Huawei aurait arrêté sa production de smartphones après son ajout sur la liste noire des Etats-Unis,
En pleine guerre commerciale avec la Chine

Le , par Stan Adkens

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« Comme la nouvelle situation a surgit, il est trop tôt pour dire si nous sommes en mesure d'atteindre l'objectif », a déclaré Zhao Ming, le président de Honor, l'une des marques de téléphones intelligents de Huawei, lors d'une conférence de presse qui s'est tenue vendredi soir à Shanghai, lorsqu’il répondait aux questions sur l’objectif de Huawei de dépasser Samsung Electronics et de devenir le plus grand fournisseur mondial de smartphones avant la fin 2020, selon un rapport du South China Morning Post. Selon M. Ming, Huawei Technologies serait en train de réévaluer cet objectif, après qu'un décret d’interdiction commerciale signé par le président des Etats-Unis ait affecté considérablement, non seulement, ses capacités de production de nouveaux smartphones, mais également, ses capacités de distribution à l’internationale, a rapporté le quotidien de Hong Kong.

En effet, le 15 mai dernier, le président Donald Trump a signé un décret établissant les bases pour empêcher des entreprises de télécommunications chinoises telles que Huawei de vendre du matériel aux États-Unis, visant à neutraliser la capacité de Beijing à compromettre les réseaux sans fil et les systèmes informatiques américains de la prochaine génération. Le 16 mai, le Bureau de l'industrie et de la sécurité (BIS) du département du Commerce des États-Unis, qui administre et applique les règlements américains sur l'administration des exportations (EAR), a expressément ajouté Huawei Technology Ltd. et 68 de ses filiales à sa liste noire commerciale.


L’ajout de Huawei sur la liste noire commerciale par le gouvernement américain prive l'entreprise des services et des pièces de rechange qu’elle acquérait avec des entreprises américaines, qui doivent dorénavant obtenir une autorisation gouvernementale avant la vente de tout produit et service aux entreprises originaires des « pays adversaires » des Etats-Unis.

Après l’entrée en vigueur de l’interdiction commerciale, les partenaires américains du géant chinois, dont les fabricants de puces Intel, Qualcomm, Xilinx et Broadcom, ont dit à leurs employés de ne pas fournir Huawei jusqu'à nouvel ordre, au risque de subir les conséquences juridiques du non-respect de l’interdiction américaine. Google a également suspendu l'accès de Huawei aux futures mises à jour du système d'exploitation Android, affectant sa capacité à offrir des applications Google populaires sur ses téléphones dans l'avenir. D’autres entreprises et organisation comme ARM, Wi-Fi Alliance et SD Association ont fait de même. Le mouvement s’est même étendu hors des Etats-Unis, à certaines entreprises en Europe.

Selon Bloomberg, Huawei, qui avait prévu la détérioration de ses relations avec Google, avait développé son propre OS pour mobile et serait en train de construire une alternative au Play Store de Google afin de continuer sa production de smartphones. Mais Foxconn, le fabricant taïwanais d'appareils électroniques qui assemble des produits pour de nombreuses marques de téléphones, y compris Apple et Xiaomi, a arrêté plusieurs lignes de production pour les téléphones Huawei ces derniers jours, a rapporté le South China Morning Post.

En effet, Huawei aurait réduit ses commandes de nouveaux téléphones auprès de Foxconn, selon des personnes familières avec la question, et qui s’exprimaient sous le couvert de l’anonymat. Réduction de la production temporaire ou à long terme ? Ce n’est pas encore clair. Cependant, le quotidien chinois a également rapporté que les ventes mondiales de smartphones de la société ont augmenté à 15,7 % au premier trimestre 2019, contre 10,5 % à la même période l'an dernier, selon les données du cabinet d'études Gartner. Selon les mêmes données, l’américain Apple, le troisième fournisseur mondial, et le Coréen Samsung, actuellement le plus grand fournisseur de smartphones, ont vu leur part de marché baisser respectivement à 11,9 % et 19,2 %, au cours de la même période.


Plus tôt ce mois, avant l’ajout de Huawei sur la liste BIS, la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis la Chine s’était davantage intensifiée. Le président Trump avait annoncé la fin des négociations officielles et avait augmentant de 15 % les droits de douane sur les importations chinoises d'une valeur de 200 milliards de dollars, faisant passer les tarifs de 10 à 25 %. Suite à cette augmentation, la réaction de la Chine ne s’était pas fait attendre. Le gouvernement chinois avait répondu en augmentant également les droits de douane sur 60 milliards de dollars de marchandises américaines, à compter du 1er juin.

Pour rappel, Huawei a lancé une offensive le mercredi dernier. Lors d’une sortie de l’entreprise, en lien avec la décision de l’administration Trump de l’exclure du marché américain des technologies, Huawei a demandé (dans une plainte déposée il y a peu auprès d’un tribunal US) l’annulation de l’interdiction faite aux administrations fédérales d’acheter ses équipements.

Selon un rapport publié jeudi dernier, Huawei a pris d’autres mesures à l’égard des Etats-Unis. L’entreprise a ordonné à ses employés de ne plus organiser de réunions techniques avec leurs contacts américains. L’équipementier chinois a également renvoyé des citoyens américains exerçant des fonctions de recherche et développement à son siège à Shenzhen, selon le Financial Times. Cette décision de Huawei est intervenue deux semaines, après que le président américain Donald Trump ait signé le décret interdisant à Huawei de se substituer aux fournisseurs américains.

Selon ce rapport de Financial Times, depuis la décision du président Trump, Huawei vérifie que les visiteurs étrangers ne détiennent pas de passeports américains et a demandé à tous les employés américains d'éviter de discuter technologie, car il essayait de se conformer à la réglementation, a déclaré Dang Wenshuan, architecte en stratégie de Huawei.

Par ailleurs, selon Global Times, un autre quotidien chinois, la Chine s’apprête à publier sa propre liste d’entités étrangères jugées à risque et à bannir de son marché, d’après une récente communication du ministre du Commerce de ce pays. La liste noire chinoise comprendra des entités, individus et entreprises étrangères qui bloquent la chaîne d’approvisionnement ou prennent des mesures discriminatoires pour des raisons non commerciales et qui, par leurs actions, mettent en danger les activités des entreprises chinoises ainsi que les consommateurs et entreprises mondiales.

Selon South China Morning Post, M. Ming a également déclaré, lors de la conférence de presse organisée le vendredi dernier pour dévoiler sa série phare Honor 20 destinée au marché chinois, que « Toutes les difficultés nous rendent plus forts, que ce soit dans la mentalité ou dans l'action ». Certes, l’entreprise chinoise subit sévèrement les conséquences de son bannissement général, mais qu’arrivera-t-il aux pays dont le plan de déploiement de la 5G reposait sur Huawei ?

Source : South China Morning Post

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Le 04/06/2019 à 16:33
L'IEEE décide de lever les sanctions contre Huawei sur les activités éditoriales,
après les éclaircissements du département américain du Commerce

Le mois dernier, suite à une longue liste d’entreprises et d'organisations internationales qui se sont désolidarisées de Huawei depuis que le président Donald Trump a signé un décret interdisant l’achat ou l’utilisation de toute technologie de communication produite par des entités contrôlées par « un adversaire étranger », assorti d’une mesure connexe prise par le ministère américain du Commerce interdisant aux entreprises américaines de traiter avec Huawei et 68 affiliés, l'Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE) a interdit aux employés de Huawei d'examiner les articles publiés dans ses revues en raison des sanctions mentionnées ci-dessus.

