à la société de continuer à acheter des pièces et des produits à des sociétés américaines, malgré l'interdiction imposée par l'administration Trump de vendre à Huawei. Alors que le Pentagone s'est initialement opposé à cet effort, craignant que cela ne nuise aux fournisseurs de matériel de défense, il a maintenant inversé sa position sous la pression d'autres responsables administratifs.

Mais l'effort pour handicaper Huawei a été compliqué par le manque d'alternative à la société, qui propose des équipements de télécommunications à bas prix partiellement subventionnés par le gouvernement chinois. À l'heure actuelle, les seuls véritables concurrents sont Nokia et Ericsson, deux entreprises européennes qui affirment avoir déployé plus de réseaux 5G que Huawei, mais ont clairement du mal à égaler ses prix ou à suivre la recherche et le développement de l'entreprise chinoise.

Aussi, l'administration Trump s’est empressée de présenter aux pays européens et autres une autre option. En l'espace de 10 jours, le procureur général William P. Barr, le vice-président Mike Pence et d'autres responsables ont proposé différentes stratégies américaines pour construire un concurrent crédible pour Huawei. Pourtant, parfois, ils se contredisent, souvent en public.

Lors de réunions privées, Trump a exhorté les entreprises américaines à se lancer elles-mêmes dans la compétition. Mais l'administration est profondément divisée en interne sur la question de savoir si les États-Unis doivent investir dans la technologie ou quitter le marché pour la régler.

Barr s’est encore illustré dans un discours ce mois-ci où il a appelé à l'acquisition américaine de Nokia et d'Ericsson « par la propriété américaine d'une participation majoritaire, soit directement, soit par le biais d'un consortium de sociétés privées américaines et alliées ».

« Nous et nos alliés les plus proches devons certainement envisager activement cette approche », a estimé Barr.

Source : NYT

Et vous ?

Quelle lecture faites-vous de cette situation ?
16  0 
Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 16/07/2020 à 9:32
Huawei voudrait court-circuiter les approvisionnements d'entreprises US via la juridiction US sur les brevets,
afin de lutter contre l'administration Trump qui l'a écarté du marché de l'infrastructure réseau

Mettre Huawei sur liste noire l'a peut-être empêché de profiter des licences sur une technologie américaine critique, mais Huawei cherche à générer des revenus par d'autres moyens. Huawei a déposé des demandes de violation de brevet contre Verizon ainsi que pour des produits que Verizon acquiert auprès d'autres sociétés américaines telles que Cisco et Hewlett-Packard ; Huawei exige le paiement de royalties pour des centaines de brevets. Les brevets de Huawei ne sont pas nécessairement utilisés dans les produits des entreprises, mais Huawei est autorisé à utiliser le processus juridique pour contraindre le tribunal à se pencher sur les informations confidentielles de Verizon et de ses fournisseurs. Des observateurs pensent que Huawei pourrait alors utiliser illégalement ces données pour enrichir ses connaissances sur les produits et technologies de ses concurrents.

Pour ne rien arranger, un changement de politique des États-Unis sur les technologies standardisées a involontairement suralimenté le jeu de brevets de Huawei, donnant la possibilité au Chinois de revenir sur ses engagements antérieurs d'accorder des licences équitables sur ses brevets. Cela pourrait empêcher les titulaires de licence en aval d'expédier et de vendre des produits, ce qui pourrait nuire à de nombreuses entreprises américaines.

En ce qui concerne l'industrie mobile, l'analyste Richard Windsor explique que si la 5G était un avion, les brevets des moteurs, les ailerons et les ailes (les brevets essentiels standard ou SEP) sont détenus par Qualcomm, Nokia et Ericsson tandis que Huawei détient les brevets pour les chariots de boissons ainsi que pour les sièges. En 2019, Nokia a généré 740 millions de dollars de revenus en royalties ; Ericsson, environ 800 millions de dollars. Le seul chiffre comparable pour Huawei est un « gain / (perte) net » de 98 millions de dollars pour 2018, noté dans ses états financiers. Ce chiffre montre la faible valeur des brevets de Huawei.

Cependant, bien que tous les brevets ne soient pas égaux, les titulaires de brevets ont un accès égal aux tribunaux américains. En tant que tel, Huawei, récemment considéré comme une société-écran pour l'armée chinoise, utilise ses brevets de manière spéculative alors qu'il fait face à un éventail d'accusations : vol de secrets commerciaux, fraude électronique et obstruction à la justice ; blanchiment d'argent, complot en vue de frauder les États-Unis et violations des sanctions ; et complot de racket et complot pour voler des secrets commerciaux.


Les technologies standardisées utilisées dans de nombreuses entreprises et produits (5G, Bluetooth, WiFi, etc.) sont basées sur les propriétaires de brevets qui acceptent volontairement de concéder sous licence leurs brevets en vertu des accords FRAND (équitables, raisonnables et non discriminatoires). Les propriétaires de brevets adoptent cette structure, car elle leur permet de tirer des revenus de leurs brevets tandis que d'autres entreprises paient des frais pour mettre en œuvre la norme (souvent de manière innovante, en générant des produits plus nombreux, différents et meilleurs pour le consommateur). Mais FRAND et d'autres accords de bonne foi contraignent également les titulaires de SEP, les empêchant de s'engager dans des pratiques de licence discriminatoires telles que refuser à un concurrent l'accès à la technologie. Une fois qu'un accord FRAND est conclu, les titulaires de brevets ne peuvent plus reculer et retenir captives les entreprises en refusant d'accorder une licence. Comme l'explique Michael Rosen, avocat plaidant en matière de brevets et associé à l'American Enterprise Institute, « les propriétaires de SEP sont, par définition, obligés de négocier de bonne foi pour fournir une licence aux conditions FRAND. S'ils abusent de leurs obligations FRAND, ils ne devraient pas avoir le droit d'en récolter les bénéfices ».

Auparavant, la politique américaine obligeait en fait les titulaires de SEP à tenir leurs accords FRAND. Cependant, la nouvelle politique publiée conjointement en 2019 par le ministère de la Justice (DOJ), le US Patent and Trademark Office (USPTO) et le National Institute of Standards and Technology (NIST), modifie l'équilibre des pouvoirs entre le propriétaire et le licencié du SEP en supprimant d'importants obstacles juridiques au refus d'un titulaire de brevet de concéder sous licence ses brevets à des concurrents ou à des fournisseurs de composants. Huawei, malheureusement, est susceptible de militariser ce changement pour punir les entreprises américaines. En outre, Huawei peut également refuser d'accorder des licences à des fournisseurs de composants tiers pour les entreprises américaines, voire demander une injonction pour fermer efficacement les chaînes d'approvisionnement pour les produits américains.

Il est probable que l'administration Trump n'avait tout simplement pas réfléchi à la manière dont Huawei retournerait la loi américaine sur les brevets contre les entreprises américaines, car le président Donald Trump et son équipe ont constamment mené la charge pour débarrasser les infrastructures de communication aux États-Unis et chez leurs alliés du contrôle des entreprises chinoises, en particulier en ce qui concerne la 5G. Néanmoins, le Ministère pourrait étouffer cette initiative de l'entreprise chinoise dans l’œuf en clarifiant quelles parties peuvent demander une licence et en interdisant que des injonctions soient introduites par des parties qui ont accepté un engagement FRAND. Dans cette optique, les Sénateurs Marco Rubio (R-FL) et John Cornyn (R-TX) ont proposé des projets de loi pour empêcher Huawei (et potentiellement toute entreprise ajoutée à la liste noire) d'abuser de ces avantages qui sont censés profiter aux acteurs légitimes du marché.

Source : nouvelle politique sur les brevets, analyse de Richard Windsor, analyse de Bird&Bird, chefs d'accusation contre Huawei au sein du ministère de la Justice (vol de secrets commerciaux, fraude électronique et obstruction à la justice; blanchiment d'argent, complot en vue de frauder les États-Unis et violations des sanctions; et complot de racket et complot pour voler des secrets commerciaux), proposition de loi des Sénateurs

Et vous ?