IEEE est une importante société scientifique basée à New York qui dispose d’un large éventail d'activités et d'avantages pour ses membres, les bénévoles et la communauté technique, y compris ses quelque 200 revues. Mais l’association a déclaré le mois dernier aux rédacteurs en chef des revues qu'elle craignait des « conséquences juridiques graves » si elle continuait à avoir les scientifiques de Huawei comme examinateurs pour la révision des documents techniques. Ils « ne peuvent pas s'occuper des papiers » jusqu'à ce que les sanctions soient levées, pouvait-on lire dans un courriel envoyé aux rédacteurs en chef par l’association. Toutefois, l’IEEE a rassuré que l'impact de la politique commerciale aurait des effets limités sur ses membres, et que les employés de la firme chinoise pouvaient continuer à siéger aux comités de rédaction de l'IEEE et faire bien d’autres choses qu’ils faisaient avant.

Des réactions en chaîne

Le 15 mai dernier, le président des États-Unis a signé un décret établissant les bases pour empêcher des entreprises de télécommunications chinoises telles que Huawei de vendre du matériel aux États-Unis, visant à neutraliser la capacité de Beijing à compromettre les réseaux sans fil et les systèmes informatiques américains de la prochaine génération. Le 16 mai, le Bureau de l'industrie et de la sécurité (BIS) du département du Commerce des États-Unis, qui administre et applique les règlements américains sur l'administration des exportations (EAR), a expressément ajouté Huawei Technology Ltd. et 68 de ses filiales à sa liste noire commerciale.

Ces décisions ont contraint certaines grandes entreprises et organisations à mettre fin à leur collaboration avec Huawei. Quelques jours seulement après la prise de la mesure, Google a mis une pause à sa collaboration avec Huawei en lui bloquant certains services Android ; ARM aurait ensuite ordonné à ses employés de suspendre leurs activités avec la firme ; les fabricants de puces, Intel et Qualcomm auraient également coupé des liens avec Huawei ; Wi-Fi Alliance et SD Association ont également rompu tout lien avec l’entreprise chinoise.

Selon la déclaration de l’association, il était toujours permis à Huawei et ses employés de continuer à participer à d'autres activités en tant que membre, y compris accéder à la bibliothèque numérique de l'IEEE, soumettre des articles techniques pour publication, faire des présentations à des conférences parrainées par l'IEEE et accepter des prix IEEE. Les employés de Huawei pouvaient également continuer à exercer leur droit de vote, assister aux réunions d'élaboration des normes, soumettre des propositions et faire des commentaires lors des débats publics sur les nouvelles normes, en tant que membres de l’association. Les membres affiliés à Huawei pouvaient également participer à des réunions d'affaires, de logistique et autres, y compris celles liées à la planification de conférences.


Cette déclaration a suscité de l’indignation parmi les professeurs chinois membres de l’association. Ils reprochent aux responsables de l’association de laisser la politique s'immiscer dans la collaboration universitaire, en soulignant le danger que cela pourrait représenter. Haixia(Alice) Zhang, professeur à l’Institut de microélectronique à l’Université de Pékin, a écrit dans un courriel, en réponse à la décision de l’IEEE :

« Haixia Zhang de l'Université de Pékin, en tant que vieille amie et membre senior de l'IEEE, je suis vraiment choquée d'apprendre que l'IEEE est impliqué dans « US-Huawei Ban » pour remplacer tous les réviseurs de Huawei, ce qui est bien au-delà du domaine scientifique et technologique de base que je suis depuis ma formation professionnelle ».

« Aujourd'hui, ce message de l'IEEE pour « remplacer tous les réviseurs de Huawei dans les revues de l'IEEE » remet en question mon intégrité professionnelle. Je dois dire qu'en tant que professeur, je ne l'accepte PAS. Par conséquent, j'ai décidé de quitter le comité de rédaction de l'IEEE NANO et de l'IEEE JMEMS jusqu'au jour où il reviendra à notre intégrité professionnelle commune », a-t-elle ajouté.

La décision de l’IEEE a suscité également de nombreux commentaires sur les sites Web et plusieurs commentateurs lient la décision à la négociation commerciale qui a lieu depuis des mois entre les États-Unis et la Chine. Selon un autre commentaire, Huawei et ses entreprises seraient traqués parce que la société aurait une longueur d'avance sur les entreprises américaines en termes d'infrastructure 5G et que l'Amérique craint de ne pas être dans la course à un développement technologique qui pourrait représenter des centaines de milliards de dollars.

Après les éclaircissements, l’IEEE lève les sanctions

Le jeudi 16 mai 2019, le département américain du Commerce a appliqué des restrictions de contrôle des exportations à Huawei Technology Ltd. et à 68 de ses filiales. L’IEEE a publié une déclaration concernant la conformité et a précisé que si le gouvernement américain clarifiait l’application du Règlement d’exportation des exportations des États-Unis en ce qui concerne l’examen par les pairs. L’IEEE fournirait une mise à jour à la communauté de l’IEEE.

L’IEEE a reçu les éclaircissements demandés par le département américain du Commerce sur l’applicabilité de ces restrictions de contrôle des exportations aux activités de publication de l’IEEE. Sur la base de ces nouvelles informations, l’IEEE a déclaré que les employés de Huawei et de ses filiales peuvent participer en tant qu’évaluateurs et réviseurs à ses processus de publication. Tous les membres de l'IEEE, quel que soit leur employeur, peuvent continuer à participer à toutes les activités de l'IEEE.

« Notre approche initiale, plus restrictive, était uniquement motivée par notre volonté de protéger nos bénévoles et nos membres contre les risques juridiques. Avec la clarification reçue, ce risque a été traité. Nous apprécions les nombreuses questions et commentaires de nos membres et de nos bénévoles du monde entier et les remercions de leur patience alors que nous travaillions dans une situation complexe sur le plan juridique.

« L'IEEE propose un large éventail d'activités et d'avantages pour ses membres, ses volontaires et la communauté technique au sens large, notamment en parrainant plus de 1 900 conférences et événements annuels dans le monde entier et en donnant accès à plus de 4,8 millions de publications sur IEEE Xplore®.

« IEEE reconnaît que la science et la technologie sont une activité mondiale. Nous sommes fiers du travail accompli par nos membres dans le monde entier et nous nous engageons à promouvoir l'excellence technologique au profit de l'humanité« l'»

Source : IEEE

Huawei aurait arrêté sa production de smartphones après son ajout sur la liste noire des Etats-Unis, en pleine guerre commerciale avec la Chine
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Huawei a demandé à ses employés de ne plus avoir de réunions techniques avec leurs contacts US, et a remercié ses employés US travaillant en R&D
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Le 11/06/2019 à 6:12
Huawei encourage les développeurs à publier des applications sur sa vitrine de téléchargement AppGallery,
suite à l'interdiction américaine

Le mois dernier, Google a exclu Huawei de ses mises à jour Android, bien que le département américain du Commerce ait accordé à l’équipementier chinois une licence générale de trois mois pour mettre à jour les appareils existants, assouplissant ainsi temporairement les restrictions d'accès des composants américains à Huawei. Les téléphones Huawei fonctionnent sur une version du système d'exploitation mobile Android de Google.