Que pensez-vous de cette stratégie ?
14  1 
Avatar de Christian Olivier
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 22/11/2019 à 7:58
L’administration Trump octroie à certaines entreprises US, y compris Microsoft, des licences
Pour continuer de faire affaire avec Huawei, mais des sénateurs US fustigent déjà cette mesure

Il y a quelques jours, l’administration Trump a publié un nouvel arrêté qui prolonge de 90 jours (désormais jusqu’en février 2020) « ;la période de grâce ;» durant laquelle elle autorise les entreprises américaines à faire des affaires avec l’entreprise chinoise Huawei Technologies. Il a également été rapporté que le département américain du Commerce examinait en parallèle la possibilité d’octroyer des licences individuelles aux entreprises locales qui souhaitent continuer à faire des affaires avec des entités « ;à risque ;» comme Huawei qui figurent sur la liste noire du gouvernement US pour des raisons de sécurité nationale. Des sociétés comme Google, Intel ou Microsoft sont particulièrement intéressées par la seconde option qui leur procurerait, à eux ainsi qu’à leurs partenaires (Huawei en l’occurrence) une certaine stabilité et de meilleures garanties pour la poursuite de leurs transactions commerciales.

Ce mercredi, le département US du Commerce a confirmé qu’il a commencé à délivrer des licences à certaines entreprises américaines qui souhaitent continuer à faire des affaires avec Huawei qui, il faut le souligner, reste le premier fabricant mondial d’équipements de télécommunications, le deuxième fabricant mondial de smartphones et un fournisseur important dans le marché des PC et tablettes 2-en-1. Le département US du Commerce a déclaré que 50 % environ des 300 demandes de permis ont été traitées et que la moitié de celles-ci, soit un quart du total, ont été approuvés. Une source proche du dossier a précisé à Reuters que certaines licences pour la vente de composants de smartphones et de composants non électroniques ont été approuvées.


« ;Le Département délivre ces licences restreintes pour autoriser des activités limitées et spécifiques qui ne présentent pas un risque important pour la sécurité nationale ou les intérêts de la politique étrangère des États-Unis ;», pouvait-on lire dans un communiqué du ministère.

Par la voix d’un porte-parole, Microsoft, l’un des bénéficiaires de cette mesure d’assouplissement, s’est félicité de cette évolution : « ;Le 20 novembre, le département US du Commerce a accédé à la demande de Microsoft pour l’obtention d’une licence d’exportation de logiciels grand public à la faveur d’Huawei. Nous apprécions l’action du Ministère en réponse à notre demande ;».

La Semiconductor Industry Association, un groupe américain de lobbying, s’est félicitée de l’annonce du département US du Commerce, affirmant que les ventes de produits non sensibles contribuent à assurer la compétitivité des États-Unis, ce qui est essentiel à la sécurité nationale. « ;Nous espérons que les approbations de licence continueront à se dérouler de manière appropriée et opportune ;», a ajouté l’association.

Ce nouveau geste de bonne volonté intervient alors que l’administration Trump s’attèle à finaliser la signature de la première étape d’un accord commercial avec la Chine afin de mettre fin au bras de fer commercial qui oppose les deux régimes depuis de longs mois. Huawei pourrait très bien se passer de matériels en provenance des États-Unis pour concevoir ses appareils, mais le faire sans logiciel US serait plus difficile. Le géant technologique chinois attendait avec impatience l’octroi de licences qui lui permettraient de continuer à exploiter les services et solutions logicielles « ;quasi incontournables à l’heure actuelle ;», comme Windows ou Azure chez Microsoft ou Android et ses services associés du côté de Google pour son essor sur le marché international.

Toutefois, côté américain, cette mesure d’assouplissement ne plait pas à tout le monde. Un groupe de sénateurs républicains et démocrates a récemment exhorté l’administration Trump à arrêter la délivrance de ces licences, avertissant que même des affaires limitées avec Huawei pourraient poser un risque pour la sécurité nationale. Dans une lettre au président Trump, un groupe de 15 sénateurs a fustigé cette mesure.

« ;Compte tenu des risques de sécurité posés par les activités de Huawei aux États-Unis, nous vous demandons de prendre des mesures immédiates pour suspendre l’approbation de ces licences et de veiller à ce que le Congrès soit correctement informé du processus d’approbation des licences et de ses implications pour la sécurité nationale à l’avenir ;», ont écrit les sénateurs Charles Schumer et Tom Cotton dans la lettre et demandé à Trump de s’assurer que l’administration informe les principaux législateurs et comités du Congrès de toute licence dont bénéficierait Huawei aux USA.

Par ailleurs, le sénateur Marco Rubio a fait une déclaration dans laquelle il avance que la société Huawei « ;représente une menace claire et croissante pour la sécurité économique et nationale des États-Unis et de leurs alliés ;», précisant : « ;Je crois fermement qu’il est contraire à l’intérêt de la sécurité nationale des États-Unis d’accorder des licences pour les exportations américaines qui soutiennent ou renforcent Huawei ;».