Un développeur anonyme a partagé lundi un courriel sur le forum Android XDA Developers, faisant découvrir une invitation de Huawei à rejoindre AppGallery. Le courriel indiquait que AppGallery compte 270 millions d'utilisateurs actifs mensuels sur 350 millions de téléphones et une communauté de 560 000 développeurs.

AppGallery

Pour rappel, AppGallery est la plateforme officielle de distribution d‘applications Android de HUAWEI. Pour encourager les utilisateurs à se tourner vers sa vitrine de téléchargement, l’équipementier explique sur la page dédiée qu’elle est doté d’une détection des menaces en quatre étapes : « il s’agit d’un système de sécurité professionnel doté des fonctions suivantes: détection de comportement malveillant, contrôle de confidentialité, analyse de vulnérabilité du système de sécurité, vérification de l'authenticité du nom, de la personne, de l´appareil et de l'environnement d’identification garantissant que toutes les applications de AppGallery sont sans danger ».

Il met également en avant ce qu’il appelle la sélection Smart app : « AppGallery offre une sélection d’applications diverses et choisies pour vous dans les catégories lifestyle, voyage, divertissement et bien d’autres encore. Les algorithmes Machine Learning vous aident à trouver précisément et rapidement ce dont vous avez besoin.»

Il évoque également d’autres éléments comme le classement d’applications « les plus téléchargées, les mieux notées, les plus vendues, les plus grands succès et les applications dernier cri… Nos classements sont actualisés tous les jours pour que vous puissiez télécharger les meilleures applications ». Sans oublier le gestionnaire d’applications : « AppGallery vous permet de gérer les mises à jour et installations d’applications ou de packages ainsi que de libérer de l’espace. Vous pouvez également configurer la mise à jour automatique de vos applications sur Wi-Fi ».


Opération séduction des développeurs

« Afin de garantir une utilisation fluide de votre application à nos utilisateurs, Huawei s'est engagée à vous fournir une assistance complète pour vous aider à publier votre application dans AppGallery », aurait déclaré l'invitation envoyée par courrier électronique.

Le chinois offre également l’accès gratuit au portail Huawei Developer, a rapporté XDA Developers.

Hongmeng OS, Oak OS, le système d’exploitation d’Huawei

Huawei n'aurait apparemment pas l'intention immédiate de lancer son propre système d'exploitation, qui est en développement depuis 2012 et pourrait s'appeler "Hongmeng” pour le marché chinois et “Oak” à l’extérieur de la Chine (c’est en tout cas un nom qu’a déposé Huawei auprès de Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) le 24 mai 2018). Des informations à ce sujets ont fusé et laissaient entendre que cette option est envisagée comme ultime recours si Android est définitivement supprimé en tant qu'option pour ses clients possédant un smartphone.

Comme rapporté précédemment, HongMeng OS devrait être le nom utilisé pour le marché chinois, pas de changement à ce niveau là. Il est décrit comme un système d’exploitation compatible non seulement avec les smartphones de Huawei, mais aussi avec ses tablettes et montres connectées, voire ordinateurs pour remplacer Windows. Ce dernier point est encore à éclaircir.

Si l’on sait que le groupe travaille depuis des années à une telle solution, il est très fort probable qu’il ne s’agisse pas d’un OS reprenant tout de zéro mais basé sur Android Open Source Project, qui comme son nom l’indique est libre de droit. Huawei devrait s’appuyer sur son App Gallery et proposer une compatibilité avec les applications Android. Les développeurs n’auront alors pas besoin de développer des applications destinées spécialement au magasin de Huawei.


Le bannissement d'Android a fait suite à un décret des États-Unis publié en mai. qui établit les bases pour empêcher des entreprises de télécommunications chinoises telles que Huawei de vendre du matériel aux États-Unis. La mesure vise à neutraliser la capacité de la Chine à compromettre les réseaux sans fil et les systèmes informatiques américains de la prochaine génération. L’ordonnance interdit l’achat ou l’utilisation de toute technologie de communication produite par des entités contrôlées par « un adversaire étranger » susceptible de saboter des systèmes de communication américains ou de créer des « effets catastrophiques » sur l’infrastructure américaine. Y faisant suite, le ministère américain du Commerce a pris une mesure connexe qui interdit aux entreprises américaines de vendre des composants et des logiciels à Huawei et à 70 de ses affiliés (désormais inscrits sur la liste américaine d’entités à bannir) sans autorisation.

Huawei a déposé une requête devant un tribunal américain afin que la législation américaine interdisant aux agences fédérales d'acheter ses produits soit jugée inconstitutionnelle. Cependant, craignant des répercurssions juridiques, certains fournisseurs de matériel et de logiciels ont préféré se tenir à l’écart de l’équipementier Huawei : Amazon Japon ne vendrait plus d'appareils Huawei, et Microsoft aurait retiré les ordinateurs portables MateBook de Huawei de sa boutique en ligne.

Les scientifiques de Huawei se sont vus interdire l'examen d'articles scientifiques par l'éditeur américain Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE). Mais l'IEEE a fait marche arrière après avoir reçu plus d’informations du ministère américain du commerce.

Fin mai, Trump aurait fait valoir à la presse qu'il attendrait une offre pour sortir Huawei de la liste noire, une entrée dans la liste noire qui a d’ailleurs été le levier de l'escalade des tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis.

Google met en garde la Maison Blanche contre le bannissement de Huawei

Suite à ces décisions (décret présidentiel), Google était l’une des premières entreprises américaines à s’aligner et à sevrer Huawei de sa licence Android. D’après les derniers retours au sujet de cette rixe entre Américains et Chinois, la firme de Mountain View veut faire machine arrière. De hauts responsables de Google font pression sur le gouvernement américain pour que l’entreprise soit exemptée de l’interdiction du ministère du Commerce de vendre des composants et logiciels à Huawei, ce, d’après les retours d’un trio d’individus au courant des tractations.

La firme de Mountain View joue la carte de la sécurité pour faire plier le gouvernement Trump. Google craint particulièrement que le fait que les smartphones Huawei ne reçoivent pas de mises à jour pousse l’entreprise chinoise à foncer sur la piste d’un fork d’Android. D’après les informateurs, le géant de la recherche en ligne souligne en sus que le camp chinois est susceptible d’avoir une meilleure maîtrise technologique de la pile Android avec sa version modifiée de l’OS. Il viendrait alors que cette dernière (et donc les smartphones de Huawei) serait plus perméable à des tentatives de piratage de la Chine.