Sources : Reuters, Lettre des sénateurs US (PDF)

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?

Voir aussi

Les motifs avancés par Trump pour justifier l'embargo contre Huawei sont inacceptables, les USA auraient-ils bluffé depuis le début ?
Le chiffre d'affaires de Huawei est en hausse de 23 % au premier semestre de 2019, malgré la répression américaine
Les États-Unis envisageraient de subventionner les concurrents européens de Huawei, l'administration Trump voudrait porter son soutien aux européens Ericsson et Nokia
Huawei affirme que des entreprises américaines ont manifesté leur intérêt pour l'octroi de licence pour sa technologie 5G, alors que la firme demeure sur a liste noire américaine, selon un rapport
12  0 
Avatar de Christian Olivier
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 12/02/2020 à 3:00
Les États-Unis assurent avoir des preuves que Huawei peut espionner les réseaux de télécommunications
Intégrant le matériel qu’il vend et avoir partagé ces preuves avec le Royaume-Uni et l'Allemagne

D’après un récent rapport du Wall Street Journal, les responsables américains qui, jusqu’à lors, étaient restés plutôt vagues et maintenaient le secret sur les éventuelles preuves susceptibles de confirmer les soupçons qui pèsent sur Huawei en matière d’espionnage technologique affirment désormais avoir les preuves que Huawei installe et entretient des portes dérobées dans les réseaux de télécommunications du monde entier où l’entreprise a pu gagner des marchés. Washington assure également avoir communiqué ces éléments de preuve au Royaume-Uni et à l'Allemagne.

« ;Nous avons la preuve que Huawei a la capacité d’accéder secrètement à des informations sensibles et personnelles dans les systèmes qu’elle maintient et vend dans le monde entier ;», a déclaré à ce propos Robert O’Brien, conseiller à la sécurité nationale, au WSJ.

Les fabricants d'équipements de télécommunications qui vendent des produits aux opérateurs sont tenus par la loi d'intégrer dans leur matériel des moyens permettant aux autorités d'accéder aux réseaux à des fins légales. mais ils sont également tenus de construire les équipements de telle sorte que le fabricant ne puisse pas y avoir accès sans le consentement de l'opérateur de réseau. Les responsables américains affirment que Huawei a violé ces lois, qui sont appliquées dans de nombreux pays, précise le WSJ.


Cette nouvelle intervient dans le cadre du bras de fer commercial sino-étasunien étalé sur de longs mois qui a été marqué par une profusion de sanctions à l'égard de la société technologique chinoise. Pour rappel, invoquant des préoccupations en matière de sécurité nationale l’administration US a pris des mesures extrêmes et sans précédent contre la société chinoise en mai dernier en plaçant le géant chinois des télécoms sous embargo. Ces mesures incluaient l’ajout de Huawei dans une liste noire (comme la société russe de cybersécurité Kaspersky auparavant) qui contraint les entreprises étasuniennes à ne plus faire affaire avec Huawei, à moins d’avoir une autorisation officielle préalable. Cette décision avait poussé de nombreuses entreprises technologiques américaines (Microsoft, Intel, ARM, Google…) à mettre un terme à leurs relations commerciales avec le second fabricant mondial de smartphones qui occupe près du quart du marché dans la zone EMEA.

Par la suite, le département américain du Commerce avait fini par autoriser temporairement Huawei à continuer à faire des affaires avec ses homologues américains. La période de grâce initiale avait été fixée à 90 jours (jusqu’en février 2020). En parallèle, le département américain du Commerce délivre des licences à certaines entreprises américaines qui souhaitent continuer à faire des affaires avec la société chinoise qui représente le premier fabricant mondial d’équipements de télécommunications, le deuxième fabricant mondial de smartphones et un fournisseur important dans le marché des PC et tablettes 2-en-1. Des entreprises américaines de premier plan comme Microsoft ont déjà profité de cette mesure.


Aujourd’hui, les autorités américaines se montrent plus précises dans leurs accusations, prétendant même avoir des preuves que le fabricant chinois de matériel informatique a maintenu des backdoors (ou portes dérobées) dans certains des réseaux qu’il construit, à commencer par les équipements 4G vendus en 2009. Toutefois, en dépit du fait que les accusations américaines visant Huawei sont plus précises que jamais et proviennent maintenant de certains des plus hauts responsables de la sécurité nationale, aucune preuve tangible (mis à part l’assurance et les gages de bonne foi, côté américain, que ces preuves existent) n’a été fournie par l’Oncle Sam.