Un autre aspect auquel la firme de Mountain View ne touche pas dans son argumentaire c’est celui qui concerne son business. En effet, avec les restrictions américaines en place, Google perd (pour le moment) un gros client. Malgré son absence aux États-Unis, Huawei maintient son rang de deuxième fournisseur mondial de smartphones et continue à réduire l'écart avec Samsung. D’après de récentes statistiques de Gartner, Les ventes de smartphones Huawei ont augmenté dans toutes les régions. « Huawei a particulièrement bien réussi dans deux de ses plus grandes régions, l’Europe et la Grande Chine, où ses ventes de smartphones ont augmenté de 69 % et 33 %, respectivement », indique la firme spécialisée en analyse des marchés. Ce détail a son importance quand on sait que la mise à l’écart de Huawei risque de sevrer Google d’accès à tous ces terminaux desquels l’entreprise pourrait extirper son pétrole – ces précieux data qui constituent l’une de ses plus importantes sources de revenus.


La Maison-Blanche demande plus de temps afin de préparer l’interdiction pour les entrepreneurs travaillant avec Huawei

Le gouvernement fédéral a interdit l'achat direct d'équipement Huawei, ce qui devrait entrer en vigueur cette année. Mais le Bureau de la gestion et du budget (OMB) de la Maison-Blanche a demandé au Congrès américain de lui accorder plus de temps pour interdire progressivement les contrats fédéraux avec les entreprises qui font affaire avec Huawei. Toute chose qui arrange les autorités chinoises qui demandent à ce que les entreprises de technologique ne se précipitent pas pour appliquer l’interdiction américaine, mais aussi les entreprises chinoises qui auront le temps de se préparer avant une éventuelle interdiction définitive.

Selon Reuters, le gouvernement américain aurait besoin de deux années supplémentaires pour élaborer des règles afin de compléter la loi qui exige que les fournisseurs et entrepreneurs tiers limitent leurs achats et l'utilisation du matériel Huawei. Dans un communiqué, Jacob Wood, porte-parole de l'OMB, a déclaré :
« Il s'agit de s'assurer que les entreprises qui font affaire avec le gouvernement américain ou qui reçoivent des subventions et des prêts fédéraux ont le temps de ne plus faire affaire avec Huawei et d'autres entreprises technologiques chinoises inscrites sur la liste de la NDAA ».

Reuters rapporte que plus tôt cette semaine, Russ Vought, directeur par intérim de l'OMB, a empêché la publication d’une lettre par le Congrès. Selon M. Vought, ce délai supplémentaire « assurerait la mise en œuvre effective de l'interdiction sans compromettre les objectifs de sécurité souhaités » et qu'il y aurait une « réduction spectaculaire » du nombre d'entrepreneurs capables de vendre au gouvernement des États-Unis. Ce délai supplémentaire complète à quatre ans la période pendant laquelle les entrepreneurs du gouvernement peuvent encore acheter l'équipement Huawei avant que la restriction n’entre en vigueur pour eux. Selon M. Vought, ce délai donnerait « plus de temps pour réfléchir aux impacts potentiels et aux solutions possibles ».

Toutefois, ce délai n’enlèverait rien aux conséquences du décret signé par le président Trump en mai dernier, ainsi qu’aux mesures qui ont ajouté Huawei sur la liste noire commerciale américaine, selon Reuters. Cependant, malgré ces mesures d’interdiction en vigueur, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a déclaré dimanche que le président Donald Trump pourrait assouplir les restrictions américaines sur Huawei s'il y avait des progrès dans le différend commercial avec la Chine.

Source : XDA, Huawei

Et vous ?

Demander aux développeurs de publier sur sa vitrine de téléchargement serait-il un élément qui indique que Huawei se préparerait à lancer son système d'exploitation mobile ?

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Le 08/06/2019 à 15:16
Citation Envoyé par ShigruM Voir le message
bof, je vois pas l’intérêt de la 5G par rapport à la 4G, donc pour moi dépenser des milliards dans la 5G à huawei ou un autre c'est débile...
Si vous avez un cas pratique dite le moi. On me dit que la 5G vas révolutionner les objects connecté, pourquoi ? pourquoi la 4G ne peut elle pas le faire ?
les voitures autonomes ? bah si elles sont autonome elles n'ont pas besoin d'une connection internet justement.
Regarder des videos en 8K ? pourquoi faire la 4K est largement suffisante sur nos écran de smartphones 7 pouces... et meme sur nos télé de 65 pouces
Ca, c'est la surface de l'iceberg qui t'est visible...
Sortons donc de l'anecdoctique...

Déjà, quelques specs :
- débit max 20 Gb/s contre 1 Gb/s,
- latence 1 ms contre 10 ms,
- densité de connexion 1000000 d'équipements au km² contre 100000.

D'un point de Networking, c'est également une multitude de changements structurants qui vont se banaliser chez les opérateurs:
- backbones basés sur des infras de type Software Defined (Control et User planes complètement dissociés et donc augmentation des performances des équipements Core),
- agilité et richesse fournie par la virtualisation de fonctions réseau, l'opérateur sera en mesure de tailler sur mesure certains services de façon granulaire par client sur son infra mutualisée (dans le jargon, c'est le "network slicing"),
- de nouveaux protocoles de routage conçus pour ces grosses infras planétaires (Segment Routing notamment)

Couplée avec le big data, le machine learning et l'IA, c'est une multitude de nouveaux services et d'applications qui vont émerger dans notre quotidien futur.

Dans le domaine de la santé, avec la télémédecine, la télésurveillance et même la téléchirurgie.
Dans le divertissement et les medias avec la banalisation de la réalité virtuelle/augmentée.
Dans les transports, et ça va au-delà de la voiture simplement connectée, c'est la régulation de trafic en temps réel et les liaisons permanentes voiture à voiture. Et puis bien sûr que si que la voiture autonome aura besoin d'accès au net, la navigation relèvera du "Edge Computing" qui sera en mesure de fournir de nouveaux services en fonction du lieu.
Je pense également au monde urbain (les fameuses smart cities) pour notre maîtrise énergétique et la sécurité publique par exemple.
Et puis il y aussi toutes les industries du futur qui ont une forte adhérence au télépilotage temps réel et à la robotique.
Sans parler de l'accélération naturelle qui va s'opérer dans le monde de la recherche avec les nouvelles solutions qui vont stimuler le travail collaboratif et le traitement massif des données.

Dans moins de 10 ans, on pourra échanger en temps réel avec d'autres humains qui ne parlent pas notre langue, c'est quelque part dans le réseau que se fera la trduction instantanée. On pourra aussi amener l'éducation de façon interactive vers les gosses qui doivent se taper 10 bornes à pied tous les jours pour se rendre dans des écoles pourries. On pourra aussi marquer, tracer des espèces en voie en disparition et étudier en temps réel leurs déplacements et leurs migrations en aménageant, pourquoi pas, des couloirs maritimes/aériens de façon temporaire pour leur sauvegarde. On pourra également quadriller quasiment toute la planète avec des balises 5G air/mer/terre qui collecteront les données qui pourront être traitées en temps réel et mieux anticiper les cataclysmes et affiner les modèles. Quand on voyagera, finies les galères avec le Wifi à l'aéroport, au café ou à l'hôtel et le changement d'opérateur puisque notre connectivité au monde digital deviendra une constante basique, transparente et homogène de notre quotidien.

Des exemples, je peux encore en fournir à la pelle.
Je veux bien qu'on m'explique comment on pourrait faire ça avec la 4G... Comment on pourra connecter les 60 milliards d'équipements dans les 10 ans à venir, quasiment en full-meshed à temps réel avec une techno comme la 4G qui suffoque dès qu'on a besoin de faire un peu de qualité de service...