De son côté, Huawei a réagi par l’intermédiaire de son chef de la sécurité, Andy Purdy. Ce dernier a rejeté ces accusations : « ;Nous nions vigoureusement l’allégation selon laquelle nous conservons une telle capacité. Nous nions également avoir jamais accédé de manière abusive à des informations ou à des données relatives aux clients ;». Il a poursuivi en expliquant : « ;les États-Unis sont engagés dans cette voie et je pense que c’est vraiment motivé par la situation géopolitique entre la Chine et les États-Unis. Les États-Unis ne veulent pas tenir compte des faits et des preuves, et ils vont faire tout ce qu’ils peuvent pour bloquer notre capacité à fournir des produits aux réseaux de communication du monde entier ;».

Les nouvelles déclarations américaines font suite à une décision surprise du Royaume-Uni d’autoriser Huawei à fournir des équipements non essentiels aux réseaux du pays. Les États-Unis avaient fait un lobbying important contre l’inclusion de Huawei dans la préparation de la 5G, mais n’ont finalement pas réussi à convaincre d’autres pays, notamment ses partenaires européens, d’exclure totalement le fournisseur chinois du marché du déploiement de la 5G. On ne sait pas comment les autres pays vont réagir aux allégations, mais Huawei affirme que les nouvelles revendications ne sont pas surprenantes, étant donné la dernière année de pression croissante.

Sans preuve, il est probablement plus facile de croire que l’administration américaine est simplement engagée dans une « ;campagne classique de dénigrement ;» à l’encontre d’un concurrent peu enclin à se laisser contrôler. Et puis, les États-Unis sont peut-être les seuls à soutenir de telles accusations, car ils se sont déjà eux-mêmes livrés à de telles pratiques en profitant de l’ascendant technologique de leurs sociétés dans le monde. Sinon, comment expliquer l’absence de preuves et le comportement hostile des décideurs US ;? Ne serait-il pas plus simple de présenter ces fameuses preuves pour clore le sujet ;ou de laisser tout le monde s’espionner gentiment ?

Source : WSJ

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Comment expliquer l’absence de preuves et le comportement hostile des décideurs US à l'égard de Huawei ?
Ne serait-il pas plus simple de les présenter pour clore le sujet ?
Est-il préférable, selon vous, de se faire espionner par le gouvernement de son pays, plutôt que par un autre ?

Voir aussi

Voici 6 raisons pour lesquelles Huawei donne aux États-Unis et à ses alliés des cauchemars en matière de sécurité informatique
La Chine aurait infiltré Apple et d'autres sociétés américaines en utilisant des micropuces « espion » insérées sur des cartes mères de serveurs
USA : une nouvelle preuve de piratage de matériel Supermicro dans une société de Télécom montrant que la Chine continue son opération de sabotage
L'administration Trump octroie à certaines entreprises US, y compris Microsoft, des licences pour continuer de faire affaire avec Huawei,, mais des sénateurs US fustigent déjà cette mesure
12  0 
Avatar de Jon Shannow
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/10/2019 à 9:24
Citation Envoyé par pboulanger Voir le message
Subventionner des entreprises privées, ce n'est pas interdit par l'OMC? Les US ont bien fait condamner Airbus pour ça récemment, non?
Trump la loi c'est seulement quand ça l'arrange...
Pour une fois, je dirais que Trump est dans la même ligne que ses prédécesseurs. Les lois internationales ne sont valables pour les USA que si ça les arrange.
9  0 
Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 18/01/2020 à 18:30
Trump et la Chine signent un nouvel accord commercial pour éviter les droits de douane imminents sur les technologies,
La propriété intellectuelle et le transfert de technologie sont pris en compte

La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine dure depuis 2018 impactant durement plusieurs secteurs, notamment le secteur de la technologie. Par ailleurs, de nouveaux droits de douane élevés sur les produits électroniques et autres devraient entrer en vigueur. Mais un accord commercial partiel entre les deux superpuissances a été signé mercredi dernier à Washington. Cette rencontre est une nouvelle étape dans la relation commerciale entre Washington et Pékin après deux ans d'invectives, de sanctions douanières et mesures de rétorsion contre les entreprises des deux nations.

Selon les termes du nouvel accord, Pékin achètera pour 200 milliards de dollars supplémentaires de biens et services américains au cours des deux prochaines années. L'augmentation des achats sera comparée à 2017, avant le début de la guerre commerciale. Selon CNN Business, la Chine a importé plus de 185 milliards de dollars de biens et services américains au total cette année-là. Selon le même rapport, sur les deux ans, les achats échelonnés de la Chine entraîneraient une forte augmentation des exportations américaines, dans l'ensemble. Les exportations totales vers la Chine passeraient à plus de 260 milliards de dollars en 2020, et à environ 310 milliards de dollars en 2021 si l'accord se maintenait.


« Nous pensons qu'il est très difficile pour la Chine d'importer 200 milliards de dollars de biens et de services supplémentaires des États-Unis au cours des deux prochaines années sans réduire les importations en provenance d'ailleurs », ont déclaré les analystes d'UBS, une société de services financiers.

L'accord prévoit également d'assouplir les droits de douane existants sur plusieurs catégories de biens importés et d'éviter d’en imposer de nouveaux. Selon l’accord, les tarifs sur environ 120 milliards de dollars de marchandises seront réduits de moitié, passant de leur niveau actuel de 15 % à 7,5 %. La liste des articles actuellement taxés à ce taux de 15 % comprend plusieurs produits technologiques, tels que les télévisions, les casques et les écouteurs, les haut-parleurs intelligents et les montres intelligentes.

Il faut noter que des produits électroniques de consommation, notamment les ordinateurs portables et les tablettes, les moniteurs et autres périphériques, les consoles de jeux vidéo et les téléphones intelligents, devaient être assujettis à un nouveau taux de 25 % en décembre dernier. Mais ces droits de douane sur les technologies ont été évités. À l’époque, l'industrie des jeux vidéo, entre autres, avait demandé à l'administration d'exempter ses produits des tarifs, en faisant valoir que les augmentations de prix qui en résulteraient « porteraient préjudice aux consommateurs, aux développeurs de jeux vidéo, aux détaillants et aux fabricants de consoles, mettraient en péril des milliers d'emplois de grande valeur et gratifiants aux États-Unis et étoufferaient l'innovation dans notre industrie et au-delà ».

Un rapport de Moody's Analytics, publié en septembre 2019, indique que la guerre commerciale avec la Chine, depuis ses débute en 2018, a coûté 300 000 emplois jusqu'en septembre, bien qu'il soit difficile de savoir exactement combien de pertes d'emplois peuvent être attribuées aux tensions commerciales. Selon une analyse des données gouvernementales effectuée par la coalition de libre-échange appelée Tariffs Hurt the Heartland, les entreprises américaines ont payé 46 milliards de dollars de plus en tarifs douaniers qu'elles ne l'auraient fait sans les tarifs de Trump.

Bien qu’en vertu du nouvel accord, il n’y aura pas de nouveaux droits de douane sur les technologies, la plupart des droits de douane précédemment imposés resteront en place. Cela comprend les droits supplémentaires de 25 % ajoutés en 2018 sur les importations de semi-conducteurs, de modems et de certains autres composants technologiques.

La propriété intellectuelle et le transfert de technologie pris en compte par le nouvel accord

Pékin et Washington ont également tenu compte, dans une section de leur nouvel accord, de la propriété intellectuelle et du transfert forcé de technologie. En effet, la Chine exige souvent des entreprises étrangères opérant en dans le pays de mener leurs activités par le biais de coentreprises. Ces entreprises à leur tour transfèrent des technologies internes sensibles – des secrets commerciaux, essentiellement à des entreprises chinoises locales. Les entreprises américaines et d'autres entreprises internationales acceptent de telles conditions pour pouvoir pénétrer le marché lucratif chinois.

Avec le nouvel accord commercial, ces pratiques seront restreintes fortement. L’accord précise que toute condition de transfert ou de licence entre les entreprises américaines et chinoises « doit être basée sur des conditions de marché qui sont volontaires et reflètent un accord mutuel ». Aucune des parties à l'accord, c'est-à-dire les États-Unis et la Chine, « n'exigera ou ne fera pression, officiellement ou officieusement, sur les personnes [y compris les sociétés] de l'autre partie pour qu'elles transfèrent des technologies à ses personnes comme condition » pour recevoir la permission d'opérer sur le marché de l'autre partie, dit l'accord.