Les temps modernes aspirent l'homme à aller toujours plus haut et plus vite. La 4G sera bientôt à bout de souffle...

Citation Envoyé par ShigruM Voir le message
Ensuite l'europe ferais mieux de faire comme les USA et de faire du protectionnisme en déployant la 5G avec un constructeur européen (genre nokia, alcatel... si il en existe encore avec la délocalisation massive des savoirs vers la chine)
L'article que j'ai cité donne un état de la situation plutôt clair.
Huaweï a eu une très forte pénétration du marché 4G en Europe. Et pour de nombreux opérateurs, la migration va en partie consister à procéder à des upgrades matériels/logiciels. Si Huaweï est mis à l'écart, il va falloir décommissionner et remplacer... Et ça coûte très très cher de refaire des backbones opérateurs "from scratch" avec du nouveau matos, ça relève d'un redesign complet, donc de testing, de misères d'interopérabilités, d'intégration, sans parler de tous les process qu'il va falloir revisiter pour faire le BUILD/RUN de tout ce nouveau bazar. Tu es codeur, tu dois certainement savoir de quoi je parle...
Huaweï a également une longueur d'avance en termes de stabilité de technologie et surtout en retour d'expérience sur les gros déploiements qu'ils ont déjà effectués en Asie. Ca également, c'est d'une importance capitale quand on veut déployer des infras à très large magnitude...

Enfin, comme j'ai tenté d'expliquer plus haut, il y a de nombreux nouveaux marchés à conquérir parce que les attentes vis-à-vis de la 5G sont très hautes. Des retards de plusieurs mois de déploiement de la 5G vont forcément pénaliser l'Europe. Parce que les autres auront déjà commencé à domestiquer les usages de cette nouvelle techno et à innover, et une fois déployée en Europe, leur avantage compétitif sera certain.

Ce qu'il y a derrière la 5G va au-delà de la technique pure. Ce sont des écosystèmes complets qui vont se former avec probablement de nouvelles dynamiques humaines et sociétales. Quand je regarde les 30 années passées dans le secteur de l'IT, j'ai vu chronologiquement quatre grandes révolutions technologiques qui ont profondément impacté l'humanité:
- la victoire d'Ethernet et d'IP,
- l'explosion de l'Internet,
- la banalisation de la téléphonie mobile,,
- la nécessité du Cloud.

Je pense que le prochain point d'inflexion viendra par la 5G et qu'il est très très loin d'être débile...

Citation Envoyé par ShigruM Voir le message
A un moment donné la techno deviens suffisamment puissante pour ne plus avoir la nécessité de la changer souvent et la 4g est je trouve suffisante, inutile de sauter le pas vers la 5g autant attendre un bon technologique plus important (6G ou 7G ou meme un réseau satellite basse altitude)
c'est comme pour les smartphones qui sont aujourd'hui tres puissant et ne nécessite plus de les changer chaque années, ou meme les pc aussi.
Là, ça me rappelle quelqu'un qui me disait il y a quelques années que la fibre à la maison c'est de la merde.
Maintenant, ça fait partie de ses critères de sélection pour le nouvel appartement qu'il veut acheter.

Par contre, je te rassure. Ceux qui n'auront pas besoin de ce progrès technologique pourront utiliser la 4G encore longtemps, elle ne sera pas décommissionnée du jour au lendemain.

-VX
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Avatar de Stéphane le calme
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Le 01/07/2019 à 11:46
G20 : l'administration Trump autorise les ventes américaines à Huawei,
tandis que la Chine et les États-Unis reprennent les négociations commerciales

Samedi 29 juin, en marge du G20, à Osaka (Japon) Donald Trump et Xi Jinping ont convenu de relancer les négociations commerciales.

« D’énormes changements se sont produits dans la situation internationale et les relations entre la Chine et les États-Unis, mais un fait de base demeure inchangé : la Chine et les États-unis bénéficient toutes les deux de la coopération et perdent toutes les deux dans des affrontements. La coopération et le dialogue sont mieux que les frictions et les affrontements », a souligné le Président chinois.

S’adressant à Donald Trump devant les journalistes, il a ajouté « récemment, monsieur le Président, vous et moi avons eu une communication fermée via des appels téléphoniques et échanges de lettres. Aujourd’hui, je suis préparé à échanger des points de vue avec vous sur l’issue fondamentale que représente la croissance de la relation entre la Chine et les États-unis afin de déterminer la direction que prendra notre relation dans la période à venir pour une relation basée sur coordination, la coopération et la stabilité »

De son côté, le Président américain a déclaré « j’ai hâte de travailler avec vous car, comme vous le savez, nous avons eu une excellente rencontre ». Il a continué en disant « Je pense que nous sommes très proches, mais quelque chose s’est produit qui nous a un peu éloigné mais cela serait historique si nous pouvions avoir un accord Fair Trade. Nous sommes totalement ouvert à cette finalité, je sais que vous l’êtes également et tous vos représentants ont travaillé très dur avec nos représentants et je puis avancer que cette rencontre sera très productive ».


En échange d'une flexibilité sur Huawei, Trump a déclaré que la Chine avait accepté de gros achats de produits agricoles américains « presque immédiatement ». Mais il n'a révélé aucune précision et les responsables chinois n'ont pas confirmé l'offre. « Nous avons discuté de beaucoup de choses et nous sommes de retour sur la bonne voie », a déclaré Trump. « Nous allons voir ce qui se passe »

Selon l'agence officielle chinoise Xinhua, les négociations, qui avaient été brutalement interrompues en mai, vont reprendre et Washington a levé sa menace d'imposer de nouvelles taxes à l'importation, qui auraient frappé la totalité des plus de 500 milliards de dollars de biens chinois achetés chaque année par les Etats-Unis.

Mais les taxes déjà en vigueur, qui concernent près de la moitié des exportations chinoises vers les Etats-Unis, près de 250 milliards de dollars, ne sont pas levées pour autant. Et sur le fond, les différends concernant notamment la propriété intellectuelle ou les nouvelles technologies stratégiques n'ont pas été réglés.

En mai, Trump a signé un décret autorisant le gouvernement américain à bloquer les ventes des entreprises américaines à des entreprises étrangères considérées comme un risque pour la sécurité. On ne sait pas tout de suite quelles sont les mesures - ou le cas échéant - qui ont été prises pour lever la restriction sur les ventes à la société de technologie chinoise assiégée. Selon le Washington Post, Trump a déclaré à la presse qu'il rencontrerait des responsables américains dans le but d'alléger la pression sur Huawei, mais qu'ils n'avaient pas encore pris la décision formelle de les lever, tandis que le Wall Street Journal rapporte qu'il a indiqué que les deux pays ne vont pas évoquer les conditions entourant la levée de restrictions sur Huawei jusqu'à la fin des négociations.

Les fonctionnaires de la Maison Blanche ont clarifié les propos du président dimanche. Larry Kudlow, président du Conseil économique national, a déclaré dimanche à Fox News que le département du Commerce « accordera quelques licences supplémentaires là où il y a une disponibilité générale » des pièces nécessaires, et que « les préoccupations en matière de sécurité nationale resteront primordiales ».