Le vol de propriété intellectuelle a également été traité par l’accord. Le vol de technologie par certaines firmes chinoises constitue une énorme préoccupation pour les entreprises américaines qui fabriquent, pour certaines d’entre elles, d’importants composants en Chine où le vol de propriété intellectuelle serait devenu une pratique généralement acceptable. Selon un rapport de The Information publié en février 2019, le fabricant chinois Huawei aurait un programme officiel qui récompenserait les employés qui volent la technologie des concurrents.

En novembre 2018, le Département du Commerce des États-Unis d’Amérique a placé sur sa liste noire Fujian Jinhua, une société chinoise qui fabrique des semi-conducteurs. Et pour cause, le Département de la Justice des États-Unis accusait l’entreprise publique chinoise et son partenaire taïwanais, d’avoir volé des secrets commerciaux auprès de Micron Technology Inc., un fabricant américain de micropuces pour les smartphones, les tablettes et aussi pour les ordinateurs.

Dans le cadre du nouvel accord, la Chine accepte de prendre des mesures pour limiter « l'appropriation illicite de secrets commerciaux », notamment lorsqu'elle se produit par le biais d'intrusions électroniques, de violations de systèmes et de pure et simple « divulgation non autorisée ». L'accord n'exige pas des États-Unis qu'ils renforcent leur loi sur les secrets commerciaux, mais affirme plutôt que les États-Unis « affirment que les mesures américaines existantes offrent un traitement équivalent » aux termes du nouvel accord.

Mercredi, le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a déclaré qu'une deuxième phase de l'accord que les États-Unis espèrent conclure, avant les élections de novembre 2020, pourrait inclure davantage d'allégements tarifaires, a rapporté CNBC. « Tout comme dans cet accord, il y a eu certaines réductions, dans la deuxième phase il y aura des réductions supplémentaires », a-t-il dit, ajoutant que la Chine a « une grande motivation pour revenir à la table et accepter les questions supplémentaires qui sont encore non résolues ».

Par cet accord, l'administration Trump vise à résoudre certaines préoccupations de longue date des États-Unis au sujet des abus commerciaux de la Chine. Reste à voir comment les exigences de ce nouvel accord seront mises en application de part et d’autre.

Source : L’Accord

Et vous ?

Que pensez-vous de ce nouvel accord ?
Pensez-vous que les parties mettront en application de façon transparente les exigences de cet accord ?
Cette première phase de l’accord sonne-t-elle le début du dénouement de la guerre commerciale entre Pékin et Washington ?

Lire aussi

La Chine demande aux bureaux du gouvernement de supprimer tout le matériel et logiciels étrangers, dans un élan d'incitation à l'utilisation des technologies locales, d'après un rapport
Impôt : Trump retarde l'application des droits de douane sur certaines importations chinoises, cette mesure peut-elle apaiser la guerre commerciale américano-chinoise ?
Les USA accusent des entreprises chinoise et taïwanaise de vol de secrets industriels, à Micron Technology Inc., un fabricant US de micropuces
Huawei clone des composants Apple, récompense les employés pour vol de technologie, d'autres concurrents ont aussi été victimes, selon un rapport
9  0 
Avatar de defZero
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 15/02/2020 à 22:56
Qu’en pensez-vous ?

Que Huawei est surement coupable de ce dont l’accuse les USA, mais, et c'est un gros mais, il y a deux choses que je trouve cocasse :
- D'un je ne pense pas que le gouvernement US est la moindre preuve de ce dont il accuse Huawei, sinon ils les auraient volontiers fait "fuité"
- Et de deux, le gouvernement US accuse Huawei et donc la Chine de choses dont il est lui même coupable, par le biais des boites US / Israélienne et autres rachats effectué par leurs services d' "Intelligence" depuis une 30e d’année.

Donc, en suivant le raisonnement du gouvernement US retranscrit dans les plaintes déposés et si la sécurité et véritablement leurs but, alors personnes ne devraient utiliser de technologies US et associés, non ?

Il est schizophrènes le gouvernement US ou bien ?
9  0 
Avatar de Acheumeuneu
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 19/02/2020 à 19:22
Les européens ont compris que Trump est un gros bidon et que les Etats-Unis apparaissent de moins en moins comme un allié fiable en tout cas tant que Moumoutte sera au pouvoir.
9  0