Huawei est pris dans la plus grande guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. Bien que les deux pays se soient mutuellement taxés, les responsables américains de la sécurité ont mis en garde sur la possibilité que la compagnie de télécommunications maintienne des liens avec le gouvernement chinois et que cela puisse représenter une menace pour la sécurité des États-Unis. L’ordre exécutif de Trump a provoqué des maux de tête immédiats pour Huawei: Google a retiré la licence Android de la société, les fabricants de puces ont cessé de fournir des pièces, Microsoft a cessé de vendre des ordinateurs portables Huawei et la société n’est pas autorisée à utiliser des cartes microSD dans ses appareils.


Huawei n'a pas tardé à réagir. l'équipementier chinois a encouragé les développeurs à rejoindre AppGallery, sa plateforme officielle de distribution d‘applications Android. Mais le chinois a également montré qu'il pouvait aller plus loin et a envisagé de lancer son propre système d'exploitation, qui est en développement depuis 2012 et pourrait s'appeler "Hongmeng” pour le marché chinois et “Oak” à l’extérieur de la Chine (c’est en tout cas un nom qu’a déposé Huawei auprès de Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) le 24 mai 2018). Des informations à ce sujets ont fusé et laissaient entendre que cette option est envisagée comme ultime recours si Android est définitivement supprimé en tant qu'option pour ses clients possédant un smartphone.

Le président Donald Trump a-t-il renoncé à imposer ses nouvelles taxes sous la pression des milieux d'affaires américains, qui y sont opposés car elles affaiblissent également l'économie américaine ? S'agit-il d'un véritable geste envers les Chinois ou d'une volte-face stratégique ? Quoi qu’il en soit, aucun calendrier pour la reprise des discussions n'a été communiqué. En effet, Trump n'a pas annoncé la date à laquelle son négociateur en chef, le représentant américain au Commerce, Robert E. Lighthizer, va rencontrer le vice-Premier ministre chinois Liu He, qui dirige l’équipe de négociation de Beijing. Le président n'a également fixé aucune nouvelle date butoir pour parvenir à un accord.

Les deux hommes répètent ainsi le scénario du dernier G20, en Argentine fin 2018. Ils avaient alors suspendu les hostilités pour quelques mois, afin de reprendre les négociations commerciales approfondies... lesquelles avaient cependant tourné court.

D'ailleurs, pour Ely Ratner, assistant de sécurité nationale du vice-président Joe Biden « Il s'agit d'une trêve temporaire ». Selon lui, « Ils ne sont pas en voie de résoudre les problèmes fondamentaux au centre du conflit ».

Les deux parties sont divisées sur la question de savoir si et comment rapidement supprimer les barrières commerciales qu’elles ont érigées au cours de l’année écoulée, ainsi que les dispositions visant à faire appliquer un accord et les détails de l’augmentation des commandes chinoises de produits agricoles, énergétiques et industriels américains. « Les deux parties ne font que gagner du temps », a déclaré Scott Kennedy, conseiller pour la Chine au Center for Strategic and International Studies. « Je ne vois pas cela comme une sorte d'avancée ».

Source : Washington Post, WSJ, Reuters

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ? Trêve temporaire et fortuite ou véritable avancée dans les échanges commerciaux entre la Chine et les USA ?
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Avatar de Coeur De Roses
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 03/06/2019 à 11:44
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Ça dépend comment on regarde, parce qu'à la fin il y a l'armée et ce sont les USA qui ont la plus grosse.
Ils ne savent pas très bien s'en servir, mais c'est eux qui ont la dépense militaire la plus importante et de très très loin, depuis des lustres.
"Ils ne savent pas très bien s'en servir" Tu as l'air d'en savoir plus sur leur propre management de leur l'armée, mieux qu'eux même, sans même avoir mis les pieds dans une quelconque organisation US relative à l'armée, je dois dire que je suis impressionné.
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Avatar de Mingolito
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 03/06/2019 à 16:05
Les US ont besoin de la Chine pour tous un tas de raisons (composants, métaux, etc). Pire encore c'est la Chine qui doit posséder le plus gros de la dette US.
Donc Trump aura beau faire son numéro de Mariolle pour faire son intéressant, à un moment donné il devra composer avec la Chine.
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Avatar de Patrick Ruiz
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 07/06/2019 à 23:03
Google met en garde la Maison Blanche contre le bannissement de Huawei :
Un fork d’Android est un risque de sécurité pour les USA

À mi-parcours du mois de mai, le président Donald Trump a signé un décret qui établit les bases pour empêcher des entreprises de télécommunications chinoises telles que Huawei de vendre du matériel aux États-Unis. La mesure vise à neutraliser la capacité de la Chine à compromettre les réseaux sans fil et les systèmes informatiques américains de la prochaine génération. L’ordonnance interdit l’achat ou l’utilisation de toute technologie de communication produite par des entités contrôlées par « un adversaire étranger » susceptible de saboter des systèmes de communication américains ou de créer des « effets catastrophiques » sur l’infrastructure américaine. Y faisant suite, le ministère américain du Commerce a pris une mesure connexe qui interdit aux entreprises américaines de vendre des composants et des logiciels à Huawei et à 70 de ses affiliés (désormais inscrits sur la liste américaine d’entités à bannir) sans autorisation.

Suite à ces décisions, Google était l’une des premières entreprises américaines à s’aligner et à sevrer Huawei de sa licence Android. D’après les derniers retours au sujet de cette rixe entre Américains et Chinois, la firme de Mountain View veut faire machine arrière. De hauts responsables de Google font pression sur le gouvernement américain pour que l’entreprise soit exemptée de l’interdiction du ministère du Commerce de vendre des composants et logiciels à Huawei, ce, d’après les retours d’un trio d’individus au courant des tractations.

Google veut éviter la naissance d’un fork d’Android piloté par un autre géant de la Tech

La firme de Mountain View joue la carte de la sécurité pour faire plier le gouvernement Trump. Google craint particulièrement que le fait que les smartphones Huawei ne reçoivent pas de mises à jour pousse l’entreprise chinoise à foncer sur la piste d’un fork d’Android. D’après les informateurs, le géant de la recherche en ligne souligne en sus que le camp chinois est susceptible d’avoir une meilleure maîtrise technologique de la pile Android avec sa version modifiée de l’OS. Il viendrait alors que cette dernière (et donc les smartphones de Huawei) serait plus perméable à des tentatives de piratage de la Chine.


Un autre aspect auquel la firme de Mountain View ne touche pas dans son argumentaire c’est celui qui concerne son business. En effet, avec les restrictions américaines en place, Google perd (pour le moment) un gros client. Malgré son absence aux États-Unis, Huawei maintient son rang de deuxième fournisseur mondial de smartphones et continue à réduire l'écart avec Samsung. D’après de récentes statistiques de Gartner, Les ventes de smartphones Huawei ont augmenté dans toutes les régions. « Huawei a particulièrement bien réussi dans deux de ses plus grandes régions, l’Europe et la Grande Chine, où ses ventes de smartphones ont augmenté de 69 % et 33 %, respectivement », indique la firme spécialisée en analyse des marchés. Ce détail a son importance quand on sait que la mise à l’écart de Huawei risque de sevrer Google d’accès à tous ces terminaux desquels l’entreprise pourrait extirper son pétrole – ces précieux data qui constituent l’une de ses plus importantes sources de revenus.

Huawei est lancé sur Hongmeng OS et une alternative au PlayStore de Google

Huawei s’était préparé à une éventuelle dégradation des relations avec Google et s’est lancé sur la piste du développement de son propre système d’exploitation. Hongmeng OS est le nom qu’on lui connaît pour le moment. L’entreprise aurait également déposé un certain nombre de marques auprès du Bureau européen en charge de la propriété intellectuelle, ce qui laisse supposer que la dénomination de l’OS pourrait évoluer. Le système d’exploitation en gestation chez Huawei depuis 2012 serait compatible avec les applications Android, mais jusqu’ici rien n’a filtré quant à savoir s’il s’agit d’un fork d’Android.


En parallèle avec cette initiative Huawei travaille au développement d’une alternative à la boutique d’applications de Google. Ce dernier est, semble-t-il, accessible depuis un certain temps via les appareils Huawei et Honor. L’entreprise chinoise a positionné sa galerie d’applications comme un moyen pour les développeurs d’applications de percer en Chine – le plus grand marché de smartphones à date ; de quoi susciter l’intérêt de plusieurs pour ce marché. L’Europe n’est pas en reste dans ce projet de mise sur pied d’une alternative au PlayStore quand on sait quelle est l’importance de Huawei dans ce marché. D’après les chiffres que l’entreprise chinoise a divulguée aux développeurs, 50 millions d’Européens font office de clients potentiels.

La mise à l’écart de Huawei pourrait donc au finish s’avérer être un mal qui cache un grand bien pour la firme chinoise sur le long terme. Elle tient probablement une grosse opportunité de proposer un troisième écosystème logiciel pour appareils mobiles. Avec l’envol de Huawei, les initiatives à même de fragiliser encore plus Google vont en prendre de la graine. À titre de rappel, la e Foundation s'apprête à lancer une gamme de smartphones à bas prix avec sa propre version d'Android. Pour contourner la difficulté liée à la pauvreté de sa boutique d’applications, elle pourrait s’appuyer sur le projet microG – une réimplémentation libre des applications et bibliothèques propriétaires (Google) de l’espace utilisateur Android.

Sources : Reuters, Bloomberg

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?

Google et les USA se sont-ils rendus compte qu’ils ont sous-estimé Huawei ?

Les restrictions US ne vont-t-elles pas au contraire amener les constructeurs mobiles à chercher des moyens de se défaire totalement de la mainmise de Google sur le marché Android ?

Voir aussi :

La Chine prévoit un fonds de 47 milliards de dollars pour stimuler son industrie de semi-conducteurs et réduire le fossé technologique avec les USA
La Chine aurait commencé la production de ses processeurs x86 pour serveurs basés sur AMD Zen, Dhyana serait un clone pur et simple d'EPYC
Les USA envisagent de reconsidérer leur coopération avec les alliés qui utilisent les équipements 5G de Huawei en ne partageant plus les informations
Technologie 5G : la France dégaine la « loi Huawei », ou plutôt une « réponse technique et technologique à un problème technique et technologique. »
USA : la bataille opposant ZTE et les États-Unis touche à sa fin suite à un accord autour d'un dépôt d'entiercement de 400 millions de dollars
Les sanctions américaines contre ZTE pourraient à nouveau entrer en vigueur après un vote du Sénat malgré les efforts de Donald Trump
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Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 10/06/2019 à 17:13
La Chine a mis en garde les entreprises technologiques contre les conséquences que pourrait avoir leur coopération
Avec l'interdiction américaine

Les conséquences de l’ajout du géant chinois Huawei Technologies Co Ltd, l'un des principaux fournisseurs de technologie 5G, sur la liste noire commerciale par le Bureau de l'industrie et de la sécurité des Etats-Unis continuent de s’étendre aux entreprises de technologie. Des représentants du gouvernement chinois auraient convoqué une série de réunions la semaine dernière au cours desquelles ils auraient mis en garde de nombreuses entreprises de technologie contre des « conséquences désastreuses » que pourrait avoir leur coopération avec l'interdiction américaine de continuer de faire des affaires avec Huawei. Des sources qui connaissent bien la situation ont déclaré ceci à Reuters en fin de la semaine dernière.

Le président Donald Trump a signé un décret établissant les bases pour empêcher des entreprises de télécommunications originaires des pays adversaires des Etats-Unis de vendre du matériel aux États-Unis, en mai dernier. Des mesures connexes du ministère du Commerce ont suivies cette décision empêchant Huawei et ses entreprises alliées de faire affaire avec les entreprises américaines. L’interdiction américaine vise principalement l’entreprise chinoise Huawei que l’administration Trump présente comme une menace pour la sécurité des États-Unis. Les Etats-Unis ont même fait pression sur leurs alliés pour qu’ils bannissent l’équipementier chinois. Toutefois, Huawei continue de soutenir que son équipement ne représente aucun risque pour la sécurité.


Il faut noter qu’une guerre commerciale fait rage entre la Chine et les Etats-Unis depuis plusieurs mois. Les deux pays ont même revu récemment à la hausse, de part et d’autre, le nombre de produits touchés par la hausse des tarifs douaniers. Après que Huawei ait été privé de nombreux biens et services qui lui sont nécessaires, Pékin a annoncé qu'elle publierait sa propre liste d'entreprises étrangères « peu fiables ». Il a également laissé entendre qu'il limiterait son approvisionnement en terres rares aux États-Unis, selon Reuters. Mais avant de passer à l’acte, la Chine a bien voulu convoquer des entreprises technologiques mondiales pour des pourparlers.

Selon le New York Times, le fabricant d'ordinateurs américain Dell Technologies Inc, Samsung Electronics Co Ltd et SK Hynix Inc de la Corée du Sud, ainsi que le concepteur britannique de puces ARM ont été convoquées à des réunions mardi et mercredi derniers. Pour rappel, ARM et bien d’autres sociétés américaines ont interrompu leur collaboration avec Huawei après la prise des mesures par l’administration Trump afin d’éviter les conséquences du non-respect de l’interdiction.
Le New York Times a rapporté que lors de ces réunions dirigées par la National Development and Reform Commission (NDRC) de la Chine, les grandes entreprises de technologie étrangères ont été mises en garde contre le respect de l’interdiction américaine de vendre des technologies américaines à des entreprises chinoises, sous peine de subir des conséquences terribles.

Selon Reuters, une personne de chez Microsoft Corp a déclaré que l’entrevue de l'entreprise avec les responsables chinois n'était pas un avertissement direct, mais ils ont clairement indiqué à l'entreprise que le respect des interdictions américaines entraînerait probablement d'autres complications pour toutes les entreprises du secteur. Selon la personne qui a informé Reuters, l’entreprise a été exhortée à ne pas prendre des mesures hâtives ou irréfléchies avant que la situation ne soit bien comprise. Microsoft n’a pas répondu à la demande de commentaire de Reuters.

Selon une autre personne d'une autre société de technologie américaine en Chine qui a été informée par ses collègues de la rencontre avec les dirigeants chinois, le ton, lors de la réunion, était « beaucoup plus doux » que prévu. « Sans parler de Huawei. Pas d'ultimatums. Il suffit de demander à rester dans le pays, de contribuer à la négociation gagnant-gagnant », a déclaré la personne qui a voulu garder l’anonymat à Reuters.

Par ailleurs, les responsables chinois seraient en train de mettre « en place un mécanisme de gestion pour protéger les technologies clés de la Chine », a déclaré samedi dans un tweet Hu Xijin, le rédacteur en chef du tabloïd Global Times. « Il s'agit d'une étape importante dans l'amélioration du système et de la lutte contre la répression américaine », a-t-il expliqué. « Une fois en vigueur, certaines exportations de technologie vers les États-Unis seront soumises au contrôle. » Mais pendant que la Chine se prépare contre l’offensive américaine, la Maison-Blanche cherche à retarder l’application de l'interdiction pour les entrepreneurs partenaires de Huawei.

La Maison-Blanche demande plus de temps afin de préparer l’interdiction pour les entrepreneurs travaillant avec Huawei

Loi d'autorisation de la Défense nationale (NDAA), interdit l'utilisation des fonds fédéraux pour l’achat des produits de Huawei, en invoquant des préoccupations de sécurité nationale, selon Reuters. Le gouvernement fédéral a notamment interdit l'achat direct d'équipement Huawei, ce qui devrait entrer en vigueur cette année. Mais le Bureau de la gestion et du budget (OMB) de la Maison-Blanche a demandé au Congrès américain de lui accorder plus de temps pour interdire progressivement les contrats fédéraux avec les entreprises qui font affaire avec Huawei. Toute chose qui arrange les autorités chinoises qui demandent à ce que les entreprises de technologique ne se précipitent pas pour appliquer l’interdiction américaine, mais aussi les entreprises chinoises qui auront le temps de se préparer avant une éventuelle interdiction définitive.

Selon Reuters, le gouvernement américain aurait besoin de deux années supplémentaires pour élaborer des règles afin de compléter la loi qui exige que les fournisseurs et entrepreneurs tiers limitent leurs achats et l'utilisation du matériel Huawei. Dans un communiqué, Jacob Wood, porte-parole de l'OMB, a déclaré :
« Il s'agit de s'assurer que les entreprises qui font affaire avec le gouvernement américain ou qui reçoivent des subventions et des prêts fédéraux ont le temps de ne plus faire affaire avec Huawei et d'autres entreprises technologiques chinoises inscrites sur la liste de la NDAA ».

Reuters rapporte que plus tôt cette semaine, Russ Vought, directeur par intérim de l'OMB, a empêché la publication d’une lettre par le Congrès. Selon M. Vought, ce délai supplémentaire « assurerait la mise en œuvre effective de l'interdiction sans compromettre les objectifs de sécurité souhaités » et qu'il y aurait une « réduction spectaculaire » du nombre d'entrepreneurs capables de vendre au gouvernement des États-Unis. Ce délai supplémentaire complète à quatre ans la période pendant laquelle les entrepreneurs du gouvernement peuvent encore acheter l'équipement Huawei avant que la restriction n’entre en vigueur pour eux. Selon M. Vought, ce délai donnerait « plus de temps pour réfléchir aux impacts potentiels et aux solutions possibles ».

Toutefois, ce délai n’enlèverait rien aux conséquences du décret signé par le président Trump en mai dernier, ainsi qu’aux mesures qui ont ajouté Huawei sur la liste noire commerciale américaine, selon Reuters. Cependant, malgré ces mesures d’interdiction en vigueur, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a déclaré dimanche que le président Donald Trump pourrait assouplir les restrictions américaines sur Huawei s'il y avait des progrès dans le différend commercial avec la Chine.

Trump pourrait relâcher un peu dans l’interdiction contre Huawei si les négociations commerciales avancent

Les négociations sont actuellement au point mort entre les deux « adversaires », mais pourraient être relancées plus tard ce mois lors d’une rencontre prévue entre les présidents Xi et Trump, en marge du sommet du G20. Mieux encore, Trump pourrait peut-être desserrer l’étau, en cas de progrès dans les négociations commerciales. M. Mnuchin a déclaré :

« Je pense que ce que le président dit, c'est que si nous allons de l'avant sur le plan commercial, il sera peut-être prêt à faire certaines choses sur Huawei s'il obtient du réconfort de la Chine à ce sujet et certaines garanties. « Mais ce sont des questions de sécurité nationale », a-t-il ajouté. « Si la Chine veut aller de l'avant avec l'accord, nous sommes prêts à aller de l'avant selon les conditions que nous avons établies. Si la Chine ne veut pas aller de l'avant, le président Trump est parfaitement heureux d'aller de l'avant avec les tarifs douaniers pour rééquilibrer la relation ».

Rappelons qu’un accord d’immigration a eu lieu récemment entre le Mexique et les Etats-Unis. Pourquoi pas un accord commercial entre la Chine et les Etats-Unis, et du fait même que la situation de Huawei et d’autres entreprises chinoises en dépendent en partie.

Source : The New York Times, Reuters

Et vous ?

Que pensez-vous de la mise en garde du gouvernement chinois ?
Trump pourrait relâcher un peu dans l’interdiction contre Huawei si les négociations commerciales avancent. Quels commentaires faites-vous de cela ?
La Maison-Blanche demande plus de temps afin de préparer l’interdiction pour les entrepreneurs travaillant avec Huawei. Qu’en pensez-vous ?

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Avatar de sylsau
Membre actif https://www.developpez.com
Le 03/06/2019 à 16:48
C'est le début d'une longue et périlleuse guerre économique que Donald Trump vient de lancer avec la Chine.
Au final, il n'est pas sûr du tout que ce soit les Etats-Unis qui en sortent vainqueur car la Chine a de nombreux arguments à faire valoir.
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Avatar de ShigruM
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 08/06/2019 à 8:35
bof, je vois pas l’intérêt de la 5G par rapport à la 4G, donc pour moi dépenser des milliards dans la 5G à huawei ou un autre c'est débile...
Si vous avez un cas pratique dite le moi. On me dit que la 5G vas révolutionner les objects connecté, pourquoi ? pourquoi la 4G ne peut elle pas le faire ?
les voitures autonomes ? bah si elles sont autonome elles n'ont pas besoin d'une connection internet justement.
Regarder des videos en 8K ? pourquoi faire la 4K est largement suffisante sur nos écran de smartphones 7 pouces... et meme sur nos télé de 65 pouces

Ensuite l'europe ferais mieux de faire comme les USA et de faire du protectionnisme en déployant la 5G avec un constructeur européen (genre nokia, alcatel... si il en existe encore avec la délocalisation massive des savoirs vers la chine)

A un moment donné la techno deviens suffisamment puissante pour ne plus avoir la nécessité de la changer souvent et la 4g est je trouve suffisante, inutile de sauter le pas vers la 5g autant attendre un bon technologique plus important (6G ou 7G ou meme un réseau satellite basse altitude)
c'est comme pour les smartphones qui sont aujourd'hui tres puissant et ne nécessite plus de les changer chaque années, ou meme les pc aussi.
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